La pandémie de coronavirus a fait au moins 1.621.397 morts dans le monde depuis décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mardi en milieu de journée. Plus de 72,7 millions de cas de Covid-19 ont été diagnostiqués.

Un Espagnol sur dix infecté par le nouveau coronavirus

Dix pour cent de la population espagnole, soit environ 4,7 millions de personnes, ont été infectés par le nouveau coronavirus depuis le début de la pandémie, selon une nouvelle étude de séroprévalence présentée par le gouvernement. Ce chiffre dépasse largement le bilan officiel qui recense 1,76 million de cas diagnostiqués depuis le début de la pandémie.

Fin octobre, le chef du gouvernement Pedro Sanchez avait déjà indiqué que le nombre réel de cas était bien plus élevé que le bilan officiel, estimant le nombre total à trois millions de personnes.

L'étude publiée mardi soir est la quatrième de ce type menée en Espagne.

Elle conclut que "la prévalence globale d'anticorps IgG contre le SARS-CoV-2" atteint 9,9%, après un travail de terrain mené sur 51.409 personnes entre le 16 et le 29 novembre.

Cela signifie que "une personne sur dix en Espagne aurait été infectée par le coronavirus depuis le début de la pandémie", a précisé dans un communiqué le ministère de la Santé.

L'impact de la pandémie est inégal en fonction des régions, avec une séroprévalence bien plus élevée à Madrid (18%), Barcelone, en Navarre (nord) et dans la province de Saragosse (nord-est).

En revanche, ce taux ne dépasse pas les 5% dans certaines régions comme les îles Canaries ou la région de Valence.

Une "forte prévalence" a été constatée parmi le personnel sanitaire (près de 17% au total), les employées de maison s'occupant de personnes âgées (16%) et les femmes de ménage (près de 14%).

La séroprévalence est également plus forte chez les étrangers (13%).

Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez a en outre qualifié mercredi d'"inquiétante" la situation épidémique en Espagne, en raison d'un rebond des cas de Covid-19 ces derniers jours, n'excluant pas de proposer un durcissement des restrictions pour Noël. L'Espagne a été un des premiers pays européens à subir la deuxième vague de contagions et à imposer de nouvelles mesures, mais la situation s'était nettement améliorée ces dernières semaines, avec une réduction de près de moitié de l'incidence en novembre.

Londres referme ses pubs et ses restaurants, plus de 137.000 Britanniques ont commencé à être vaccinés

Pubs et restaurants de Londres sont contraints mercredi de fermer leurs portes pour la troisième fois depuis le début de la pandémie de nouveau coronavirus, la capitale britannique et certaines régions du sud de l'Angleterre basculant sous le plus haut niveau d'alerte et de restrictions.

Par ailleurs, plus de 137.000 personnes au Royaume-Uni, premier pays occidental à avoir commencé sa campagne de vaccination il y a une semaine, ont reçu leur première dose du vaccin Pfizer-BioNTech, a annoncé mercredi le ministère de la Santé. Ce vaccin, que le Royaume-Uni est le premier pays dans le monde à avoir autorisé, nécessite deux doses, la seconde 21 jours après la première.

Devant les députés, le Premier ministre Boris Johnson a salué un "bon départ" pour la campagne de vaccination, répondant aux critiques de l'opposition sur sa gestion de la pandémie, qui a fait près de 65.000 morts dans le pays, le bilan le plus élevé en Europe avec l'Italie.

"La majorité" de ces vaccins ont été administrés à des plus de 80 ans, employés des maisons de retraite et du système public de santé, a précisé dans un communiqué le ministère de la Santé.

"Ce n'est que le début et nous allons progressivement étendre notre programme de vaccination pour qu'au bout du compte tout le monde puisse reprendre une vie normale", a souligné le ministre Matt Hancock.

Le Danemark ferme centres commerciaux et boutiques pendant les fêtes

Le Danemark va donner un nouveau tour de vis à ses mesures de restriction contre le Covid-19 en fermant les commerces pendant les fêtes face à la hausse continue du nombre des cas, a annoncé mercredi la Première ministre.

"Du vendredi 25 décembre au 3 janvier, le Danemark sera vraiment fermé", à l'exception des magasins d'alimentation et des pharmacies, a annoncé Mette Frederiksen. La fermeture des centres commerciaux interviendra dès jeudi, suivie par une première série d'activités à partir du 21 décembre, puis tous les commerces non essentiels à partir du 25.

Ces restrictions rejoignent la longue liste de mesures prises pour juguler la hausse croissante des nouveaux cas, après l'extension à l'ensemble du pays mardi des mesures de semi-confinement (fermeture des collèges et lycées, bars, restaurants, centres sportifs et lieux culturels) à l'ensemble du pays.

Les autorités sanitaires ont enregistré mercredi 3.692 cas et 14 décès en 24 heures dans le royaume de 5,8 millions d'habitants, qui va bientôt dépasser la barre des 120.000 cas et des 1.000 morts.

"Les nouvelles restrictions ne sont pas pour amuser galerie mais parce qu'elles sont nécessaires pour l'ensemble de la société", a affirmé le ministre de l'Industrie, Peter Hummelgaard.

Les autorités craignent que janvier et février constituent les mois les pires de la pandémie, a souligné Mme Frederiksen, conjurant ses concitoyens de passer les fêtes en petit comité.

Mercredi, l'Organisation mondiale de la Santé a recommandé le port du masque lors des réunions familiales de Noël et des fêtes de fin d'année en Europe, avertissant d'un "risque élevé" de nouveau rebond de l'épidémie début 2021.

Nouveau record aux USA

Les Etats-Unis ont enregistré mardi un nouveau record de contaminations avec plus de 248.000 cas de Covid-19 recensés en 24 heures, selon les chiffres de l'université Johns Hopkins, qui font référence. Dans le même temps, le pays, confronté à un rebond spectaculaire de l'épidémie depuis plus d'un mois, a déploré 2.706 morts de la maladie, selon un relevé effectué chaque jour à 20H30 locales par l'AFP des chiffres de l'université, actualisés en continu.

Les records de contaminations se sont enchaînés depuis deux semaines dans le pays. La barre des 200.000 cas quotidiens a été dépassée sur 10 des 13 derniers jours.

Le nombre de personnes hospitalisées est aussi à un plus haut depuis le début de la pandémie, avec 113.000 patients occupant des lits pour cause de Covid-19, selon les données actualisées mardi du ministère américain de la Santé.

La situation est en train de s'améliorer dans le Midwest, où les nombres de nouveaux cas quotidiens et d'hospitalisations sont en baisse, mais l'épidémie s'accélère dans le Nord-Est et l'Ouest, note le Covid Tracking Project, qui suit quotidiennement les données dans tout le pays.

La Californie est notamment confrontée à une pénurie de lits en soins intensifs. Moins de 100 étaient encore libres mardi dans le comté de Los Angeles, qui compte dix millions d'habitants.

L'immense campagne de vaccination qui a été lancée lundi aux Etats-Unis, avec les premières injections du remède de Pfizer/BioNTech, ne permettra pas d'endiguer la poussée actuelle, ont prévenu les responsables sanitaires, car il faudra plusieurs mois avant qu'une partie suffisamment importante de la population soit immunisée.

Les experts insistent sur la nécessité de respecter les gestes barrière, notamment à l'approche des fêtes de fin d'année.

Allemagne: le nombre de cas a presque doublé, record de décès ce mercredi

En Allemagne, où un nouveau confinement a débuté mercredi, le nombre d'infections au coronavirus est à nouveau en hausse. Pas moins de 27.728 nouveaux cas ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, soit presque le double des 14.432 cas enregistrés la veille, a fait savoir mercredi l'Institut Robert Koch (RKI), l'équivalent de Sciensano en Belgique.

Au total, 952 personnes sont mortes au cours des dernières 24 heures, un nombre record.Le précédent record de morts en une journée avait été atteint vendredi dernier, avec près de 600, et la situation des soins intensifs dans le pays devient préoccupante.

Au total, quelque 83% des lits en réanimation sont occupés dans les cliniques du pays, a indiqué mercredi matin la fédération de la médecins intensive (Divi).

Ces annonces viennent alourdir un peu plus le climat dans le pays avec l'extension des restrictions de déplacement.

Les Allemands ont retrouvé mercredi le confinement partiel qu'ils avaient connu durant plusieurs semaines au printemps, avec la fermeture de tous les commerces "non essentiels" et des écoles.


Jusqu'au 10 janvier au moins, les autorités souhaitent "mettre en application dans tout le pays le principe de +nous restons à la maison+", selon le texte de la résolution adoptée dimanche à l'issue d'une réunion de crise entre la chancelière Angela Merkel et les dirigeants des 16 Etats régionaux.

S'ils sont enjoints de limiter drastiquement leurs contacts et d'éviter les voyages dans le pays et à l'étranger, les Allemands ne sont pas soumis à des autorisations pour sortir de chez eux et n'ont jamais jusqu'ici subi un confinement aussi strict que celui imposé par exemple en France.

Ces mesures visent à ne pas provoquer d'"engorgement" du système hospitalier alors que le manque de personnel se fait déjà sentir dans de nombreux établissements et que certains services de soins intensifs arrivent au bout de leurs capacités.

Le Québec annonce un reconfinement partiel jusqu'au 11 janvier

Le Premier ministre du Québec François Legault a annoncé mardi une série de nouvelles restrictions comprenant la fermeture des commerces non-essentiels du 25 décembre au 11 janvier et le télétravail obligatoire dès jeudi, afin d'enrayer la seconde vague de coronavirus. Les salons de coiffure et les magasins de vêtements seront notamment fermés, tandis que les commerces alimentaires, de ventes d'alcool et de cannabis pourront rester ouverts, comme c'était le cas lors de la première vague.

Province la plus touchée par le coronavirus au Canada, le Québec a recensé mardi 1.741 nouveaux cas et 39 morts supplémentaires.

"Même si on s'en sort mieux qu'ailleurs, il reste que le niveau de la propagation du virus est quand même fort au Québec", a déploré François Legault, lors d'un point presse.

Le Québec va amorcer une "pause du temps des fêtes jusqu'au 11 janvier" durant laquelle le télétravail sera obligatoire, à compter du 17 décembre.

Les écoles primaires seront également fermées jusqu'au 11 janvier, soit une semaine supplémentaire par rapport aux vacances habituelles.

En outre, de nouvelles régions vont passer au rouge, soit le seuil d'alerte maximale. La majorité des régions de la province le sont déjà, ce qui implique que les rassemblements y sont interdits.

Le Québec prévoit toutefois des assouplissements pour la période du 17 décembre au 11 janvier: les Québécois pourront pratiquer ensemble des activités extérieures, jusqu'à huit personnes.

"C'est une bonne chose d'aller dehors, c'est beaucoup moins dangereux, il y a beaucoup moins de propagation du virus à l'extérieur qu'à l'intérieur", a justifié M. Legault en priant les Québécois de se maintenir à deux mètres. Les parcs et sites extérieurs seront ouverts.

Et les personnes seules, qui ne peuvent actuellement recevoir qu'une seule personne à la fois, pourront aller "dans la bulle d'une autre famille" pendant cette période.

"Je suis confiant qu'on va être capables de rouvrir le 11 janvier" les commerces, a précisé M. Legault.

Au lendemain du lancement d'une campagne historique de vaccination au Canada, le Québec avait vacciné au total plus d'un millier de personnes, dont 900 mardi, des personnels de santé et des pensionnaires de maisons de retraite.

La deuxième vague de la pandémie s'est accélérée ces dernières semaines au Canada et le pays recensait au total 473.353 cas de coronavirus et 13.627 morts.

Brésil: 16 mois pour vacciner la population

Le ministère brésilien de la Santé a annoncé vouloir vacciner "la population en général" dans les 16 mois suivant l'approbation d'un vaccin, selon le plan national d'immunisation dévoilé mardi.

Une fois "l'aval obtenu pour un vaccin, ou après une autorisation pour usage d'urgence", la distribution sera réalisée "en cinq jours" dans les 27 Etats du Brésil ainsi que dans la capitale Brasilia, a expliqué le ministre Eduardo Pazuello dans document précisant le plan de vaccination, qui avait été demandé par le Tribunal suprême fédéral (TSF), la plus haute juridiction du pays.

Lundi, le juge du TSF Ricard Lewandowski avait réclamé des précisions au ministre quant aux dates de "démarrage et de fin du plan national de vaccination", M. Pazuella répondant qu'une telle information dépendrait de la date d'approbation du vaccin par le régulateur sanitaire brésilien, l'Anvisa.

Le ministre a cependant estimé à "environ quatre mois" le temps nécessaire à la vaccination des quatre groupes à risques identifiés par le plus grand pays sud américain: les personnes âgées de plus de 75 ans, les professionnels de santé, les adultes de 60 ans en résidence et les peuple autochtones.

Dans un second temps, "une période de 12 mois sera nécessaire pour finaliser la vaccination de l'ensemble de la population, en fonction de la quantité de vaccins disponible", la fin du programme de vaccination pouvant être envisagée dans "approximativement 16 mois", selon le document adressé au TSF.

Deuxième pays le plus touché au monde derrière les Etats-Unis, le Brésil compte près de 7 millions de cas positifs depuis le début de la pandémie, alors que 182.799 Brésiliens ont perdu la vie.

Le plan de vaccination présenté par le gouvernement du président d'extrême-droite Jair Bolsonaro a fait l'objet de vives critiques dans la presse nationale, qui a dénoncé "l'incompétence" de l'exécutif face à un programme jugé peu adapté.

Les différents vaccins font également l'objet d'une lutte politique, en particulier entre M. Bolsonaro et le gouverneur de Sao Paulo, Joao Doria, pressenti comme un futur candidat à la présidentielle.

Les deux hommes s'affrontent sur le vaccin CoronaVac, développé par le laboratoire chinois Sinovac et l'institut Butantan de Sao Paulo, surnommé "le vaccin chinois de Joao Doria" par le président brésilien, qui l'a exclu du programme de vaccination national, à la différence des vaccins de Pfizer et d'AstraZeneca.

De son côté, M. Doria compte bien utiliser le CoronaVac pour commencer dès que possible à vacciner la population de Sao Paulo.

Le ministère de la Santé, qui lance officiellement mercredi le plan de vaccination, vise l'immunisation d'au moins 70% de la population afin de freiner la pandémie, soit près de 150 millions de personnes.

Le vaccin de BioNTech sera importé en Chine

Le chinois FosunPharma va importer l'an prochain au moins 100 millions de doses du vaccin de l'allemand BioNTech contre le nouveau coronavirus, alors même que Pékin met au point ses propres vaccins contre le Covid-19. Le vaccin de BioNTech, produit en collaboration avec l'américain Pfizer, a déjà reçu des autorisations de mise sur le marché dans plusieurs pays, notamment la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, où il a commencé à être inoculé.

Des laboratoires chinois travaillent eux-aussi sur des vaccins expérimentaux qui ont commencé à être largement distribués dans le pays aux personnes les plus exposées, mais sans avoir encore reçu formellement le feu vert des autorités pour une mise sur le marché.

Dans un communiqué adressé mercredi à la Bourse de Hong Kong, FosunPharma précise que BioNTech lui fournira "pas moins de 100 millions de doses du vaccin contre le coronavirus pour la Chine continentale en 2021".

FosunPharma payera 250 millions d'euros à titre d'avance pour la fourniture de 50 millions de doses, est-il précisé.

Les deux groupes se partageront les profits réalisés pour la vente du vaccin en Chine continentale ainsi qu'à Hong Kong et Macao, à hauteur des deux tiers pour Fosun et un tiers pour BioNTech.

FosunPharma est une filiale du conglomérat diversifié Fosun International, propriétaire notamment du Club Med.

La Chine, où l'épidémie a fait son apparition à la fin de l'an dernier, a mis de gros moyens dans la mise au point de vaccins, le président Xi Jinping promettant d'en faire "un bien public mondial".

La capitale émiratie Abou Dhabi a ainsi commencé lundi à vacciner ses habitants à l'aide du vaccin du chinois Sinopharm.

La Chine a actuellement quatre vaccins en phase finale de tests. Plusieurs tests ont été menés par les laboratoires chinois dans un certain nombre de pays, dont le Brésil, les Emirats et la Turquie.

Au Pérou, les essais du vaccin Sinopharm ont été suspendus après que des problèmes neurologiques ont été détectés chez un volontaire.

Lundi, l'agence brésilienne de régulation sanitaire (Anvisa) a affirmé que la Chine avait employé des critères "non transparents" afin d'accorder l'approbation d'urgence de mise sur le marché d'un autre vaccin, le CoronaVac du laboratoire Sinovac.

Par le passé, l'industrie pharmaceutique chinoise a été mise en cause lors de scandales de vaccins frelatés.

Indonésie: le président annonce qu'il sera le premier vacciné

Le président Joko Widodo a indiqué mercredi qu'il serait le premier Indonésien à recevoir le vaccin contre le Covid-19 au cours d'une campagne qui sera gratuite pour tous. "J'annonce aujourd'hui que le vaccin contre le Covid-19 sera gratuit pour tous les citoyens. Et que je serai le premier à recevoir le vaccin", a écrit le dirigeant sur son compte twitter. Ainsi "il n'y aura aucune raison pour les gens de ne pas se faire vacciner ou de douter de la sécurité de ce vaccin", a-t-il souligné.

La présidence n'a pas indiqué cependant quel vaccin il utiliserait et quand la campagne de vaccination pourrait débuter.

Les autorités indonésiennes prévoyaient initialement de ne vacciner gratuitement que les soignants, les fonctionnaires, les membres de la police et de l'armée. Contrairement à de nombreux pays, le gouvernement indonésien a indiqué vouloir donner la priorité aux actifs, de 18 à 59 ans, face aux plus âgés.

Joko Widodo a annoncé mercredi que le vaccin serait finalement gratuit pour tous, grâce à une réallocation des ressources. "J'ai demandé au ministre des finances de donner la priorité (à la vaccination) et de rediriger des budgets" pour rendre possible la vaccination gratuite de la population, a-t-il détaillé dans un discours télévisé.

A ce jour, Jakarta a obtenu des engagements de livraisons cumulés de plus de 350 millions de doses, selon le Global Health Innovation Center de l'université américaine Duke. Pas encore assez pour fournir deux doses à sa population de près de 270 millions d'habitants.

L'Indonésie a reçu début décembre une première livraison de 1,2 million de doses du vaccin fabriqué par Sinovac et 1,8 million de doses sont attendues en janvier.

Le pays est le plus touché d'Asie du Sud-Est par le virus avec quelque 630.000 cas et plus de 19.000 décès dus au Covid-19.

Cependant, l'ampleur de l'épidémie dans l'archipel est considérée comme largement sous-estimée dans ces statistiques alors que le pays compte un des taux de tests par habitant particulièrement bas.

La capitale indonésienne Jakarta va augmenter les restrictions à partir de vendredi jusqu'au 8 janvier, enjoignant les employés à travailler en majorité chez eux après une hausse des contaminations.

Les festivités du Nouvel An ont été interdites dans l'espace public dans la capitale, comme à Bali et dans les régions de Java centre et le sud des Célèbes.

La RDC sous couvre-feu à partir de vendredi

Un couvre-feu va être instauré à partir de vendredi dans toute la République démocratique du Congo face à la "deuxième vague" du Covid-19 qui touche surtout la capitale Kinshasa, a annoncé la présidence mercredi. Cette mesure sera en vigueur "de 21 heures à 5 heures du matin", a détaillé la présidence du plus grand pays d'Afrique subsaharienne.

La RDC, qui compte plus de 80 millions d'habitants, est relativement épargnée en nombre total de cas (un peu moins de 15.000 pour 364 décès depuis le 10 mars selon les chiffres officiels, contre par exemple plus de 860.000 en Afrique du Sud).

Mais une hausse est enregistrée depuis quelques semaines avec 345 nouveaux cas dont 298 à Kinshasa, selon le dernier bulletin des autorités sanitaires, qui font également état de six nouveaux décès mardi.

"Cette deuxième vague est essentiellement due à l'importation de cas venus de l'étranger", avait indiqué le président Félix Tshisekedi lundi devant le Parlement.

Les voyageurs sont systématiquement testés à leur arrivée en RDC depuis le 31 octobre.

"Les tests obligatoires devraient se poursuivre pour les voyageurs internes et ceux en provenance et en partance pour l'étranger", a précisé la présidence.

"L'interdiction des cérémonies festives et des réunions de plus de 10 personnes" a également été décrétée à la veille des fêtes de fin d'année.

"La reprise des cours est renvoyée à une date ultérieure" au niveau de l'enseignement supérieur, tandis que les élèves du primaire et du secondaire iront "en vacances anticipées dès ce vendredi 18 décembre", poursuit la présidence, sans préciser la date de la reprise.

Par ailleurs, "le port obligatoire des masques, le respect de la distanciation physique, le lavage systématique des mains et la prise de température seront de stricte application", selon la même source.

Les marches publiques, productions artistiques et kermesses, ont également été interdites.

Les autorités ont opté pour la poursuite des compétitions sportives à huis clos, le transport des dépouilles mortelles directement sur les lieux d'inhumation sans aucune autre cérémonie ainsi que le fonctionnement des églises et des débits de boisson avant le début du couvre-feu en respectant les mesures barrières.