Il y a quelque chose de frappant quand on se balade dans l'immense centre de conférence de Doha: toutes les "petites mains" sont d'origine étrangère.

Indiens, Pakistanais, Bangladais et autres nationalités, issues majoritairement d'Asie du sud, sont en effet omniprésents et généralement attachés à l'exécution de tâches qui ne sont pas les plus nobles. Il s'agit souvent d´hommes, par ailleurs. Chauffeur de bus, "Monsieur pipi", cuisiniers, personnel d'entretien...

Le même phénomène s'observe dans les hôtels ou encore les services de taxis. Et il est plus marquant encore sur les innombrables chantiers de construction qui pullulent aux quatre coins de la capitale qatarie, dans des conditions de travail qui ont de quoi interpeller.

En juin dernier, l'ONG Human Rights Watch avait d'ailleurs dénoncé l'exploitation de la main-d'oeuvre étrangère recrutée pour bâtir les infrastructures de la Coupe du monde de football que le pays doit accueillir en 2022. L'ONG américaine n'hésitait pas à parler de "travail forcé".

Dans la rue, la différence de condition sociale entre les Quataris et les autres sautent aux yeux. En fait, l'essentiel de la population du pays est composée de ces travailleurs migrants qui viennent chercher ici des conditions de vie meilleures. Le sont-elles ?