Il régnait un doux parfum d'été au mois de juin. La Belgique ouvrait de plus en plus les vannes du déconfinement, on commençait à revoir nos proches ou à retourner au restaurant, pendant que les chiffres de l'épidémie ne cessaient de baisser. Sauf que le mois de juillet est passé par là, avec des tendances qui sont à la hausse, et nos espoirs de retrouver nos libertés ont vite été calmés.

"Cette fois, il est temps d'être plus réaliste", dit Geert Molenberghs dans Het Laatste Nieuws. "A moins d'aller au bout des choses et de fermer les frontières."

En clair, et même si ce n'est pas très gai à entendre, nous sommes encore loin d'en avoir fini avec ce Covid-19, selon le chercheur de la KUL. Mieux vaut donc ne pas faire de projets. "Je ne vais pas me faire des amis dans le secteur du tourisme en disant cela. Je suis quelqu'un qui aime voyager, en général plusieurs fois par an, mais je n'ai plus rien prévu. Ce sera au jour le jour", prévient-il.

"Et nous allons encore devoir vivre longtemps avec la fameuse "bulle sociale". Lorsque cette vague sera terminée, nous pourrons à nouveau déconfiner. Mais plus au niveau et de la même façon que ce qu'on a fait le 1er juillet. En juin et début juillet, tout le monde pensait, sauf quelques biostatisticiens: 'C'est fini, nous pouvons à nouveau retrouver une vie normale, à l'exception de quelques secteurs qui ne sont pas encore ouverts, mais qui le feront bien un jour.' Mais ce n'est pas le cas. Nous pourrons encore faire certaines choses, lorsque la courbe sera aplatie à un niveau plus bas que nous l'avions fait en juin. Nous pourrons peut-être organiser un match de football avec public l'année prochaine. Mais n'imaginez pas des stades remplis. Pas avant le vaccin."