Les résultats complets sont attendus pour le mois d'octobre. Les mécanismes sous-jacents aux symptômes du covid de longue durée restent encore largement inconnus. Par ailleurs, les données scientifiques sont encore assez limitées et très hétérogènes, et décrivent des formes, des durées et des sévérités différentes, avertit l'organisation.

Ainsi, pour ce qui concerne le système vasculaire, le KCE explique que des complications cardiovasculaires peuvent survenir, telles qu'un infarctus du myocarde, un AVC ou une embolie pulmonaire, pendant la phase aigüe de la maladie. De telles lésions peuvent laisser des séquelles persistantes et les mécanismes à l'origine de ces accidents seraient une activation de la cascade de la coagulation à la suite de dysfonctionnements, notamment sur la paroi interne des vaisseaux sanguins, dans les plaquettes et dans la régulation de la tension artérielle.

En plus des problèmes vasculaires dus aux perturbations de la coagulation, certains dégâts pourraient être causés aux cellules musculaires cardiaques, directement par le virus ou indirectement après la libération de cytokines lors de la réaction inflammatoire systémique. Des modifications structurales du cœur pourraient s'ensuivre, avec activation subséquente des voies de la fibrose, le tout pouvant mener à une décompensation cardiaque ou des arythmies.

Au niveau du système nerveux, de nombreux mécanismes d'action sont évoqués pour expliquer les symptômes d'ordre neurocognitif, tels que les difficultés de concentration, les troubles de mémoire et les troubles des fonctions exécutives. Pour expliquer les troubles de l'odorat, les hypothèses portent surtout sur un envahissement viral direct du neuro-épithélium olfactif (une muqueuse de la cavité nasale).