"En Belgique, on a pris les devants avec la création de ce décret, on fait partie des pionniers en Europe et on est les premiers à mettre au point une réglementation aussi précise. L’arrêté est là pour dire quelle technologie est ok et lesquelles ne le sont pas. Il faut préparer un dossier dans lequel on doit prouver l’efficacité et l’innocuité de la technologie installée, c’est un cadre légal très intéressant. Le message à faire passer, c’est qu’il vaut mieux purifier l’air que le ventiler, tous les spécialistes sont absolument convaincus de ça aujourd’hui", détaille Guillaume Ooms, manager de Genano en Belgique et qui a notamment aidé la Task Force ventilation dans la mise en place de l’arrêté ventilation. 

Sachant que l’air intérieur est parfois jusqu’à cinq fois plus pollué que l’air extérieur, sa purification devient un enjeu majeur. "90 % des installations dans l’Horeca sont néfastes. De nombreux patrons ont acheté des purificateurs sur Google en payant le moins cher, des systèmes qui ne sont pas validés par l’arrêté ventilation. Ils donnent un faux sentiment de sécurité. L’avantage de l’arrêté, c’est qu’il élimine les cow-boys. Depuis plusieurs mois, on s’arrache les cheveux quand on voit ce qui se vend à bas coût sur le web, on lit que pour 100 euros on peut avoir une efficacité de 100 % sur le Covid, c’est totalement faux." Pour les bars et les restaurants, l’enjeu sera donc de mesurer la qualité de l’air en temps réel, en purifiant l’air intérieur et en communiquant les données auprès de la clientèle.