iQOS, une e-cigarette prétendument moins nocive : la fausse alternative proposée par l’industrie du tabac

Les médecins alertent sur les risques de l’iQOS, une e-cigarette prétendument moins nocive.

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© BELGA
L.R.

Les tabacologues français ne décolèrent pas. Le dispositif iQOS est reconnu par les Autorités de santé américaines comme un "produit du tabac à risque modifié", ouvrant la porte à une communication de Philip Morris International que les médecins qualifient d’"outrancière". Notre mise au point pour lever les confusions entretenues.

1. "Ce produit est présenté comme un produit de moindre risque alors que nous n’en avons aucune preuve et que ce n’est pas exactement ce que dit la Food and drug administration (FDA) ", dénonce le Pr Daniel Thomas, vice-président du Comité national contre le tabagisme et porte-parole de la Société francophone de tabacologie.

2. Ce n’est pas une cigarette électronique comme les autres car elle contient du tabac.

3. Le tabac est chauffé, pas brûlé. "Cela génère moins de produits nocifs qu’une cigarette, mais elle en produit en quantité suffisante pour entraîner des complications cardiovasculaires et augmenter, à long terme, le risque de cancer", note le Pr Thomas.

4. Il n’est pas démontré qu’elle aide à arrêter de fumer. "Une étude italienne indique qu’elle facilite l’entrée dans le tabagisme.", dit le spécialiste.

Comment savoir si on est intoxiqué au plomb ?

L’intoxication au plomb, ou saturnisme, peut passer inaperçue. Elle n’a pas de signe spécifique et les symptômes sont très variables. Le diagnostic repose sur la plombémie (dosage du plomb dans le sang) et sur une enquête environnementale. Plus l’intoxication dure, plus les troubles s’installent.

Quels sont les moyens de détection ? Le saturnisme est une maladie à déclaration obligatoire jusqu’à 18 ans. En France, par exemple, elle est définie par une plombémie supérieure ou égale à 50 μg/l de sang pour les enfants et les femmes enceintes, de 100 pour les femmes et de 200 pour les hommes, et il existe des valeurs limites pour les travailleurs exposés. Une intoxication peut avoir des effets délétères même à très faible dose, par exemple un dosage à 5 μg/l peut provoquer de l’hypertension artérielle. À l’état naturel il n’y a pas de plomb dans le sang, cependant tout le monde en a. Il n’existe pas de traitement, mais il est primordial d’éliminer la source de contamination car, même à faible dose, le plomb est nocif, surtout pour les enfants.