Coronavirus dans le monde : Une personne sur 95 contaminée en Angleterre, retour du couvre-feu à Barcelone

La lutte contre le Covid-19 continue aux quatre coins du monde.

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© AP

Angleterre

Les infections à coronavirus continuent d'augmenter en Angleterre. Selon de nouveaux chiffres, une personne sur 95 y est désormais infectée. Les données du Bureau des statistiques (ONS) montrent que 577.700 personnes ont été testées positives, soit environ une personne sur 95, contre une personne sur 160 la semaine précédente, soit le nombre le plus élevé depuis début février. Ce chiffre est également cinq fois plus élevé qu'il y a un mois.

En Écosse, on estime qu'une personne sur 90 a eu le Covid-19 au cours de la semaine précédant le 10 juillet, le nombre le plus élevé depuis que l'ONS a commencé à y cartographier les infections fin octobre 2020.

Au Pays de Galles, l'ONS estime qu'une personne sur 360 est testée positive, à peu près la même chose que la semaine passée et début mars. En Irlande du Nord, c'est une personne sur 290, à peu près autant que la semaine précédente.

Espagne

Face à la flambée des cas, retour du couvre-feu à Barcelone

Ne parvenant plus à contenir l'avancée de l'épidémie, la Catalogne s'apprêtait vendredi à rétablir un couvre-feu dans la plupart des localités de cette région touristique d'Espagne, dont Barcelone, à partir de ce weekend et pour au moins une semaine.

La situation était devenue hors de contrôle depuis plusieurs semaines, le taux d'incidence sur les 14 derniers jours étant passé à 1.107 cas pour 100.000 habitants, selon les dernières données officielles publiées jeudi. Les autorités sanitaires expliquent cette explosion des cas par la progression fulgurante du variant Delta.

La justice, qui doit valider toute restriction aux libertés fondamentales, a donc donné son feu vert à la demande des autorités catalanes et acté, par une décision du Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne, l'instauration d'un couvre-feu "entre 01H00 et 06H00 du matin jusqu'au 23 juillet dans les villes de plus de 5.000 habitants où l'incidence est supérieure à 400 cas pour 100.000 habitants sur les sept derniers jours".

Au total, ce sont rien moins que 161 municipalités qui sont concernées par cette mesure, selon la liste contenue dans le jugement. Le tribunal précise qu'il s'agit de "pratiquement la totalité des municipalités" de Catalogne et estime à "environ huit millions" le nombre de personnes affectées, soit la quasi-totalité de la population catalane.

Il indique aussi que ce couvre-feu pourrait bien être prolongé au-delà du 23 juillet

Hongrie

"Nous ne sommes pas en faveur de la contrainte, mais nous faisons une exception dans un domaine, la vaccination va être obligatoire pour les soignants", a déclaré M. Orban dans son interview hebdomadaire à la radio.

Il n'a pas précisé quand cette mesure prendrait effet. La France a annoncé lundi, après la Grèce, l'Italie et la Grande-Bretagne, la vaccination obligatoire pour les soignants, et pour ceux qui travaillent dans les hôpitaux, les maisons de retraite ou avec des personnes vulnérables. La Hongrie a enregistré plus de 30.000 décès dus au Covid depuis le début de l'épidémie, ce qui, pour sa population de 9,8 millions d'habitants, en fait l'un des pays européens les plus touchés, selon les données recueillies par l'AFP.

C'est aussi l'un des pays européens à avoir été le plus rapide dans sa campagne de vaccination, en partie grâce à l'utilisation des vaccins chinois Sinopharm et russe Spoutnik V. Le nombre de cas a chuté rapidement depuis mai, et l'ensemble des restrictions anti-virus ont été levées début juillet. Mais depuis juin, le rythme des vaccinations s'est nettement ralenti. Outre la mesure concernant les soignants, M. Orban a également annoncé vendredi que des soignants se rendraient à domicile chez les personnes âgées qui ne sont pas encore vaccinées pour leur proposer la vaccination. Une troisième injection sera également possible, à partir du 1er août, aux personnes dont la deuxième injection date d'au moins quatre mois. Enfin les vaccins seront proposés à tous les enfants de plus de 12 ans dans les écoles pendant les deux jours précédent la rentrée, le 1er septembre.

Chine

L'Organisation mondiale de la santé a demandé vendredi le "contrôle des laboratoires" où les premiers cas de Covid-19 ont été identifiés en Chine, dans le cadre de la suite de son enquête sur l'origine de la pandémie. En janvier, l'envoi en Chine par l'OMS d'une mission d'experts n'avait pas permis de faire toute la lumière sur le coronavirus qui a déjà fait plus de 4 millions de morts à travers le monde.

Et l'organisation internationale basée à Genève fait face depuis des mois à une pression croissante pour qu'elle mène une nouvelle enquête approfondie sur les origines du Covid-19.

Pour aller plus loin, l'OMS estime qu'il faut mener des études ou des actions dans cinq principaux domaines, dont "des contrôles des laboratoires et des établissements de recherche concernés actifs dans la région où les premiers cas humains ont été identifiés en décembre 2019", a indiqué le directeur général de l'organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une réunion vendredi avec les représentants des Etats membres.

"Nous attendons de la Chine qu'elle soutienne cette nouvelle phase du processus scientifique en partageant toutes les données pertinentes dans un esprit de transparence. De même, nous attendons de tous les Etats membres qu'ils soutiennent le processus scientifique en s'abstenant de le politiser", a-t-il ajouté.

Outre les contrôles des laboratoires chinois, a indiqué le Dr Tedros, l'OMS souhaite mener des "études intégrées portant sur les humains, les animaux sauvages, les animaux en captivité et d'élevage, et l'environnement" et "des études qui donnent la priorité aux zones géographiques où la circulation du SARS-CoV-2 a été signalée le plus tôt et aux zones limitrophes où l'on a constaté une forte prévalence de coronavirus lié au SRAS (SARSr-CoV) dans des réservoirs non humains".

Etats-Unis

Les Etats-Unis vont expédier 25 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 en Afrique, en commençant par le Burkina Faso, Djibouti et l'Ethiopie, ont annoncé vendredi à l'AFP de hauts responsables de l'administration américaine.

Les envois doivent commencer dans les jours à venir. Ce sont au total 49 pays africains qui recevront des doses de Johnson & Johnson, de Moderna ou de Pfizer, selon ces mêmes sources.