La Belgique a confirmé sa participation à ce projet, a indiqué mercredi la ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open Vld) en commission de la Chambre. Si le vaccin reçoit le feu vert, les doses seront réparties entre les États membres en fonction de leur population. 7,5 millions de doses seront prévues pour la Belgique, pour deux administrations à 3,75 millions de personnes.

Le comité d'experts chargé d'évaluer l'opportunité a estimé qu'il n'y avait aucune raison de ne pas se lancer. Le gouvernement à dès lors marqué son accord pour s'inscrire dans la démarche de la Commission européenne.

"Tout État membre décidant de souscrire sera tenu par les mêmes conditions contractuelles", a précisé Maggie De Block. La semaine dernière, des questions s'étaient posées au sujet de ce contrat lorsqu'il s'est avéré que l'entreprise avait demandé une exonération de responsabilités. La ministre a précisé que celles-ci seraient réparties entre les parties prenantes. "Le contrat a été négocié sous la clause 'no gain no loss' (no gain ni perte). AstraZeneca fournit un vaccin sans réaliser de bénéfices et la responsabilité est répartie entre les parties signataires du contrat."

L'entreprise pharmaceutique a fait le choix de fournir le vaccin à 2,9 euros la dose, ce coût étant réparti entre les parties prenantes hors frais de distribution, à charge des États membres. "La Commission européenne peut faire un audit des coûts."

Selon un avis du conseil Supérieur de la Santé, 4 millions de Belges sont considérés comme prioritaires pour recevoir un vaccin (personnel des soins de santé, personnes de plus 65 ans et plus et patients présentant des facteurs à risque). Même s'il est commercialisé, le vaccin d'AstraZeneca ne suffira pas pour assurer une telle couverture. "Nous sommes aussi candidats pour d'autres projets négociés par la Commission européenne, comme ceux de Johnson & Johnson et CureVac", a indiqué Maggie De Block.