Le vaccin contre la variole du singe fournit "une forte protection", selon une étude britannique

Le vaccin contre la variole du singe est efficace à 78% et ce dès deux semaines après la première dose, selon des données de l'Agence britannique de sécurité sanitaire publiés lundi.

 Sur les 757 infections confirmées, 394 ont été enregistrées en Flandre (52%), 274 à Bruxelles (36%) et 89 en Wallonie (12%).

L'étude s'est intéressée à 363 cas de variole du singe enregistrés en Angleterre entre le 4 juillet et le 3 novembre parmi la population éligible au vaccin (notamment des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes).

Parmi ces cas, seuls huit avaient été vaccinés au moins deux semaines avant d'être malades et 32 avaient reçu une dose dans les 13 jours précédents la contraction du virus.

"Cela donne une efficacité estimée du vaccin pour une dose unique de 78% après 14 jours", indique l'agence sanitaire UKHSA dans un communiqué mardi.

"On sait désormais qu'une première dose de vaccin fournit une forte protection contre la variole du singe", a indiqué Jamie Lopez-Bernal, épidémiologiste pour la UKHSA.

Et "même si les cas de variole du singe sont peu nombreux, il est vital de rester vigilant sur les risques", a-t-il prévenu.

De son côté, le responsable des vaccinations au service public de santé NHS, Steve Russell, a indiqué que "plus de 55.000 doses de vaccins ont déjà été administrées" en Angleterre.

Le vaccin du laboratoire Bavarian Nordic, commercialisé sous le nom de Jynneos aux Etats-Unis, est le seul approuvé spécifiquement contre la variole du singe. Il est administré en deux doses, à 28 jours d'écart l'une de l'autre.

En septembre, des données américaines avaient déjà souligné que ce vaccin était très efficace dès la première dose, soulignant que les personnes non vaccinées avaient 14 fois plus de chances d'être infectées par la variole du singe que celles vaccinées.

La maladie -endémique dans certains pays d'Afrique de l'Ouest- se caractérise par des éruptions cutanées, qui peuvent apparaître sur les organes génitaux ou dans la bouche, et peut s'accompagner de poussées de fièvre, de maux de gorge ou de douleurs au niveau des ganglions lymphatiques.

A partir du mois de mai, les autorités sanitaires ont constaté des flambées en Europe et aux Etats-Unis mais l'épidémie est désormais en plein recul.

Selon les chiffres actualisés au 21 novembre, 3.570 cas confirmés et 150 cas hautement probables ont été recensés au Royaume-Uni.