Coronavirus: l'Italie met fin à l'état d'urgence sanitaire, la grogne monte à Shanghai

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La rédaction (avec Agences)
Coronavirus: l'Italie met fin à l'état d'urgence sanitaire, la grogne monte à Shanghai
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ASIE

Chine: la grogne monte face au confinement à Shanghai

Des Shanghaïens exprimaient vendredi leur frustration vis-à-vis de l'accès à la nourriture et du confinement croissant de la métropole chinoise, qui affronte sa pire flambée épidémique depuis le début de la pandémie.

Pour éviter un confinement général de Shanghai, les autorités avaient décidé de mettre alternativement sous cloche deux parties de la ville pour y tester ses 25 millions d'habitants.

L'est de la métropole (Pudong) était totalement confiné depuis lundi pour quatre jours. A partir de ce vendredi, c'était au tour de l'ouest (Puxi) pour la même durée.

Or, de larges zones de Pudong, où se trouve le principal aéroport international de la ville et les emblématiques gratte-ciels de son quartier d'affaires, sont restées confinées en raison de la découverte de cas positifs.

"C'est de fait un confinement général de la ville", juge un utilisateur du réseau social Weibo. "Beaucoup de rues et de complexes résidentiels de Pudong sont toujours confinés", affirme-t-il.

La mairie a publié jeudi soir un plan de sortie de confinement, qui prévoit notamment des prolongations de confinements en cas de découverte de cas positifs.

L'annonce en début de semaine des confinements avait provoqué un afflux de consommateurs dans les supermarchés.

Autre souci désormais: même les applications de livraisons de produits frais à domicile ont du mal à suivre la demande, qui a évidemment explosé avec les millions de Shanghaïens confinés.

"Le nombre de livreurs est limité. Donc je me lève tous les matins à 7h pour faire la queue en ligne sur mon application", explique à l'AFP Sun Jian, une Shanghaïenne de 29 ans confinée à Puxi.

"Avant le confinement, j'avais acheté plein d'aliments dans des supermarchés haut de gamme. Ils avaient du stock, mais c'est cher", estime-elle, jugeant le confinement "mal géré".

Confronté à la grogne, un haut responsable de la mairie, Ma Chunlei, a concédé jeudi que les préparatifs étaient "insuffisants".

Le ministère de la Santé a annoncé vendredi plus de 7.200 nouveaux cas positifs dans tout le pays.

Si ces chiffres sont faibles par rapport à nombre d'autres pays, ils sont élevés pour la Chine où les autorités appliquent une stratégie zéro Covid, qui vise à empêcher l'apparition de nouveaux cas.

Elle consiste en plusieurs mesures: confinements, visas attribués au compte-goutte, longue quarantaine à l'arrivée sur le territoire ou encore traçage des déplacements via des applications mobiles.

Singapour rouvre ses frontières après deux ans de fermeture due au Covid

Singapour a rouvert ses frontières à tous les voyageurs vaccinés vendredi après deux ans de fermeture due à la pandémie, au grand plaisir des touristes, heureux de pouvoir à nouveau se déplacer sans restrictions au coût prohibitif.

La réouverture de ce noeud aérien clé pour les voyages en Asie Pacifique suit celles d'autres pays dans la région qui ont aussi supprimé les quarantaines obligatoires et autres restrictions.

Précédemment, seuls les ressortissants d'une poignée de pays bénéficiant d'accords avec Singapour pouvaient entrer dans la cité-Etat d'Asie du Sud-Est sans se soumettre à une quarantaine, mais à compter de vendredi les voyageurs doivent seulement montrer un test négatif.

L'aéroport de Changi a vu son activité reprendre avec des flots de passagers à l'arrivée tandis que des centaines de voyageurs se pressaient dans la zone des départs pour sortir de l'île.

"C'est merveilleux", a observé Aldo Pizzini, un homme d'affaires italien de 63 ans venu de Milan.

"J'ai profité de la première opportunité pour voler aujourd'hui, à présent que les restrictions sont levées (...) nous revenons à la normale", a-t-il indiqué à l'AFP.

Diana Mathias, originaire de la Guyane et qui vit à Abu Dhabi, est venue à Singapour en vacances pour une semaine avec sa mère.

"Je suis vraiment heureuse parce que ça fait longtemps que je n'ai pas volé".

La femme de 38 ans a reconnu avoir été "un peu stressée" à l'idée de devoir remplir beaucoup de formalités pour voyager, mais finalement elle a trouvé la procédure "vraiment facile".

La Malaisie voisine a aussi rouvert complètement ses frontières vendredi, permettant à des milliers de voitures et de motos de s'engouffrer sur le pont qui sépare la péninsule malaise de Singapour.

Ce passage frontalier, l'un des plus emprunté au monde, avait déjà été rouvert partiellement l'an dernier.

L'aéroport de Kuala Lumpur a vu aussi les arrivées de touristes étrangers reprendre après une fermeture de près de deux ans.

Bo Lingam, le PDG de la compagnie aérienne régionale AirAsia a prédit "un bond" des voyages en avion dans la région.

Cette réouverture des frontières est "une joie pour moi et pour notre personnel qui a dû faire face à beaucoup de difficultés pendant la pandémie", a-t-il dit à l'AFP.

"A partir d'aujourd'hui, on ne va plus voir nos avions rester sur le tarmac mais ils vont voler dans le ciel bleu".

EUROPE

L'Italie met fin à l'état d'urgence sanitaire

De profonds changements ont lieu vendredi en Italie avec la fin de l'état d'urgence sanitaire lié au coronavirus. À partir du 1er avril, les clients des hôtels n'auront plus à présenter de preuve de leur statut vaccinal. Il en va de même dans les restaurants et bars en plein air ainsi que pour les magasins et les musées.

La preuve d'un test négatif, d'une vaccination ou d'un rétablissement ne sera plus requise que dans les établissements de restauration en intérieur. Les masques restent, eux, obligatoires dans tous les espaces fermés.

Le passe sanitaire n'est plus demandé que dans les théâtres, au cinéma et pour les concerts et salles de spectacles en intérieur.

L'Italie a enregistré, jeudi, plus de 73.000 nouvelles infections et 160 décès en 24 heures, avec une légère tendance haussière sur les dernières semaines.

Suisse : les dernières restrictions sanitaires levées

La Suisse lève vendredi les dernières restrictions anti-covid, abandonnant ainsi le port du masque obligatoire dans les transports en commun et dans les établissements de santé. L'application de suivi des contacts covid est également désactivée.

Les personnes infectées au coronavirus ne sont plus tenues de s'isoler. Cependant, les autorités continuent de les appeler à rester chez elles si elles ont des symptômes.

Le gouvernement a justifié cette levée par un haut niveau d'immunité dans la population et une situation stabilisée dans les unités de soins intensifs des hôpitaux.

L'incidence du virus sur sept jours est désormais inférieure à 1.000 cas pour 100.000 habitants dans la moitié des 26 cantons du pays.

La plupart des restrictions - passe sanitaire et masque dans les magasins, restaurants et établissements culturels - avaient été levées à la mi-février.

Mais le gouvernement souhaite maintenir une vigilance et une réactivité accrues jusqu'au printemps 2023, avec des structures pour le dépistage, la vaccination et le suivi des infections rapidement activables en cas de besoin.

En outre, les cantons peuvent toujours prendre des mesures plus strictes eux-mêmes.