La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 2.176.000 morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles jeudi à 11H00 GMT.

Plus de 100.829.870 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués depuis le début de l'épidémie, dont au moins 61.298.900 sont aujourd'hui considérés comme guéris.

Les chiffres se fondent sur les bilans communiqués quotidiennement par les autorités sanitaires de chaque pays et excluent les révisions réalisées a posteriori par des organismes statistiques, comme en Russie, en Espagne et au Royaume-Uni.


Sur la journée de mercredi, 16.585 nouveaux décès et 584.147 nouveaux cas ont été recensés dans le monde. Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès dans leurs derniers bilans sont les États-Unis avec 3.618 nouveaux morts, le Royaume-Uni (1.725) et le Mexique (1.623).

Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 429.202 décès pour 25.598.359 cas recensés, selon le comptage de l'université Johns Hopkins.

Europe

L' Allemagne envisage une réduction drastique du trafic aérien avec le Royaume-Uni, le Brésil, l'Afrique du Sud et le Portugal, des pays qu'elle considère comme les plus affectés par les nouveaux variants du coronavirus, a indiqué jeudi le ministre de l'Intérieur.

"Nous nous concentrons sur les zones de mutation (du virus, ndlr) pour cette proposition de restriction de voyage", a déclaré le ministre Horst Seehofer à la presse, précisant qu'un projet en ce sens devrait être présenté vendredi par le gouvernement allemand.

Le Portugal, frappé par une explosion des cas de coronavirus, va limiter les déplacements à l'étranger de ses ressortissants pendant quinze jours, à partir de dimanche, a annoncé jeudi le ministre de l'Intérieur, Eduardo Cabrita.

"Sauf cas exceptionnels, pendant la prochaine quinzaine, les sorties de citoyens nationaux par voie aérienne, terrestre ou maritime, seront limitées", a-t-il déclaré lors d'une intervention au Parlement au sujet du renouvellement de l'état d'urgence sanitaire à partir de dimanche.

Hongrie

Le gouvernement hongrois a annoncé jeudi l'extension de l'état d'urgence pour 90 jours et le maintien des restrictions, et prévoit d'autoriser tous les vaccins existants qui auront déjà été administrés à plus d'un million de personnes. Après le premier épisode du printemps, ce dispositif, qui permet au gouvernement de diriger le pays par décrets, avait été instauré de nouveau le 11 novembre pour lutter contre la deuxième vague de la pandémie de Covid-19.

Face à une situation sanitaire qui reste préoccupante en Europe, les autorités ont décidé une prolongation au-delà de l'échéance du 8 février, a annoncé en conférence de presse Gergely Gulyas, le chef du Bureau du Premier ministre. Le Parlement sera appelé à entériner formellement cette mesure le mois prochain.Les restrictions actuelles restent par ailleurs en place jusqu'au 1er mars. Le but est "d'éviter une troisième vague" du virus, a expliqué M. Gulyas.

La Hongrie n'est pas confinée mais un couvre-feu est en vigueur entre 20h00 et 05h00, les rassemblements sont interdits, les restaurants fermés et le port du masque obligatoire dans l'espace public. Dans l'éducation, les lycées et universités assurent les cours en ligne, tandis que les écoles primaires et crèches restent ouvertes.

Le gouvernement, qui n'a cessé de critiquer les "lenteurs" du processus de vaccination au sein de l'Union européenne (UE), a réitéré la nécessité d'accélérer le rythme. Il prépare un décret qui permettra "d'homologuer tout vaccin qui a déjà été reçu par plus d'un million de personnes", a souligné M. Gulyas.

La semaine dernière, Budapest avait approuvé l'utilisation en urgence du vaccin russe Spoutnik V et a passé commande de deux millions de doses, même s'il reste encore à l'autorité de santé à donner son feu vert définitif.

La Hongrie va en outre se procurer le mois prochain 500.000 doses du vaccin chinois Sinopharm, sous réserve de l'avis favorable des inspecteurs hongrois qui se trouvent à Pékin, a précisé le responsable. Jeudi, la Hongrie a fait état de 93 nouveaux décès dus au coronavirus, ce qui porte le nombre total de morts dans le pays à 12.291.

Amérique

Etats-Unis

Deux cas du variant du coronavirus, initialement repéré en Afrique du Sud, ont été identifiés pour la première fois aux Etats-Unis, ont indiqué jeudi les autorités de Caroline du Sud. Les responsables sanitaires de cet Etat du sud du pays n'ont pas établi de lien entre les deux malades, ni identifié de voyage récent susceptible d'avoir causé ces infections.

De nombreuses mutations du coronavirus ont été observées depuis son apparition, la grande majorité sans conséquence. Certaines peuvent toutefois lui donner un avantage pour sa survie, dont une plus grande transmissibilité.

Les Etats-Unis ont déjà également enregistré sur leur territoire des cas des mutations dites britannique et brésilienne du coronavirus.

Les laboratoires Pfizer et BioNTech ont annoncé jeudi que leur vaccin conservait la grande majorité de son efficacité contre les principales mutations des variants anglais et sud-africain du coronavirus causant le Covid-19.

La société de biotechnologie américaine Moderna avait elle pour l'instant indiqué que son vaccin contre le Covid-19 restait efficace notamment contre le variant britannique, mais qu'une réduction dans la protection contre le variant sud-africain avait été observée.

La mortalité due au coronavirus jusqu'à août 2020 au Mexique a été en réalité 68% plus élevée qu'annoncé jusque-là, selon des données rendues publiques mercredi par l'Institut national des statistiques (Inegi). Ce pays latino-américain a enregistré 108.658 décès dus au Covid-19 entre mars, date de l'apparition d'un premier cas, et août 2020, selon l'Inegi.


A l'époque, le ministère de la Santé avait annoncé 64.414 morts. "Beaucoup de gens ne meurent pas à l'hôpital, mais chez eux. Cela peut expliquer en partie cette différence", a dit sur une radio locale le statisticien de l'Inegi, Edgar Vielma.

Le gouvernement et l'Institut national des statistiques utilisent également des méthodologies différentes. Selon le dernier bilan du ministère de la Santé, diffusé mardi, le Mexique, qui compte 126 millions d'habitants, a enregistré 152.016 décès - 171.378 en comptabilisant les cas suspects. Cela en fait le quatrième pays le plus endeuillé en chiffres absolus.

Il a enregistré près d'1,8 million de cas déclarés, parmi eux le président Andres Manuel Lopez Obrador qui a annoncé dimanche qu'il avait le Covid-19.

Mais ce nombre apparaît sous-évalué en raison du nombre limité des tests de dépistage pratiqués au Mexique. Ce pays a lancé sa campagne de vaccination le 24 décembre, mais cette dernière est ralentie par l'insuffisance des stocks de vaccins.

Asie

Le Vietnam a enregistré jeudi ses premiers cas de coronavirus en près de deux mois, avec plus de 80 nouvelles infections signalées, poussant les autorités à lancer une campagne de test sur des dizaines de milliers de personnes. Il s'agit d'un nouveau record quotidien pour le pays communiste, qui a été largement salué pour sa gestion de la pandémie - enregistrant un peu plus de 1.500 cas et seulement 35 décès avant les nouveaux cas détectés jeudi.

L'épidémie actuelle, qui sévit dans les provinces de Hai Duong et Quang Ninh (Nord), est "plus compliquée et plus grave" que tout ce que le Vietnam a connu auparavant, a déclaré le vice-Premier ministre Vu Duc Dam.

"Notre but est d'isoler et de combattre l'épidémie pour empêcher sa propagation le plus rapidement possible", a-t-il ajouté.

Dans la province de Hai Duong, les cas seraient liés à une ouvrière qui a été testée positive à son arrivée dans la ville d'Osaka, au Japon.

Elle est porteuse du variant le plus contagieux repéré pour la première fois en Grande-Bretagne et a contaminé certains de ses collègues à l'usine avant de quitter le pays.

La ville où se trouve l'usine a été fermée, tandis que le personnel médical a commencé à procéder à des tests sur des dizaines de milliers de personnes dans la région.

À Quang Ninh, à la frontière avec la Chine, l'une des personnes infectées est un responsable de la sécurité de l'aéroport international de Van Don, où les passagers internationaux étaient placés en quarantaine à leur arrivée.

L'aéroport a été fermé tandis que les voitures étaient interdites de quitter ou d'entrer dans la province.

L'épidémie survient au moment où le régime communiste du Vietnam tient depuis mardi son XIIIe congrès destiné à désigner les principaux dirigeants pour les cinq années à venir.

Le Vietnam avait enregistré pour la dernière fois un cas de transmission locale du virus début décembre.

Il a maintenu le nombre de cas à un faible niveau grâce à des quarantaines de masse, à une recherche approfondie des contacts et à un contrôle strict des déplacements.

La plupart des vols commerciaux internationaux ont été suspendus depuis mars 2020, des citoyens vietnamiens sont restés bloqués à l'étranger et seuls certains étrangers ont été autorisés à entrer.

© AFP

L' Inde a encore assoupli ses restrictions contre le coronavirus en raison de la baisse des contaminations et des décès dans ce vaste pays asiatique, à l'inverse de la tendance observée dans de nombreux pays.

Selon les chiffres du gouvernement publiés jeudi, 123 personnes sont mortes du Covid-19 et 11.666 contaminations ont été enregistrées ces dernières 24 heures en Inde.

En septembre, au plus fort de l'épidémie dans ce pays de 1,3 milliard d'habitants, on dénombrait près de 100.000 nouveaux cas et plus de 1.000 décès quotidiennement.

À titre de comparaison, ces dernières semaines, les États-Unis ont enregistré plus de 4.000 décès par jour, la Grande-Bretagne et le Brésil plus de 1.000 quotidiennement.

"Le nombre de cas actifs dans le pays a diminué régulièrement au cours des quatre derniers mois", a déclaré le ministre de l'Intérieur Ajay Kumar Bhalla tout en rappelant la "que la prudence et la surveillance stricte restaient nécessaires".

Selon les dernières directives rendues publiques mercredi, l'ouverture des piscines et des cinémas est autorisée mais pour 50% de leur capacité d'accueil.

L'Inde avait imposé l'un des confinements les plus sévères au monde en mars dernier afin de lutter contre la pandémie.

Mais son économie ayant été en conséquence parmi les plus durement frappées au monde, l'Inde a progressivement assoupli ses restrictions, afin de relancer la plupart des activités économiques, autorisant même les mariages somptuaires qui ont cours dans le pays, mais dont le nombre d'invités restent toutefois limité.

Ces derniers mois ont été marqués par des festivals religieux qui ont attiré des foules en dépit de la crise sanitaire.

Des experts ont toutefois prévenu que l'Inde pourrait connaître une autre vague de contaminations, étant susceptible d'être affectée par des variants du coronavirus, comme au Brésil, en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud.