Coronavirus dans le monde: la pandémie repart à la hausse en Europe

Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

Coronavirus dans le monde: la pandémie repart à la hausse en Europe
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La pandémie a fait au moins 4.952.390 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mardi à 10H00 GMT.

Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 738.716 morts, suivis du Brésil (606.246), de l'Inde (455.068), du Mexique (286.496) et de la Russie (232.775).

Ces chiffres se fondent sur les bilans officiels quotidiens de chaque pays, excluant les révisions à la hausse réalisées a posteriori par certains organismes statistiques. En prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, l'OMS estime que le bilan global de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé.

EUROPE

La pandémie repart à la hausse en Europe

Alors que la pandémie stagnait en Europe depuis début août, la région connaît depuis début octobre un rebond épidémique tant en nombre de cas que de décès, selon un comptage de l'AFP à partir de bilans officiels.

Durant les sept derniers jours, quelque 1.672.000 cas ont été enregistrés dans la région, 18% de plus que la semaine précédente.

Quelque 3.120 décès quotidiens ont été enregistrés en moyenne sur la semaine écoulée, en augmentation de 16% sur une semaine. Plus d'un tiers des décès recensés en Europe le sont actuellement en Russie (1.051 morts en moyenne chaque jour), suivie par l'Ukraine (485) et la Roumanie (420).

La pandémie est "loin d'être terminée", a d'ailleurs affirmé mardi le comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), appelant les pays à reconnaître tous les vaccins homologués par l'agence.

Le Prix Nobel de la paix en présentiel

La cérémonie des Prix Nobel de la paix, qui avait eu lieu en ligne en 2020 à cause de la pandémie, aura lieu à Oslo en décembre 2021 en présentiel, a annoncé mardi le Comité.

AMERIQUE

USA: des experts recommandent le vaccin Pfizer pour les 5-11 ans

Un comité d'experts américains s'est prononcé mardi en faveur de l'immunisation des 5-11 ans avec le vaccin contre le Covid-19 de Pfizer-BioNTech, présageant d'une autorisation très prochaine du remède pour quelque 28 millions d'enfants aux Etats-Unis.

L'avis de ce comité n'est que consultatif, mais il est rare qu'il ne soit pas suivi par l'Agence américaine des médicaments (FDA). Si celle-ci autorise effectivement le vaccin pour cette tranche d'âge, les injections pourraient commencer dès début novembre.

Les enfants "sont loin d'être épargnés par les dommages du Covid-19", a rappelé Peter Marks, de la FDA. Chez les 5 à 11 ans, plus de 1,9 million de cas de Covid-19 ont été enregistrés depuis le début de la pandémie aux Etats-Unis, plus de 8.300 hospitalisations, et une centaine de décès, a-t-il détaillé. Les enfants attrapant le virus peuvent développer un syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (MIS-C), ou encore un "Covid long".

Brésil: approbation d'un rapport accablant pour Bolsonaro

La commission d'enquête parlementaire (CPI) sur la pandémie au Brésil a approuvé tard mardi le rapport accablant de ses six mois d'enquête, qui recommande l'inculpation du président Jair Bolsonaro pour neuf crimes.

La CPI a accusé le gouvernement d'avoir "délibérément exposé" les Brésiliens à "une contamination de masse". Le texte d'environ 1.200 pages demande l'inculpation du président pour, notamment, "crime contre l'humanité", "prévarication", "charlatanisme" et "incitation au crime".

Ce rapport va être transmis au parquet, mais les spécialistes jugent une inculpation de Jair Bolsonaro peu probable, puisqu'elle est du ressort du procureur général, Augusto Aras, un allié du président. Toutefois, le "crime contre l'humanité" pourrait être jugé à la Cour pénale internationale de La Haye.

Des sénateurs brésiliens ont par ailleurs demandé mardi à la Cour suprême et au parquet la suspension "jusqu'à nouvel ordre" des comptes du président Jair Bolsonaro sur Facebook, Twitter et Instagram, après la publication par ce dernier de fausses informations sur le Covid-19.

OCEANIE

L'Australie réautorise ses citoyens à voyager

L'Australie va lever l'interdiction de voyager à l'étranger sans autorisation, a annoncé le gouvernement mercredi, tandis que les frontières du pays devraient être ouvertes aux travailleurs qualifiés et aux étudiants internationaux d'ici la fin de l'année.

Plus de 18 mois après la fermeture des frontières internationales de l'Australie, les citoyens entièrement vaccinés n'auront plus besoin de demander une exemption pour quitter le pays, selon une déclaration conjointe des ministères de la Santé et de l'Intérieur.

Cette déclaration intervient alors que le taux d'adultes doublement vaccinés se rapproche de l'objectif de 80% dans le pays.

La ministre de l'Intérieur, Karen Andrews, a déclaré que si les citoyens australiens étaient actuellement prioritaires, d'autres restrictions de voyage, y compris pour certains non-ressortissants, seraient assouplies à mesure que les taux de vaccination augmenteraient.

"Avant la fin de l'année, nous prévoyons d'accueillir des travailleurs qualifiés et des étudiants internationaux entièrement vaccinés", a-t-elle déclaré.

Le Premier ministre Scott Morrison, qui avait laissé présager ces changements au début du mois, a déclaré que l'Australie était désormais "très proche" de l'annonce d'une bulle de voyage réciproque avec Singapour, qui a annoncé mardi dernier que les Australiens n'étaient plus tenus d'observer une quarantaine à leur arrivée.

Troisième dose en Australie

Le gouvernement australien a autorisé mercredi l'administration d'une troisième dose de vaccin Pfizer-BioNTech pour les plus de 18 ans.

ASIE

La Thaïlande, désertée depuis la pandémie, rouvre lundi aux touristes vaccinés

Hôteliers, vendeurs ambulants, chauffeurs de tuk-tuks sont sur le pied de guerre à Bangkok: la Thaïlande rouvre à partir de lundi aux touristes vaccinés après un an et demi de verrouillage dévastateur.

La crise a laissé l'industrie du tourisme exsangue, avec à peine plus de 73.000 visiteurs étrangers dans le royaume sur les huit premiers mois de 2021, contre près de 40 millions en 2019.

Les pertes se chiffrent par dizaines de milliards de dollars et plus de 3 millions de personnes ont perdu leur emploi.

La Thaïlande, en particulier Bangkok, mettra longtemps à panser ses blessures, avertissent les professionnels du secteur.

La capitale thaïlandaise était la ville la plus visitée au monde avant la pandémie avec près de 23 millions de visiteurs internationaux en 2018, contre un peu plus de 19 pour Paris et pour Londres, selon un classement annuel publié en 2019 par la société Mastercard.

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