Le variant alpha probablement présent en Belgique avant sa découverte officielle

Des chercheurs belges de l'université gantoise (UGent) et de l'hôpital universitaire de Gand (UZ Gent), en collaboration avec l'hôpital Jessa de Hasselt, ont découvert dans le corps d'un patient atteint du coronavirus des particules de virus similaires à celles des variants Alpha, Beta et Gamma (anciennement dénommés respectivement britannique, sud-africain et brésilien).

Le variant alpha probablement présent en Belgique avant sa découverte officielle
©Ennio Cameriere
Belga

Cependant, le patient est décédé bien avant que ces variants ne soient signalés dans notre pays, à la fin de l'année 2020. De plus, le virus n'a pas été détecté que dans les poumons, mais avait également infecté le cœur et les reins notamment. C'est un cas exceptionnel, selon les scientifiques. En effet, une personne bénéficiant d'un bon système immunitaire combat le virus assez rapidement, de sorte que ce dernier n'a pas le temps de toucher d'autres organes. Dans ce cas-ci, le patient souffrait toutefois d'un cancer et était donc immunodéprimé. Le virus a dès lors eu l'occasion de se répandre dans tout le corps et d'infecter différents organes, comme le cœur, les reins, le foie et la rate.

Bien qu'exceptionnel, il s'agit néanmoins d'un constat inquiétant car, pendant cette phase où le virus se multiplie, le SARS-Cov-2 change légèrement, ce qui peut favoriser l'apparition de nouveaux variants. Or, ces nouveaux variants peuvent se révéler plus contagieux, moins sensibles aux vaccins et plus virulents.

À ce stade, il n'y a aucune certitude que le virus présent dans les organes de ce patient pouvait bien se transmettre à une autre personne. "Si cela avait été le cas, nous n'aurions peut-être pas parlé de 'variant britannique' mais de 'variant belge'", conclut l'UGent.