"Cet argument est calomnieux et inexact": la saga des protections solaires continue

"Cet argument est calomnieux et inexact": la saga des protections solaires continue
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La saga des protections solaires

n’en finit pas, Test Achats (TA) et la firme belge Biosolis se livrant à un véritable match de ping-pong arbitré par le SPF Santé publique. C’est à présent dans le camp de ce dernier – en l’occurrence du ministre de la Santé Franck Vandenbroucke interpellé par TA – que se trouve la balle. L’organisation des consommateurs vient en effet de réagir ce lundi suite à la décision prise vendredi dernier par le SPF Santé publique d’autoriser la remise sur le marché des trois produits solaires incriminés à la mi-juin. Cette décision découle des résultats des tests supplémentaires demandés à Biosolis qui se sont avérés concluants. “

Nous nous étonnons que les tests ayant permis la remise sur le marché des produits semblent avoir été menés sur des échantillons choisis par le fabricant, dans un laboratoire également choisi par ce dernier,

a réagi lundi Julie Frère, porte-parole de Test Achats. Nous aurions souhaité qu’ils aient lieu sous l’égide du SPF Santé Publique, afin d’en garantir l’indépendance.”

Un argument calomnieux et inexact

Contacté par La Libre, Cédrix Mourlon Beernaert, le fondateur de la marque basée à Thines, a réagi : “

L’argument selon lequel nous aurions dirigé la contre-expertise est non seulement calomnieux mais en plus, il est inexact car les lots analysés

(lors des tests supplémentaires, ndlr)

sont les mêmes que ceux qui avaient été analysés par TA. A savoir nos premiers lots de fabrication avec nos nouvelles formules

”. Quant aux résultats des tests, “

tous les rapports d’analyse, (deux méthodes différentes reconnues pour déterminer l'indice de protection (SPF), et de même pour les niveaux UVA) ont été fournis

”, nous a assuré Cédric Mourlon. Petit rappel des faits.

A la mi-juin, trois références (produits solaires à base de filtres minéraux 100 % naturels)

avaient été provisoirement gelées par mesure de précaution. D’après les analyses de TA, le spray SPF 30, le lait SPF 30 et le lait kids SPF 50 + n’assuraient pas la protection promise sur leur emballage. Pour TA, le fabricant n’avait pas pu démontrer que les produits répondaient aux normes européennes applicables. Ce que Biosolis avait contesté, arguant par ailleurs que le protocole de tests est inadapté aux types de produits proposés par Biosolis.

N’ayant jusqu’ici reçu aucun résultat de tests ni d’explication de la part du SPF Santé Publique sur ce qui permettrait d’expliquer les différences de résultats, TA a décidé d’interpeller le ministre de la Santé pour lui demander un entretien.