Efficacité, effets indésirables... Dix-sept mois après le début de la pandémie, un scientifique français fait le point sur les vaccins

L'épidémiologiste français Arnaud Fontanet fait le point sur l'efficacité des vaccins et les potentiels effets indésirables qu'ils entrainent.

E.L

Mars 2020 marquait le début de la pandémie de coronavirus dans le monde. Depuis lors, les recherches sur le Covid-19 ont considérablement avancé, si bien qu'aujourd'hui, la moitié de la population européenne est entièrement vaccinée contre la maladie.

Dix-sept mois après le début de la crise sanitaire, l'épidémiologiste français Arnaud Fontanet dresse le bilan de ces vaccins, qui représentent selon lui "la façon la plus sûre et la plus efficace de sortir de la crise".

Efficacité prouvée

Dans une courte vidéo publiée sur Youtube, le professeur tient d'abord à rappeler l'efficacité des vaccins, en mettant en avant quelques chiffres-clés.

Tout d'abord, la majorité des vaccins à ARN messagers (Pfizer, Moderna) ou à adénovirus (AstraZeneca, Johnson&Johnson) réduisent de

80 à 90%

le risque d'être infecté au Covid-19, rappelle l'expert. Si une personne vaccinée contracte malgré tout le coronavirus, la vaccination lui permet tout de même de diminuer le risque de transmettre le virus de

50%

. "

Se faire vacciner, c'est donc protéger ses proches

", souligne Arnaud Fontanet. Enfin, le vaccin permet de diviser par

20

le risque de faire une forme grave du Covid-19, et donc d'être hospitalisé voire de décéder.

Effets indésirables: possibles, mais rares

Ensuite, l'épidémiologiste aborde la question délicate des effets secondaires, un argument fréquemment mis en avant par les personnes réticentes à se faire vacciner. Grâce aux nombreuses recherches effectuées depuis le début de l'administration des vaccins dans le monde, Arnaud Fontanet estime que l'on dispose désormais de suffisamment de recul nécessaire pour quantifier ces effets indésirables.

Pour la plupart des effets dits "importants" - allergies de types anaphylactiques ou thrombophlébites cérébrales - l'expert estime qu'ils ne se présentent que dans

1 injection sur 100.000

. "

Cela reste donc des effets très rares

", précise Arnaud Montanet.

Concernant les risques de myocardite, qui peuvent survenir avec les vaccins à ARN messagers, l'éventualité est de

1 pour 5000

à

1 pour 10.000 injections

. Néanmoins, ces myocardites se guérissent généralement en quelques jours à l'aide d'anti-inflammatoires, et, d'après le professeur Fontanet, ces risques peuvent déjà apparaître lors de la contraction du Covid-19.

Une balance des risques largement en faveur de la vaccination

Si les risques d'effets indésirables ne sont donc pas à exclure, ils sont toutefois beaucoup moins prégnants que les risques liés à la maladie elle-même. L'expert rappelle que le risque d'hospitalisation dû au Covid varie de 0,5% (pour les 20-30 ans) à 5% ( pour les 50-60 ans), soit un pourcentage beaucoup plus élevé que le risque d'effets secondaires (0,001%).

Arnaud Fontanet encourage donc les réticents à franchir le pas de la vaccination, afin de retourner au plus vite à une vie normale.


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