Planète

De son orbite, située à 786 km au-dessus de la Terre, Sentinel 2A permettra à l’Europe de "voir en couleur". Ce mardi matin tôt, une fusée Vega a décollé de Guyane pour mettre en orbite un deuxième satellite de l’ambitieux programme d’observation terrestre européen Copernicus. Le satellite de 1,13 tonne prendra des images couleur et infrarouge de la planète en haute résolution pour des missions de surveillance de l’environnement.

Le premier satellite de ce programme, Sentinel-1A, a été lancé en avril 2014. Il est pourvu de radars capables de surveiller la banquise, les marées noires ou l’utilisation des terres, même lorsque le ciel est nuageux. Au total, Copernicus, deuxième programme spatial européen après Galileo, comptera sept satellites. "Un système qui n’a pas d’équivalent sur la planète", dit le directeur du programme pour la Commission européenne, Philippe Brunet. Sentinel 2A possède un équipement sophistiqué qui balaye un plus large spectre de couleurs que les satellites d’observation terrestres existants, comme Spot ou Landsat.

Surveillance de la déforestation

Le satellite sera dédié au contrôle des terres émergées et des côtes. Il aidera à analyser les terrains, les cultures et les forêts. Ces images permettront par exemple la localisation de sites pour les camps de réfugiés lors des crises humanitaires, la surveillance de la déforestation ou l’évaluation des besoins pour les récoltes. Mais aussi, de manière générale, de suivre l’évolution du climat. "Sentinel fait partie d’un programme continu dans le temps, et pour étudier le climat, c’est capital, note Pascal Lecomte, de l’Agence spatiale européenne. Chacun des satellites qui sera lancé sera pourvu d’un outil spécifique pour des domaines spécifiques (océanographie, atmosphère…)."

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