Planète

Plusieurs obstacles se dressent encore.

Alors que s'amorce ce mardi le dernier tiers de la Conférence des Nations unies sur le Climat, qui a débuté le 29 novembre sur le site du Bourget, au nord de Paris, et doit en principe se terminer ce vendredi 11 décembre, les ministres et négociateurs de haut niveau des 195 pays représentés s'attèlent depuis lundi, dans une ambiance qualifiée de toutes parts de "constructive" et "positive", à lever les obstacles, encore nombreux, à la conclusion d'un accord mondial censé limiter à maximum 2°C le réchauffement climatique par rapport à l'ère pré-industrielle. Le timing est serré puisque le président de la COP21, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, attend un texte ficelé pour jeudi "au plus tard", afin de laisser le temps aux vérifications juridiques finales et à la traduction du texte, en vue d'une adoption vendredi, dernier jour officiel de la Conférence de Paris.

Plusieurs obstacles se dressent encore devant l'adoption d'un accord universel sur le climat, parmi lesquels la question épineuse du financement climatique en faveur des pays en voie de développement, particulièrement vulnérables aux changements climatiques. La question même de l'objectif de limitation du réchauffement global -à 1,5°C ou 2°C- n'a pas encore été tranchée mais de plus en plus de pays se prononcent en faveur d'un objectif d'1,5°C, les conséquences en cas d'une hausse de 2°C de la température du globe étant jugées trop dangereuses par moult scientifiques.

Quatre ministres belges sont présents mardi au Bourget: la ministre fédérale de l'Environnement, de l'Energie et du Développement durable, Marie Christine Marghem, les ministres wallons de l'Energie, Paul Furlan, également en charge du Climat, et de l'Environnement, Carlo Di Antonio ainsi que la ministre bruxelloise de l'Environnement et de l'Energie, Céline Fremault. La ministre flamande Joke Schauvliege est finalement attendue jeudi.