Santé

C’est une histoire – une étude en l’occurrence – de “glaçons à vous faire froid dans le dos”, comme aime en dénicher le très médiatique médecin français, Frédéric Saldmann, auteur de plusieurs best sellers dont le dernier intitulé “Vital !” (Ed. Albin Michel). Dans cet ouvrage, ce spécialiste (notamment) de l’hygiène – “c’est son truc, dit-il – relate une enquête réalisée aux Etats-Unis. Si l’on en croit les résultats, les glaçons servis dans les chaînes de fast food étaient à 70 % plus contaminés par les bactéries dans une quantité largement supérieure à… l’eau des toilettes ! Gloups. L’explication ? Elle a été trouvée par les autorités sanitaires : “Les employés chargés de remplir les machines à glaçons, par ailleurs jamais lavées, le faisaient avec des mains sales”. Il ne fallait pas chercher plus loin.

Le conseil du médecin ? “Pour éviter de vous rendre malade à la maison en mettant des glaçons “parfum microbes” dans vos verres, lavez vos bacs à glace avant chaque usage et remplissez-les d’eau après vous être lavé les mains. Elémentaire, mon cher Watson…

Un autre exemple tout aussi ragoûtant, débusqué par l’auteur ? Le gâteau d’anniversaire contaminé. “En soufflant nos bougies disposées sur le gâteau, on projette une véritable douche de bactéries”. Une fois les petites flammes éteintes, la surface de l’alléchante sucrerie comporterait 1 400 % de bactéries de plus qu’avant le souffle de microbes. “Voilà comment un gâteau d’anniversaire devient plus contaminé que la cuvette des toilettes, remarque de manière charmante le Dr Saldmann, précisant qu’il ne faut pas pour autant refuser sa part de cake. “Si vous le consommez tout de suite, les microbes n’auront pas le temps de se multiplier suffisamment pour être dangereux”. Il se montre en revanche plus réservé pour le “vieux” gâteau d’anniversaire qui a traîné à la chaleur ambiante des heures durant sur la table et que l’on engloutit le lendemain pour lui faire un sort. “Dans ce contexte, les bactéries ont pris le temps de proliférer et la fête risque de se terminer par une diarrhée”.

Alors, quelles sont les règles d’hygiène à respecter en matière d’alimentation pour éviter ces petites contrariétés, voire une intoxication alimentaire plus sévère dont on se passerait bien ? Qui, mieux que l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), peut répondre à ces questions ?

1. Pourquoi il ne faut pas rompre la chaîne du froid ?

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