Des chercheurs et des chercheuses en géo-ingénierie de l'Université d'Harvard ont décidé de prendre à bras-le-corps le problème du réchauffement climatique, peut-on lire sur Fast Company.

Alors que de plus en plus de citoyens manifestent face à l'inaction des différents gouvernements face au phénomène, ils ont une idée plutôt folle : ils souhaitent répandre par avion dans l'atmosphère des solutions chimiques qui permettraient de réduire la température globale de la planète.

Par exemple, les particules du dioxyde de soufre réfléchissent les rayons du soleil et les renvoient dans l'espace.

Les scientifiques d'Harvard vont tenter l'expérience en conditions réelles, après avoir effectué plusieurs tests par ordinateur.

Comment vont-ils concrètement s'y prendre ?

Au dioxyde de soufre, dangereux pour la santé, les scientifiques américains vont plutôt privilégier le carbonate de calcium. L'idée est de relâcher dans la stratosphère un ballon rempli de ce composé et d'ainsi observer l'impact sur la température atmosphérique.

Un procédé mené à l'échelle internationale pourrait diviser de moitié la température globale, ce qui aurait pour conséquence de réduire les phénomènes naturels tels que la fonte des glaces, les sécheresses, les ouragans ou encore les inondations.

Bien que les scientifiques attendent encore les autorisations officielles, le projet ne semble pas si onéreux qu'il en a l'air. Selon des estimations, il s'élèverait à 9 milliards d'euros, soit bien moins que le coût annuel estimé provoqué par le réchauffement climatique, soit 440 milliards d'euros, comme le précisent plusieurs scientifiques américains.

Pourtant, ce processus est évidemment loin d'être miraculeux, comme le précise Elizabeth Burns, directrice du programme de recherche en bio-ingénierie d'Harvard : "La géo-ingénierie ne peut pas se substituer à la réduction des émissions, car cela ne s'attaque pas aux racines du changement climatique. C'est une technologie très effrayante, assez terrifiante, avoue-t-elle. Mais un monde impacté par de sévères bouleversements climatiques peut aussi être terrifiant, donc nous étudions cette technique pour pouvoir en évaluer au mieux les risques et les bénéfices."