"On analyse aussi des cas anciens" : Sciensano enquête sur des cas suspects d'hépatite survenus au cours des 7 derniers mois

Sciensano va remonter jusqu'au 1er octobre 2021 pour examiner les cas éventuels d'hépatites inexpliquées aiguës touchant des enfants, a affirmé vendredi Steven Van Gucht, virologue à l'institut de santé publique.

"On analyse aussi des cas anciens" : Sciensano enquête sur des cas suspects d'hépatite survenus au cours des 7 derniers mois
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Il y a actuellement, en Belgique, deux cas confirmés. Il s'agit de deux enfants âgés de moins de dix ans qui ont été hospitalisés pendant un certain temps pour une inflammation aiguë du foie. Aucun lien n'a été établi entre les deux jeunes patients.

Le virologue s'attend à ce que les cas augmentent la semaine prochaine. "Un certain nombre" de cas possibles font actuellement l'objet d'une enquête. Il s'agit d'enfants, âgés d'un mois à 14 ans, présentant une inflammation aiguë du foie pour laquelle la cause n'a pas été trouvée. Des analyses supplémentaires doivent être effectuées.

Sciensano travaille également de manière rétroactive. L'institut de santé examine ainsi des cas survenus à partir du 1er octobre 2021. "On analyse donc aussi des cas assez anciens", souligne M. Van Gucht.

Des inflammations aiguës du foie sans qu'aucune cause ne soit trouvée sont déjà survenues par le passé. "En soi, cela n'a rien de nouveau", souligne le virologue. "Ce qui a déclenché la sonnette d'alarme, c'est que dans certains pays, un plus grand nombre de cas ont été observés sur une période plus courte que prévu", ponctue-t-il.

Au sein de l'Union européenne, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a signalé, jeudi, 55 cas confirmés d'hépatite aiguë d'origine inconnue chez des enfants dans 12 pays. Le Royaume-Uni en comptabilise pour sa part 111.

Difficile d'expliquer cette recrudescence. Aucune cause commune n'a été identifiée jusqu'à présent. Toutefois, les adénovirus "peuvent occasionnellement conduire à une inflammation du foie, en fonction de facteurs génétiques ou d'autres cofacteurs", explique M. Van Gucht.

Les deux cas recensés en Belgique étaient positifs pour l'adénovirus, mais il n'a pas encore été prouvé que ce virus est réellement à l'origine de l'inflammation.

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