Le CNCD-11.11.11 a publié mercredi le rapport sur l’aide belge au développement. Le Rapport étudie les dernières évolutions en termes de quantité de l’aide, de qualité de l’aide, ainsi que de la cohérence des politiques en faveur du développement.

Sur le plan international, le CNCD met l'accent sur la montée du nationalisme qui entraine une crise multilatérale et de nombreuses tensions sur le plan politique (au niveau des migrations par exemple) et économiques (la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis). Cependant, ces facteurs ne semblent, pour le moment, pas encore influencer les montants alloués à l’aide publique au développement : celle-ci est en effet stable, ayant atteint un total de 146,6 milliards de dollars en 2017, soit un recul de seulement 0,6% par rapport à 2016 en dollars constants. Par contre, elle entraîne des risques accrus en termes de qualité de l’aide, principalement liés aux volontés d’instrumentalisation.

Au niveau de la quantité de l'aide belge, celle-ci a enregistré une baisse de 6% entre 2016 et 2017, passant de 2,08 à 1,96 milliards EUR. En 2017, l’aide aura donc enregistré une baisse cumulée de 30% depuis 2010, année où elle avait culminé à 0,64% du revenu national brut. L’objectif des 0,7% s’éloigne et la Belgique se retrouve en-deçà de la moyenne européenne. Cette diminution s’explique principalement par les coupes budgétaires qui se sont multipliées.

Après un premier plan de coupes budgétaires d’un montant estimé à 900 millions d'euros sous le gouvernement Di Rupo, un deuxième plan d’économie a été décidé par le gouvernement Michel pour un montant cumulé de 1,125 milliard d'euros, auquel se sont ajoutées, depuis le début de la législature, des coupes budgétaires additionnelles d’un montant cumulé de près de 450 millions d'euros.

Néanmoins, le ministre de la Coopération, Alexander De Croo, a dit partager l’objectif des 0,7%, mais "seulement à l’horizon 2030", car 'l’efficacité doit primer sur le budget' avait-il indiqué.