Un exemple : la douleur thoracique non cardiaque

" Au contraire des formes aiguës, il n’existe aucune thérapie adéquate pour beaucoup de douleurs chroniques, souligne D r Chris Wells, président désigné de l’EFIC. C’est pourquoi ces souffrances sont mises en relation avec des situations de stress profond, qui elles aussi ne sont pas suffisamment prises en compte ."

" Au contraire des formes aiguës, il n'existe aucune thérapie adéquate pour beaucoup de douleurs chroniques, souligne D r Chris Wells, président désigné de l'EFIC. C'est pourquoi ces souffrances sont mises en relation avec des situations de stress profond, qui elles aussi ne sont pas suffisamment prises en compte ."

En cette ouverture de l'Année européenne contre les douleurs viscérales, il a paru primordial aux initiateurs de cette campagne de donner des indications aux patients concernés et de les inciter à chercher de l'aide auprès des professionnels de la santé. C'est ainsi que des fiches descriptives détaillées sur les différentes formes de douleurs chroniques ont été mises en ligne sur le site Internet de l'EFIC, à l'adresse www.efic.org.

Exemple avec la douleur thoracique chronique.

Le problème clinique : une douleur thoracique pseudo-angineuse est un symptôme alarmant. Elle représente un motif fréquent de visite aux urgences et constitue la majeure partie de la charge de travail des cardiologues. L’évaluation clinique va des examens simples comme des électrocardiogrammes (ECG) (à la fois au repos et après l’effort) et des échocardiogrammes aux examens plus coûteux et invasifs comme l’angiographie coronarienne et les épreuves de stress pharmacologique. Chez les patients présentant des symptômes récurrents sans cause évidente, des examens supplémentaires permettent d’écarter les cardiomyopathies, les microvasculopathies et les maladies du péricarde. Toutefois, 10 % à 50 % des patients qui se présentent en consultation avec une douleur thoracique pseudo-angineuse suffisamment sévère pour justifier des examens cardiaques invasifs ne sont pas atteints de maladie cardiaque et sont considérés comme souffrant de douleur thoracique non cardiaque (DTNC).

Epidémiologie et impact socio-économique : la DTNC est courante dans le monde occidental. Près de 30 % des patients passant une angiographie coronarienne pour une douleur thoracique présentent des artères coronaires saines. Dans une méta-analyse récente portant sur 14 populations distinctes et incluant 25 000 sujets, la prévalence globale de la DTNC s’élevait à 13 %. La prévalence était identique entre femmes et hommes, mais nettement plus élevée chez les sujets qui présentaient également un reflux gastro-œsophagien. Les autres facteurs de risque incluent l’obésité, des antécédents familiaux de RGO, le tabagisme et l’utilisation d’analgésiques. Le pronostic des patients souffrant de DTNC est favorable. Un infarctus du myocarde survient chez 1 % des cas au maximum, et un décès d’origine cardiaque se produit chez seulement 0,6 % des cas au terme d’une période de suivi maximale de dix ans. La charge économique est importante.