Comment limiter l'allergie au pollen de graminées qui commence à sévir?

Picotements, démangeaisons, larmoiements et rougeurs aux yeux, éternuements, nez bouché, sinus encombrés, écoulements nasaux, perte d’odorat et de goût, démangeaisons à l’arrière de la bouche et dans la gorge… des symptômes qui se confondent facilement avec ceux du Covid-19 ou du rhume, mais qui en réalité peuvent être ceux d’une allergie au pollen de graminées.L'Institut de santé publique Sciensano livre quelques conseils pour diminuer l'intensité des symptômes.

Comment limiter l'allergie au pollen de graminées qui commence à sévir?
©Shutterstock

Picotements, démangeaisons, larmoiements et rougeurs aux yeux, éternuements, nez bouché, sinus encombrés, écoulements nasaux, perte d'odorat et de goût, démangeaisons à l'arrière de la bouche et dans la gorge… des symptômes qui se confondent facilement avec ceux du Covid-19 ou du rhume, mais qui en réalité peuvent être ceux d'une allergie.
Les personnes les plus sensibles au pollen des graminées, qui cause le plus d'allergies dans notre pays (au moins 1 personne sur 6), n'ont probablement pas attendu les mesures du réseau national de surveillance aérobiologique AirAllergy de Sciensano pour s'en rendre compte : depuis le début du mois de mai, les concentrations dans l'air augmentent très progressivement, et ce sera le cas jusqu'au mois de juillet, avec un pic au mois de juin. "Ceci s'explique par la floraison successive de plus d'une centaine d'espèces composant la famille des graminées", explique l'Institut belge de santé publique Sciensano.
Le seuil critique de 50 grains de pollen par mètre cube d'air "devrait être plus rapidement atteint et plus largement dépassé à l'intérieur de notre pays, comme l'indiquent les mesures effectuées dans les cinq stations du réseau AirAllergy. C'est à Marche-en-Famenne que les taux sont généralement les plus élevés et au Coq qu'ils sont les plus bas. C'est pourquoi on conseille aux personnes fortement allergiques de séjourner si possible à la côte", explique Lucie Hoebeke. collaboratrice scientifique du service mycologie et aérobiologie de Sciensano.

Impossible d’éviter l’exposition

Ceci dit, les graminées sont omniprésentes : dans les campagnes, dans les villes, mais aussi dans les jardins. Depuis l’an dernier, une grande opération “En mai, tonte à l’arrêt” a été lancée dans notre pays, au bénéfice de la biodiversité. “

La question est de savoir si cela augmenterait aussi le risque d’exposition directe au pollen, ce qui reste à être déterminé par des recherches scientifiques plus poussées,

poursuit Sciensano qui, par principe de précaution, recommande aux personnes les plus sensibles de “

maintenir une certaine forme d’entretien à proximité de leur habitat afin d’éviter de créer de trop grandes parcelles de terrain densément couvertes de graminées sauvages. […] La tonte du jardin n’est cependant pas une solution miracle pour pallier la haute-saison des graminées. Le pollen est présent dans l’air à des concentrations tellement élevées, provenant de graminées qui poussent parfois à des dizaines de kilomètres, qu’il est tout simplement impossible d’éviter l’exposition

”.

Les recommandations

Les symptômes (décrits plus haut) pouvant se confondre facilement avec ceux du Covid-19 ou du rhume et le phénomène s’avérant aussi parfois complexe en raison d'éventuelles réactions allergiques croisées, il est recommandé, en cas de doute, de prendre directement contact avec son médecin généraliste ou un allergologue. “

En cette période, les patients allergiques doivent suivre leur traitement de fond tel que recommandé par leur allergologue, et pour les asthmatiques ne surtout pas l’interrompre au risque de les fragiliser face aux infections respiratoires

", insiste encore Sciensano, qui livre d’autres conseils.

Par exemples, nettoyer son nez avec du sérum physiologique, porter des lunettes (de soleil) pour limiter les réactions de contact, se laver régulièrement et notamment les cheveux, utiliser des mouchoirs en papier à jeter après chaque utilisation, ne pas sécher son linge à l’extérieur, laver régulièrement sa literie, éviter les activités physiques intenses, garder fermées les vitres de la voiture, éviter d’ajouter des facteurs irritants ou allergisants dans l’environnement intérieur (tabac, parfums d’intérieur, bougies, encens, produits d’entretien ou de bricolage, etc.)

Par ailleurs, des études menées en conditions naturelles ou expérimentales ont mis en évidence le fait que le port du masque chirurgical mais surtout de type FFP2 ou N95 diminue significativement l’exposition aux pollens et donc le risque de développer des symptômes.

Plus d’infos :

www.airallergy.be

Sur le même sujet