Covid-19: les Etats-Unis "prêts" à vacciner les enfants de 5 à 11 ans dès le mois prochain

La Maison Blanche a dévoilé mercredi son plan pour commencer dès le mois prochain la vaccination contre le Covid-19 de 28 millions d'enfants américains âgés de 5 à 11 ans avec le remède de Pfizer, une fois l'autorisation donnée par les autorités sanitaires.

Covid-19: les Etats-Unis "prêts" à vacciner les enfants de 5 à 11 ans dès le mois prochain
©REPORTERS

"Nos efforts de planification signifient que nous serons prêts à commencer les injections dans les jours qui suivront une recommandation finale" des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), a écrit la Maison Blanche dans un communiqué. Un comité d'experts des CDC doit se réunir sur la question les 2 et 3 novembre, et la recommandation de l'agence devrait suivre très rapidement après cette date.

Auparavant, un comité consultatif de l'Agence américaine des médicaments (FDA) étudiera les données fournies par Pfizer le 26 octobre. Si sa recommandation est positive, la FDA donnera son feu vert officiel, afin d'ouvrir la voie aux CDC. Les vaccins seront disponibles dans des cabinets de pédiatres, des hôpitaux pédiatriques mais aussi dans des écoles, a précisé la Maison Blanche.

L'emballage des vaccins a été modifié pour être plus facile à utiliser par ces petites structures, avec des paquets de 10 flacons (contenant chacun 10 doses). Le gouvernement fournira également les équipements nécessaires aux injections, y compris des aiguilles plus petites. Le gouvernement américain a assuré que les Etats-Unis s'étaient procuré assez de doses pour vacciner tous les enfants de cette tranche d'âge.

New York: vaccin anti-Covid obligatoire pour policiers et pompiers

La ville de New York va rendre le vaccin contre le Covid-19 obligatoire pour tous ses fonctionnaires, ajoutant les policiers et les pompiers à une liste qui contenait déjà les soignants et les professeurs, a annoncé le maire Bill de Blasio dans un communiqué. "L'obligation entre en vigueur au 1er novembre pour toutes les forces de travail de la ville, dont la police, les pompiers et les éboueurs", indique la mairie, en précisant qu'elle entamera "immédiatement des négociations d'impact avec les syndicats concernés".

Seule exception, les surveillants pénitentiaires, pour qui l'obligation est repoussée au 1er décembre, à cause des problèmes d'effectifs à la prison de Rikers Island, où la dégradation des conditions de détention a été pointée du doigt de nombreuses fois ces dernières semaines.

Pour motiver les troupes, la mairie promet que ceux qui recevront leur première dose avant le 29 octobre auront un bonus de 500 dollars sur leur fiche de paie. Mais passé ce délai, les fonctionnaires récalcitrants verront leur rémunération suspendue "tant qu'ils n'auront pas montré leur preuve de vaccination à leur supérieur hiérarchique", explique la mairie démocrate.

Selon ses chiffres, 71% des 160.000 employés de la ville concernés par cette obligation ont déjà reçu au moins une dose de vaccin, ce qui laisse actuellement environ 46.000 personnels non vaccinés.

Jusqu'à présent, l'obligation stricte ne concernait que certaines professions, comme les professeurs et les soignants - parmi lesquels la mairie fait valoir des taux de vaccination désormais supérieurs à 95% -, les autres ayant jusqu'ici le choix entre le vaccin ou la présentation d'un test négatif chaque semaine pour aller travailler.