Des chercheurs mettent en lumière les symptômes liés au variant indien: "Ce ne sont plus les mêmes qu'avant, le Covid se comporte différemment"

Au Royaume-Uni, le variant delta est devenu dominant, donnant lieu à ce que certains ont déjà considéré comme une troisième vague. Des chercheurs ont par ailleurs mis en garde face à des symptômes désormais différents du Covid "traditionnel".

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© TONNEAU
M.R.

"Nous sommes très préoccupés par le variant delta", confiait Boris Johnson, ce lundi 14 juin, au moment d'annoncer aux Britanniques qu'était repoussée d'un mois la suite du déconfinement. Alors que le Royaume-Uni fait face à un rebond épidémique en grande partie dû à la prédominance du variant indien dans le pays, des chercheurs ont dévoilé les résultats d'une importante étude. Mettant en évidence les principaux symptômes que présentent les patients touchés par le variant plus virulent, l'équipe a démontré qu'ils "n'étaient plus les mêmes qu'avant". "Le Covid se comporte différemment maintenant", a confirmé à The Guardian Tim Spector, épidémiologiste au King's College of London, à la tête de l'étude.

Des symptômes semblables à un rhume traditionnel

Et pour cause: les scientifiques ont constaté que les symptômes ressemblaient davantage à un rhume traditionnel. "Le principal symptôme est un mal de tête, suivi de maux de gorges, d'un nez qui coule et de fièvre", a détaillé M. Spector. Il existe donc une grande différence avec le Covid "classique", concernant la perte de goût et d'odorat. Alors qu'elle figurait dans les principaux indices d'une infection traditionnelle, elle ne se trouve même pas dans les dix symptômes les plus observés chez les patients contaminés au variant delta.

La toux également, qui était très fréquemment observée chez les patients Covid lors des précédentes vagues, n'occupe désormais que la cinquième position des signaux constatés dans le cadre d'une infection au coronavirus au Royaume-Uni. 

"Une cause importante de la forte propagation de ce variant"

"Les gens pourraient penser qu'ils n'ont qu'un rhume saisonner et qu'ils peuvent continuer à participer à des fêtes", a mis en garde l'épidémiologiste dans les colonnes de The Guardian. "Nous pensons qu'il s'agit d'une cause importante de la forte propagation de ce variant." C'est pourquoi les chercheurs ont plus que jamais appelé à la prudence face aux premiers signes laissant indiquer une possible contamination au coronavirus. Ils ont recommandé de ne pas laisser la place au doute: mieux vaut rester à la maison et se faire tester dans les plus brefs délais. 


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