Les Etats-Unis ont enregistré samedi, pour la troisième journée consécutive, un nombre record de contaminations au coronavirus en 24 heures avec près de 230.000 cas, selon le comptage de l'université Johns Hopkins.

Pendant la même période de 24 heures, les Etats-Unis ont compté 2.527 décès liés au Covid-19, a indiqué cette université de Baltimore dont les chiffres font référence. Les Etats-Unis, qui ont les chiffres de contaminations et de décès les plus élevés au monde, ont subi une forte résurgence de l'épidémie au cours des dernières semaines. Et des responsables sanitaires ont prévenu d'un risque de remontée des contaminations après que des millions d'Américains ont voyagé la semaine dernière pour célébrer la grande fête de Thanksgiving, malgré leurs appels à éviter les déplacements. Depuis deux semaines, le nombre quotidien de décès aux Etats-Unis est régulièrement supérieur à 2.000, comme c'était le cas au printemps, lors du pic de la première vague de la pandémie. Depuis le début de la pandémie, les Etats-Unis ont enregistré plus de 14,3 millions de cas de contaminations et 281.121 décès liés au virus.

Face au danger, le président américain élu Joe Biden s'attend à une cérémonie d'investiture en janvier largement en ligne pour suivre les "recommandations des experts". "Il est donc hautement improbable que l'on ait un million de gens sur le Mall", la grande avenue du centre de Washington, a averti le démocrate de 77 ans.

Près de 1.520.000 morts dans le monde

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 1.519.213 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles samedi en milieu de journée. Plus de 65.865.820 cas ont été officiellement diagnostiqués.

Les États-Unis sont les plus touchés, avec 281.121 décès. Suivent le Brésil avec 176.628 morts, l'Inde (139.700), le Mexique (108.863) et le Royaume-Uni (60.617).

L'Italie passe la barre des 60.000 morts

L'Italie a dépassé la barre des 60.000 morts liés au Covid-19, selon le dernier bilan officiel publié dimanche.

Depuis le début de la pandémie, la péninsule, premier pays européen frappé durement par la première vague du virus, a enregistré 1.728.878 cas, dont 60.078 morts, selon le bilan du ministère de la Santé.

En dépit de toutes les mesures prises par le gouvernement pour endiguer les contagions et traiter les malades, le bilan quotidien continue d'être en moyenne de 700 décès. Jeudi, un nombre record de 993 morts a été déploré, le chiffre le plus élevé depuis le début de l'épidémie.

Avec un décès pour 1.000 habitants, l'Italie affiche l'un des plus mauvais bilans d'Europe et du monde. Son taux de mortalité (nombre de morts par rapport au nombre de cas) s'élève à 3,47%. Seule la Grande-Bretagne fait pire en Europe avec 3,55%. L'Espagne et la France font mieux avec respectivement 2,75% et 2,35%.

Le ministre de la Santé Roberto Speranza a mis en garde contre tout relâchement lors des fêtes de fin d'année: "Si nous baissons la garde nous risquons de nous retrouver en janvier-février avec une nouvelle recrudescence" des contagions "et cela nous ne pouvons pas nous le permettre", a-t-il déclaré sur la chaîne d'information SkyTG24.

Le Premier ministre Giuseppe Conte a d'ailleurs détaillé jeudi toute une batterie de mesures de restriction qui seront mises en oeuvre pour la période de Noël. Il a notamment annoncé l'interdiction des déplacements entre régions à partir du 21 décembre et jusqu'au 6 janvier, y compris pour les Italiens désireux de se rendre dans leur résidence secondaire. Déplacement également impossible d'une commune à l'autre les 25 et 26 décembre et le 1er janvier.

Le couvre-feu à partir de 22H00 à 05H00 reste en vigueur (jusqu'à 07H00 dans la nuit du Nouvel an).

Enfin, les pistes de ski et remontées mécaniques ne pourront rouvrir qu'à partir du 7 janvier.

11.000 nouvelles contaminations en 24 heures en France

La France a enregistré 11.022 nouveaux cas de contamination par le coronavirus en 24 heures, largement au-dessus de l'objectif des 5.000 cas fixé par le gouvernement pour lever les mesures de confinement le 15 décembre, selon les données officielles publiées dimanche.

Au cours de la semaine écoulée, le nombre de nouveaux tests positifs quotidiens a fluctué entre 4.005 et 14.064, la moyenne s'établissant à 10.500 par jour. Dimanche, le taux de positivité était à 10,7%, inchangé depuis trois jours, après plusieurs semaines de repli. Le taux se situait à quelque 20% il y a un mois.

Le nombre de patients en réanimation a lui continué à refluer, à 3.210 contre 3.220 la veille, selon les données de Santé publique France.

Le second critère établi par l'exécutif pour mettre fin aux restrictions de déplacement est que le nombre de patients en réanimation soit ramené à une fourchette comprise entre 2.500 et 3.000.

"On a des objectifs (à atteindre) pour le 15 décembre, pour le déconfinement. On est un peu inquiet", a commenté dimanche l'infectiologue Karine Lacombe sur la chaîne BFM TV.

"Pas tellement pour le nombre de personnes en réanimation: on pense que d'ici le 15 décembre on sera en-dessous des 3.000", a-t-elle déclaré. "En revanche, l'objectif du nombre de contaminations en dessous de 5.000 (par jour, ndlr), ça va être compliqué voire même impossible, puisqu'on voit même qu'on a une légère augmentation qui se confirme ces derniers jours".

Le nombre de morts à l'hôpital causés par le Covid-19 a en revanche poursuivi sa baisse, avec 175 décès enregistrés dimanche, contre 216 samedi et 284 vendredi.

Le nombre total des personnes ayant perdu la vie depuis mars s'élève désormais à 55.155.

Moscou vaccine

La ville de Moscou a commencé samedi à vacciner les soignants et enseignants à risque de contracter le Covid-19.

Le Spoutnik V a été inoculé samedi aux travailleurs sociaux, aux personnels médicaux et aux enseignants dans soixante-dix centres de vaccin ouverts dans la capitale russe.

Ce vaccin russe est pourtant encore dans la troisième et dernière phase d'essais cliniques auprès de 40.000 volontaires.

Régression "d'ici au printemps" au Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, les autorités sanitaires jugent "probable" une régression importante de la pandémie, "d'ici au printemps" grâce à la vaccination. Mais elles se préparent d'abord à une recrudescence après Noël.

Détenteur du pire bilan en Europe (plus de 60.000 morts), le Royaume-Uni a été cette semaine le premier pays occidental à approuver l'utilisation massive d'un vaccin, en l'occurence celui de Pfizer et BioNTech. Les premières doses doivent être injectées la semaine prochaine.

Le Royaume-Uni s'apprête lui aussi à lancer des campagnes de vaccination, et la reine Elizabeth II devrait être une des premières à recevoir le vaccin Pfize-BioNTech, qui vient d'obtenir le feu vert des autorités britanniques. La souveraine, âgée de 94 ans, et son mari le prince Philip, 99 ans, seront tous les deux vaccinés en priorité en raison de leur âge et non en vertu d'un traitement préférentiel, a indiqué le journal Mail on Sunday.

Bethléem illumine son sapin

L'arbre de Noël de Bethléem a été exceptionnellement illuminé sans public samedi soir, en raison des restrictions imposées pour lutter contre la pandémie de coronavirus.

Les autorités palestiniennes ont annoncé la semaine dernière un couvre-feu pendant quatorze jours en soirée et le week-end dans l'ensemble de la Cisjordanie, pour tenter d'endiguer la "propagation préoccupante" du virus.

Kinshasa: 2e vague et pénurie d'oxygène

Les hôpitaux de Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, font face à une deuxième vague de cas de coronavirus et à une pénurie d'oxygène, ont alerté les autorités sanitaires.

Portugal: allègement pendant les fêtes de fin d'année

La deuxième vague de Covid-19 a commencé à refluer au Portugal mais les autorités ont décidé de maintenir les restrictions sanitaires en vigueur, afin de pouvoir les alléger pendant les fêtes de fin d'année, a annoncé le Premier ministre Antonio Costa.

Brésil: les centres commerciaux ouverts 24h/24

Les centres commerciaux de Rio de Janeiro resteront ouverts jour et nuit afin d'éviter les foules pour les achats de Noël en pleine seconde vague du coronavirus.