Asie

Chine

Le variant a été découvert le 24 décembre dans ses échantillons d'analyse. Pékin avait annoncé le même jour la suspension de ses vols avec la Grande-Bretagne.

Cette souche est la première du nouveau variant à être importée en Chine "et pose une grave menace à la prévention et au contrôle du Covid-19" dans le pays, selon le communiqué.

En conséquence, plusieurs mesures de contrôle ont été prises, notamment la mise à l'isolement de la malade. Ses contacts ont été retracés, notamment les passagers et le personnel de vol qui se trouvaient près d'elle pendant son voyage en avion. "Les lieux spécifiques par où elle est passée sont entièrement désinfectés", selon le CDC.

Le nouveau variant du coronavirus détecté au Royaume-Uni est 50% à 74% plus contagieux que les autres souches existantes, selon les experts.

A la suite de son apparition, une cinquantaine d'Etats ont suspendu ces dernières semaines les arrivées de voyageurs en provenance de ce pays.

Le variant britannique a déjà été retrouvé dans plusieurs pays, comme le Canada, les Etats-Unis, le Portugal, la France, la Jordanie, la Corée du Sud ou encore le Chili.

La Chine, où le nouveau coronavirus a fait son apparition il y a un an, a depuis pratiquement enrayé l'épidémie. Le pays a fermé fin mars ses frontières à la plupart des voyageurs étrangers et a drastiquement réduit ses liaisons aériennes avec le reste du monde.

Tokyo

Tokyo a signalé plus de 1.000 nouveaux cas de coronavirus jeudi, un nouveau record, alors que des responsables locaux et gouvernementaux avertissaient que l'état d'urgence pourrait s'avérer nécessaire face à la recrudescence des contaminations. L'agence de presse japonaise Jiji a rapporté que le Premier ministre Yoshihide Suga avait convoqué plusieurs ministres pour des discussions d'urgence sur la situation sanitaire plus tard dans la journée.

"Nous sommes encore en train de compiler des chiffres précis aujourd'hui. Il m'a été rapporté que (le bilan des cas) sera supérieur à 1.000 et atteindra environ 1.300 personnes", a déclaré la gouverneure de Tokyo Yuriko Koike à des journalistes. "Pour le coronavirus, il n'y a pas de fin d'année ni de jour férié. En cette saison hivernale, nous voyons le coronavirus se propager et la situation est extrêmement grave", a-t-elle averti.

Le Japon a été relativement épargné en comparaison avec d'autres pays du monde, avec moins de 3.500 décès depuis qu'il a enregistré son premier cas en janvier 2020. Il a également évité des mesures de confinement sévères, bien que le gouvernement ait imposé un état d'urgence au printemps en demandant aux entreprises et aux écoles de fermer et aux habitants de rester chez eux.

Cependant, cette mesure ne revêtait aucun caractère contraignant et elle a été levée au bout de plusieurs semaines lorsque le nombre de cas est retombé. Le taux d'infection est resté faible pendant l'été mais, ces dernières semaines, le Japon a assisté à une nette recrudescence des contaminations, ce qui a suscité des appels à un nouvel état d'urgence, que le gouvernement est réticent à imposer par crainte des retombées économiques.

Si le nombre de cas continue d'augmenter, la ville de Tokyo "n'aura peut-être pas d'autre choix que de demander" au gouvernement central de décréter un nouvel état d'urgence, a averti Mme Koike mercredi.

Yasutoshi Nishimura, le ministre en charge de la lutte contre le coronavirus, a également averti mercredi qu'un état d'urgence serait nécessaire pour "protéger la vie des Japonais" si les infections continuent à augmenter. "Le système médical ne pourra pas survivre", a-t-il déclaré dans un message vidéo.

M. Suga, qui a pris ses fonctions en septembre après la démission de Shinzo Abe pour raisons de santé, est de plus en plus critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire.

Au début de cette semaine, l'ancien ministre japonais des Transports, Yuichiro Hata, est devenu le premier homme politique de haut rang à mourir après avoir contracté le virus.

Amérique

Etats-Unis

Les Etats-Unis ont enregistré mercredi 3.927 morts du Covid-19 en 24 heures, un nouveau record dans ce pays, le plus endeuillé au monde par la pandémie, selon les chiffres de l'université Johns Hopkins, qui font référence. Ce nouveau record porte à 341.845 le nombre de morts du nouveau coronavirus chez la première économie du monde, selon un relevé effectué chaque jour par l'AFP à 20H30 (01H30 GMT jeudi) des chiffres de Johns Hopkins, actualisés en permanence.

Avec 189.671 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, les Etats-Unis approchent également à grand pas de la barre des 20 millions de contaminations, après avoir passé les 19 millions dimanche. L'Inde, en deuxième position, est loin derrière avec 10,2 millions de cas.

Les Etats-Unis sont confrontés à un spectaculaire rebond de l'épidémie depuis l'automne, aggravé par la grande fête familiale de Thanksgiving fin novembre et que les fêtes de fin d'année devraient encore amplifier.


Le célèbre immunologue américain Anthony Fauci a dit redouter dimanche que le pire de la pandémie reste à venir. La campagne de vaccination, au cours de laquelle près de 2,8 millions de personnes avaient mercredi déjà reçu une première injection, ne permettra pas d'atténuer la tendance actuelle de hausse du nombre de cas.

Algérie

L'Algérie, le plus grand pays du Maghreb, dont la campagne de vaccination contre le Covid-19 est censée débuter en janvier, va acquérir un premier lot du vaccin russe Spoutnik V, a annoncé mercredi soir le porte-parole du gouvernement. "Le ministre de la Santé a annoncé la signature d'un contrat de gré à gré avec un laboratoire russe pour l'acquisition du vaccin contre le coronavirus afin d'entamer la vaccination à partir du mois de janvier", a précisé le porte-parole, Ammar Belhimer, à l'issue du conseil des ministres hebdomadaire.

"L'Institut Pasteur a entamé une série de consultations avec l'entreprise russe qui produit le vaccin Spoutnik V et continue dans le même temps ses consultations avec d'autres parties étrangères", a-t-il ajouté.

Selon les médias algériens, le vaccin russe présente peu de contraintes logistiques et un prix avantageux pour le gouvernement d'Alger.

Vieille alliée de la Russie, l'Algérie a débloqué un budget de 1,5 milliard de dinars(9,2 millions d'euros) pour l'acquisition de 500.000 doses de vaccin, avait auparavant annoncé le directeur général du Budget au ministère des Finances, Abdelaziz Fayed, sur la chaîne télévisée privée arabophone Echorouk.

M. Fayed a précisé que le budget pour l'acquisition du vaccin pourrait atteindre 20 milliards de dinars (122 millions d'euros), sans fournir davantage de détails.

Les dates de livraison du premier lot et du début de vaccination n'ont pas été communiquées.

Le président Abdelmadjid Tebboune avait instruit le gouvernement le 13 décembre dernier, via un message vidéo enregistrée en Allemagne où il était soigné du virus, d'accélérer l'acquisition du vaccin et de commencer les opérations de vaccination "dès janvier". Atteint du Covid-19, il avait quitté Alger fin octobre pour des soins en Allemagne, avant de revenir à Alger le 29 décembre.

Le vaccin russe a été très critiqué, notamment par des scientifiques occidentaux, pour son annonce jugée prématurée avant même les essais cliniques de masse et la publication de résultats scientifiques. Ses développeurs affirment qu'il est efficace à plus de 90%. En Algérie, le nombre de contaminations au Covid-19 approche les 100.000 cas, dont plus de 2.750 décès, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Europe

Allemagne

La crise "historique" du coronavirus est appelée à se prolonger en 2021, a prévenu jeudi la chancelière allemande Angela Merkel dans ses voeux du Nouvel An, même si le vaccin apporte de l"'espoir". "Ces jours et ces semaines (...) sont des temps difficiles pour notre pays. Et cela va durer encore un bon moment", a déclaré la chancelière dans son allocution, la dernière car elle bouclera son quatrième et dernier mandat à l'automne 2021. "L'hiver reste difficile", a ajouté celle qui dirige depuis 15 ans la première économie européenne, qualifiant de nouveau la pandémie de "crise historique".

Longtemps considérée comme une "bonne élève" européenne de la gestion de l'épidémie, l'Allemagne a été frappée de plein fouet par la deuxième vague du coronavirus et a dû décréter un nouveau confinement partiel au moins jusqu'au 10 janvier.

"Les défis que nous pose la pandémie restent immenses", a-t-elle insisté, remerciant la grande majorité des Allemands pour avoir respecté les consignes de réductions des contacts visant à lutter contre la propagation du virus.

Au total, 32.107 personnes ont succombé au virus en Allemagne depuis le début de la pandémie, selon les derniers chiffres de l'institut de veille sanitaire Robert Koch (RKI).

Le bilan journalier des décès a pour la première fois dépassé le millier mercredi, un record que le RKI a aussi expliqué par un effet de rattrapage, les autorités sanitaires régionales lui ayant envoyé des données incomplètes en raison des fêtes de Noël.

Eu égard à tous les morts et à leurs proches, la chancelière a fustigé le mouvement des corona-sceptiques dans le pays, qui se sont illustrés par plusieurs grandes manifestations en partie accompagnées de violence cette année.

"Je ne peux qu'imaginer l'amertume ressentie par ceux qui porte le deuil d'un être cher à cause du coronavirus, ou ceux qui continuent à souffrir de séquelles, quand l'existence du virus est contestée ou niée par certains", a-t-elle dit "Les théories du complot ne sont pas seulement fausses et dangereuses, elles sont aussi cyniques et cruelles envers ces personnes", a-t-elle martelé.

Norvège

Les voyageurs qui se rendront en Norvège devront présenter, à partir du 2 janvier, un test au coronavirus négatif, a annoncé le gouvernement jeudi. Les gens devront se faire tester le plus rapidement possible en entrant dans le pays, à l'aéroport ou aux frontières, et pas plus tard que le lendemain de leur arrivée, au risque de se voir infliger une amende.

Les enfants de moins de 12 ans sont exemptés, tout comme les voyageurs professionnels et les transfrontaliers.