Six projets ont été retenus pour développer une filière complète avec à la clé 350 emplois.

Le développement d’une filière complète du recyclage plastique en Wallonie devrait permettre de créer, à terme, quelque 350 emplois et faire de la Région un acteur majeur en la matière, a-t-on appris jeudi, en marge de la signature officielle, à l’Élysette, des conventions de collaboration entre l’exécutif régional, la SRIW et les porteurs des six projets sélectionnés à la suite de l’appel lancé en février dernier par le gouvernement wallon.

Deux mois après le lancement officiel de cet appel, 25 projets, portés par plus de 40 entreprises, s’étaient retrouvés sur la table de la SRIW, chargée d’accompagner le développement de cette filière de recyclage. Aujourd’hui, aux termes de deux phases de sélection, six projets venant de sept entreprises ont finalement été retenus par le jury, composé d’experts industriels, de la SRIW et de représentants des ministres Di Antonio et Jeholet. Ces projets, qui représentent un investissement global de 120 millions d’euros dont 47 millions financés par la Wallonie, conduiront à la création d’unités de traitement industrielles, opérationnelles à l’horizon 2021, dont la capacité totale annuelle est estimée à 156 000 tonnes de déchets plastiques.

"La Wallonie s’est donné les moyens"

À terme, 350 emplois pourraient voir le jour. "Les projets retenus, de par leur qualité et leur caractère innovant, permettront à notre Région de se positionner comme leader européen du recyclage des plastiques. La mise en place d’approches industrielles complémentaires et spécialisées contribuera à protéger l’environnement de la pollution par les plastiques tout en favorisant la croissance et l’innovation", s’est félicité le ministre wallon de l’Économie, Pierre-Yves Jeholet. "La Wallonie s’est donné les moyens de traiter des plastiques de masse tout en se positionnant sur des marchés de niche. Elle va investir aux côtés des industriels dans des filières innovantes et encore inexploitées en Europe", a-t-il ajouté. "Plus qu’un déchet, le plastique doit aujourd’hui être considéré comme une ressource", a renchéri Carlo Di Antonio selon qui "les perspectives économiques et environnementale sont réelles".