"Plus d’un million de citoyens souffrent de problèmes de dos, pensons aussi à eux"

“ Bien que plus d'un million de Belges consultent un ostéopathe chaque année, à la mi-mars, le gouvernement fédéral n’a pas jugé nécessaire d’édicter des directives corona spécifiques pour les ostéopathes”.C’est par ces mots que Julien Bosc, ostéopathe, a tenu à communiquer son désarroi face à la crise actuelle, s’exprimant au nom de l’Union Professionnelle des Ostéopathes de Belgique (UPOB), qui représente plus de 900 ostéopathes dans le pays (qui en compte près de 2 000). Ce mutisme des autorités, Julien Bosc et ses confrères, en ont plein le dos, raison pour laquelle ils ont décidé d’agir pour trouver des solutions, avec leurs propres moyens.

"Plus d’un million de citoyens souffrent de problèmes de dos, pensons aussi à eux"
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Bien que plus d'un million de Belges consultent un ostéopathe chaque année, à la mi-mars, le gouvernement fédéral n’a pas jugé nécessaire d’édicter des directives corona spécifiques pour les ostéopathes”.

C’est par ces mots que Julien Bosc, ostéopathe, a tenu à communiquer son désarroi face à la crise actuelle, s’exprimant au nom de l ’Union Professionnelle des Ostéopathes de Belgique (UPOB), qui représente plus de 900 ostéopathes dans le pays (qui en compte près de 2 000).

Ce mutisme des autorités, Julien Bosc et ses confrères, en ont plein le dos, raison pour laquelle ils ont décidé d’agir pour trouver des solutions, avec leurs propres moyens. Une demande d’aide a pourtant été introduite au gouvernement à la mi-mars, mais la réponse se fait toujours attendre... “L’UPOB a donc décidé de rester disponible, sous certaines conditions, pour les traitements urgents de patients travaillant en première ligne qui ont besoin d’un suivi, comme les médecins, les infirmiers ou toute personne qui continue ses activités pour le bon fonctionnement de la société”. L’initiative est, à la base, une manière de marquer sa solidarité avec ces travailleurs qui continuent de travailler en toute circonstance. Et pour être opérationnel, l’UPOB a pris, elle-même, ses dispositions pour fournir aux ostéopathes tout le matériel nécessaire pour pratiquer en toute sécurité.

À l’heure où le déconfinement se dessine progressivement, l’Union professionnelle veut toutefois élargir la patientèle à prendre en urgence.“La crise sanitaire provoque une baisse de soins, de nombreux malades ne peuvent pas être suivis où ont, tout simplement, peur de se rendre chez un médecin ou un praticien dans un tel contexte. Pourtant, les personnes qui ont des problèmes aigus doivent être traités pour éviter une accentuation des douleurs ou une automédication qui pourrait faire plus de dégâts qu’autre chose”, explique Julien Bosc.

L'UPOB a par ailleurs communiqué suite au Conseil national de sécurité quant aux mesures à prendre. "Vendredi soir, le CNS annonçait, entre autres choses, que les règles concernant les soins de santé seraient assouplies. Concrètement, pour notre profession, cela signifie que si le gouvernement maintient sa décision actuelle, à partir du 4 mai nous pourrions aller vers une normalisation progressive dans nos cabinets, tout en respectant les mesures de sécurité", précise l'Union professionnelle en s'adressant à ses 900 praticiens.

"Nous ne voulons pas aller à l’encontre des mesures qui ont été annoncées, mais nous ne voulons pas être les oubliés d’un système qui prend tout de même en charge une patientèle large en Belgique, plus d’un million de citoyens souffrent de problèmes de dos. Pensons aussi à eux”, conclut Julien Bosc.