L'Allemagne a connu un revers dans sa lutte contre le coronavirus, qui devrait servir d'avertissement aux autres pays européens.

Des jeunes regroupés en nombre, dansant au son de la musique d'un DJ dans une "discothèque en plein air" improvisée. La scène a de quoi surprendre à l'heure où la Belgique combat encore le coronavirus qui a déjà fait plus de 9.000 morts. Elle a pourtant bien eu lieu, ce samedi 20 juin, à Ixelles et également à Anderlecht. 

De nombreux jeunes se sont regroupés pour faire la fête, ne faisant que peu de cas des mesures sanitaires toujours en vigueur dans notre pays. Des situations qu'ont vivement condamnées les experts, rappelant que l'épidémie n'était pas terminée et que l'heure restait à la prudence. L'ancien porte-parole interfédéral, Emmanuel André, a également regretté que de tels événements aient lieu dans notre pays. "Ce n'est pas le moment de faire la fête... on y perdrait beaucoup!", a réagi l'ex-coordinateur du tracing sur Twitter.

Pour illustrer ses propos, le virologue de la KULeuven a donné l'exemple de l'Allemagne qui fait face à un "premier signal d'alerte". En effet, le pays a vu son taux de reproduction du coronavirus (le nombre moyen de personnes infectées par un malade) atteindre la barre de 1,79 ce samedi 21 juin, selon l'agence Reuters, alors qu'il ne s'élevait encore qu'à 1,06 vendredi. Cette hausse serait due à plusieurs foyers de contamination locaux. Des abattoirs notamment ont dû être fermés en raison de l'explosion du nombre de cas au sein du personnel. Les services religieux et des fêtes de famille auraient également participé à ce rebond épidémique.

Il s'agit là d'un véritable revers pour l'Allemagne qui avait jusque là montré une gestion efficace de la crise du Covid-19.

Emmanuel André y voit, quant à lui, un avertissement pour les autres pays européens. "L'épidémie de coronavirus profitera de chaque opportunité pour reprendre de sa force", a conclu l'expert membre du GEES (le groupe chargé d'orchestrer le déconfinement en Belgique).