Plus de 18.000 décès des suites du Covid-19 ont été recensés en 24 heures dans le monde, un nouveau record, selon un comptage réalisé mercredi par l'AFP à partir des bilans communiqués par les autorités sanitaires. Sur la journée de mardi, 18.109 décès ont été enregistrés. En une semaine, du 20 au 26 janvier, le monde a enregistré 101.366 décès, soit 14.000 décès en moyenne chaque jour. C'est la semaine la plus meurtrière depuis le début de l'épidémie.

Depuis début janvier, la mortalité s'accélère nettement, les seuils de décès quotidiens sont passés plus rapidement et le plateau s'établit à des niveaux de plus en plus élevés. Fin novembre, le monde avait passé le cap des 10.000 décès quotidiens. Puis 11.000 mi-décembre, 12.000 le 8 janvier, 13.000 trois jours plus tard et enfin le plateau actuel de 14.000 décès quotidiens depuis le 22 janvier.

Cinq pays concentrent plus de la moitié des 101.000 décès recensés la semaine dernière: les Etats-Unis (23.675 en sept jours, total de 425.227), le Mexique (9.184, total de 152.016), le Royaume-Uni (8.692, 100.162), le Brésil (7.387, 218.878) et l'Allemagne (5.368, 53.972).

Au total, le monde a enregistré 2,16 millions de décès et a dépassé dans la nuit de mardi à mercredi le cap des 100 millions de cas recensés depuis le premier cas déclaré en décembre 2019 en Chine.

Au Royaume-Uni

Le gouvernement britannique a annoncé mercredi imposer une quarantaine à l'hôtel aux résidents au Royaume-Uni arrivant de pays jugés à risque, confirmant une information parue dans la presse locale. Le pays durcit ainsi son action pour éviter d'importer des variants potentiellement résistants aux vaccins. Les voyageurs venant de 22 pays où des variants du virus "présentent un risque", comme l'Afrique du Sud, le Portugal et des pays d'Amérique du Sud sont concernés. Les arrivées de ces pays sont déjà interdites aux personnes ne résidant pas au Royaume-Uni.

"Nous demanderons à tous les arrivants à qui l'entrée ne peut pas être refusée de s'isoler dans des logements fournis par le gouvernement, comme des hôtels, pendant 10 jours sans exception" a annoncé le Premier ministre Boris Johnson à la Chambre des Communes. Ces voyageurs seront pris en charge à l'aéroport et "emmenés directement" sur les lieux où ils observeront leur quarantaine, a précisé le dirigeant conservateur.

Les personnes arrivant au Royaume-Uni, premier pays en Europe à avoir dépassé les 100.000 morts du Covid-19, doivent jusqu'à présent disposer d'un dépistage négatif et observer 10 jours de quarantaine.

La nouvelle mesure va moins loin qu'une quarantaine en hôtel pour toutes les arrivées, une proposition qui avait été envisagée mais a été finalement écartée en l'état.

Le chef du gouvernement a annoncé mercredi que la réouverture des écoles, prévue après les vacances scolaires de février serait repoussée. Elle aura lieu à partir du 8 mars, si l'objectif du gouvernement de vacciner 15 millions de personnes jugées prioritaires, dont les plus de 70 ans, d'ici mi-février est atteint. "D'autres restrictions économiques et sociales seront supprimées par la suite au fur et à mesure que les données le permettront", a indiqué Boris Johnson.

En France

Le couvre-feu instauré à 18H "a une efficacité relative" et "ne freine pas suffisamment" la propagation du virus du Covid-19 pour être "pleinement efficace", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal. "Différents scénarios" sont à l'étude pour faire face à la situation sanitaire, et feront l'objet d'une concertation avec le Parlement et les syndicats, a-t-il ajouté à l'issue du conseil des ministres ayant suivi un conseil de défense sanitaire à l'Elysée.


En Autriche

La pandémie a fait chuter le nombre de touristes en Autriche l'an dernier. Pour la première fois en 50 ans, le pays a enregistré moins de 100 millions de nuitées touristiques, selon le service statistique national. Il y en a eu 97,9 millions (dont 66 millions de touristes non Autrichiens), soit un tiers de moins qu'un an auparavant.

Le nombre de touristes a lui pratiquement diminué de moitié, et c'est surtout Vienne, la capitale, qui a fait les frais de la crise sanitaire.

En Norvège

La Norvège a annoncé mercredi la fermeture de ses frontières à presque tous les non-résidents afin d'éviter la propagation de nouveaux variants, plus contagieux, du coronavirus.

"A partir de minuit dans la nuit de jeudi à vendredi, la Norvège introduira les règles d'entrée sur le territoire les plus strictes depuis le 12 mars", a déclaré la Première ministre norvégienne, Erna Solberg, lors d'un point de presse. "En pratique, la frontière sera fermée à tous ceux qui ne résident pas en Norvège", a-t-elle ajouté.

Au Pérou

Le président péruvien par intérim Francisco Sagasti a annoncé mardi un nouveau confinement dans la capitale Lima et pour une partie du pays à partir de dimanche, ainsi que la suspension des vols en provenance du Brésil, afin d'endiguer la deuxième vague de la pandémie. "Ces derniers jours, nous avons observé une augmentation rapide des contaminations de Covid-19. Nous devons tous faire en sorte que cette souffrance ne se transmette pas à de nouvelles personnes", a déclaré M. Sagasti lors d'une annonce surprise.

Ce confinemement, qui concerne 16,4 millions de personnes, va s'étendre du 31 janvier au 14 février aux régions où les nouvelles infections ont grimpé en flèche depuis début janvier.

Les églises, casinos et salles de sport seront fermés. Seuls les commerces essentiels pourront ouvrir leurs portes. Le gouvernement a également prolongé jusqu'au 14 février l'interdiction des vols en provenance d'Europe et ajouté ceux arrivant du Brésil, en raison du variant du virus découvert en Amazonie.

Après les fêtes de fin d'année, le nombre de cas quotidiens recensés est passé de 1.000 à plus de 5.000, et les décès, d'une moyenne de 40 à plus de 100. Le Pérou comptabilisait mardi 40.107 décès pour 1,1 million de cas.

Aux Pays-Bas

Au moins 81 personnes ont été appréhendées mardi soir à Rotterdam pour diverses violations des mesures sanitaires imposées par les autorités pour enrayer l'épidémie de coronavirus. Certaines d'entre elles ont commis des actes de vandalisme, mais il n'y a pas eu de troubles majeurs, selon un porte-parole de la police. D'après ce dernier, des appels ont été lancés sur les réseaux sociaux pour des émeutes et des pillages. Il y a eu des troubles dans certains endroits, mais pas comparables aux émeutes et aux pillages de lundi soir. Selon le porte-parole, il y a eu "un jeu du chat et de la souris" entre les jeunes et la police. Celle-ci dit avoir tout suivi de près et avoir été préparée pour la soirée. En engageant la conversation, en lançant des avertissements et en procédant à des arrestations immédiates si nécessaire, ce qui n'a laissé que peu de marge de manœuvre aux éventuels émeutiers.


A Hong Kong

Hong Kong a confiné de manière inopinée dans la nuit de mardi à mercredi un quartier de la ville dont les accès ont été fermés, le temps de tester l'ensemble de ses habitants. La police a bouclé un périmètre comprenant une vingtaine d'immeubles densément peuplés du quartier de Yau Ma Tei, situé dans le Sud de la péninsule de Hong Kong.

Cette nouvelle stratégie consiste à ne pas prévenir la population d'un confinement. La cheffe de l'exécutif, Carrie Lam, a expliqué que de tels "confinements inopinés" sont nécessaires pour éviter que les gens ne s'enfuient avant le déploiement des personnes en charge du dépistage. "Je remercie les habitants de ce secteur restreint pour leur coopération", a-t-elle écrit mercredi sur sa page Facebook, après la levée des mesures.

Ce week-end, un confinement similaire de deux jours avait fuité quelques heures auparavant dans la presse. Lors de l'opération menée mardi, de moindre envergure que la précédente, quelque 330 habitants ont été testés et seul un cas de coronavirus a été dépisté.

Les autorités ont averti que d'autres confinements de ce type pourraient être nécessaires dans les prochains jours.

EN ESPAGNE

La région de Madrid a annoncé mercredi qu'elle arrêtait les nouvelles vaccinations contre le coronavirus pendant au moins deux semaines en raison des retards de livraison des doses, tandis que la Catalogne a averti que ses réserves s'épuisaient. Comme l'Espagne, de nombreux pays de l'Union européenne sont actuellement confrontés à des retards dans les livraisons des vaccins Pfizer et Moderna, les seuls approuvés par Bruxelles jusqu'à présent. Le vice-président de la région de la capitale espagnole, Ignacio Aguado, a déclaré que sa collectivité avait arrêté les nouvelles vaccinations afin de préserver la réserve dont elle dispose pour s'assurer que ceux qui attendent la deuxième dose requise puisse l'obtenir.