Le laboratoire de Marc Van Ranst à la KU Leuven fait une découverte sur le virus de la variole du singe

Les équipes du laboratoire de Marc Van Ranst ont séquencé le virus de la variole du singe et fait des découvertes.

Cela fait maintenant plusieurs semaines que des cas de varioles du singe ont été détectés dans plusieurs pays du monde. L'OMS a répertorié, jusqu'à maintenant, 250 cas d'infection à ce virus, dans 16 pays non-endémiques, c'est-à-dire où il n'est habituellement pas présent. La Belgique fait partie de ces États, et Sciensano fait état de six cas de variole du singe chez nous, et d'une septième potentiel. Les quatre premières infections concernent des hommes ayant participé au festival fétichiste Darklands à Anvers, tandis que les deux autres contaminations touchent une personne contaminée par son compagnon et un Belge qui s'est rendu au Portugal.

Les laboratoires de virologie de notre pays sont donc en train d'analyser le virus pour déterminer comment lutter contre. Les équipes de l'Institut Rega de la KU Leuven notamment, où travaille Marc Van Ranst se sont penchées dessus. Et elles ont fait une première découverte, rapporte Het Laatste Nieuws. Le laboratoire du virologue flamand a séquencé le virus de la variole du singe contenu dans des échantillons positifs et a découvert qu'il contenait "une poignée de mutations".

Pour le moment, les chercheurs ne connaissent pas encore l'impact de ces mutations sur l'infectivité du virus. Mais Marc Van Ranst a déclaré récemment que la bactérie était "en train de s'humaniser" et que les virologues ne préféraient "pas voir cela".