La pandémie a fait plus de 2.853.908 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles lundi en milieu de journée.

Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 555.381 morts, devant le Brésil (332.752), le Mexique (204.147), l'Inde (165.101) et le Royaume-Uni (126.836).

Ces chiffres sont globalement sous-évalués. Ils se fondent sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé, sans inclure les réévaluations reposant sur des bases statistiques.

EUROPE

Pas de hausse de cas aux Pays-Bas

Pour la première fois depuis des semaines, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 n'a pas augmenté aux Pays-Bas. Le nombre de contaminations détectées la semaine dernière est à peu près le même que la semaine précédente. Selon de premiers chiffres, moins de 50.000 personnes ont reçu un résultat positif à leur dépistage du coronavirus la semaine dernière, ce qui est un peu moins que la semaine précédente. La stabilisation est toutefois peut-être due au week-end prolongé de Pâques.

L'Institut national pour la santé publique (RIVM) doit donner le bilan exact dans la journée de mardi.

Au Danemark, le "passeport corona" fait ses débuts pour rouvrir le pays

Après avoir franchi la porte du salon de coiffure fraîchement rouvert, Rune Højsgaard brandit son "coronapas" sur son téléphone: parmi les premiers en Europe, le Danemark a commencé mardi à utiliser son "passeport" Covid, sésame d'un plan de réouverture progressif du pays d'ici fin mai.

Disponible via une application sécurisée ainsi qu'en format papier, il permet pour l'heure de rentrer dans certains petits commerces - coiffeurs, salon de beauté ou encore auto-écoles - en prouvant que le porteur est soit entièrement vacciné, soit qu'il a déjà contracté le Covid-19 avec un test positif de deux à douze semaines, soit qu'il a effectué un test négatif depuis moins de 72 heures.

"Ca fait trois mois que j'attends de me faire couper les cheveux", confie à l'AFP M. Højsgaard, un informaticien de 42 ans, ravi de pouvoir retrouver le salon.

"J'ai fait un test samedi, il est valable jusqu'à cet après-midi. J'ai l'habitude de me faire tester une à plusieurs fois par semaine donc ce n'est pas vraiment un problème pour moi", explique-t-il.

Après près de quatre mois de fermeture, Pernille Nielsen, la coiffeuse, est "excitée" à l'idée de retrouver ses clients.

"Nous avons attendu cette réouverture tellement longtemps ! Maintenant, on fait tout ce qu'on peut pour pouvoir rouvrir et si c'est ça (le coronapas) qu'il faut faire, alors on le fait", résume la responsable du salon, comptant sur la coopération des clients, qui se sont rués sur les réservations dès qu'elles ont été ouvertes fin mars.

Le Danemark est un des premiers en Europe à mettre en place le système, alors que la Commission européenne travaille au lancement d'un "certificat vert" numérique pour circuler librement à nouveau dans l'UE.

Dans le pays scandinave, le "coronapas" n'est pour le moment pas utilisé pour les voyages, même si le gouvernement en a, à terme, l'intention.

Il sera, en revanche, obligatoire pour accéder aux terrasses dont la réouverture est prévue le 21 avril, puis dans les restaurants, musées, théâtres et cinémas à partir du 6 mai.

La réouverture quasi générale est elle envisagée le 21 mai, date choisie car elle doit correspondre avec la fin de vaccination des plus de 50 ans.

Le "coronapas" est provisoire, assurent les autorités danoises, mais devrait rester en vigueur jusqu'à ce que la totalité de la population danoise ait eu accès au vaccin, en théorie au cours de l'été.

La France démarre la production de vaccins

La production de vaccins en France contre le Covid-19 doit démarrer mercredi, chez le sous-traitant français Delpharm, a-t-on appris lundi auprès du ministère français de l'Economie et des Finances, confirmant des informations de presse.


Nord de la France: AstraZeneca boudé

Des doses de vaccin AstraZeneca n'ont pas trouvé preneurs dans des centres de vaccination du nord de la France, en raison de la peur d'effets secondaires, ont alerté au cours du week-end de Pâques des élus et médecins de la région.

Boris Johnson appelle les Britanniques à la patience pour les voyages à l'étranger

Une pinte en terrasse, oui, des vacances à l'étranger, pas encore: le Premier ministre britannique Boris Johnson a donné lundi son feu vert à la prochaine étape du déconfinement mais appelé à la patience ses concitoyens pressés de partir au soleil après un long hiver confiné.

Il s'est borné à confirmer la réouverture le 12 avril en Angleterre des commerces non essentiels comme les coiffeurs, des terrasses des pubs ou des salles de gyms. Mais il a refusé de s'engager sur une date pour le retour des voyages à l'étranger, interdits en l'état jusqu'au 17 mai sauf raison essentielle.

L'université d'Oxford annonce une pause des essais du vaccin AstraZeneca sur les enfants

L'université d'Oxford a annoncé mardi qu'elle suspendait les essais sur les enfants du vaccin contre le Covid-19 qu'elle a développé avec le laboratoire anglo-suédois AstraZeneca, dans l'attente de l'avis du régulateur britannique. "S'il n'y a pas d'inquiétude concernant la sécurité de l'essai clinique pédiatrique, nous attendons des informations complémentaires du MHRA", le régulateur britannique, "sur les cas rares de thromboses qui ont été rapportés chez des adultes, avant de procéder à de nouvelles vaccinations dans l'essai", a indiqué l'université britannique dans un communiqué

AMERIQUE

Washington s'engage à faciliter l'accès aux vaccins

Les Etats-Unis veulent faire "beaucoup plus" dans leurs livraisons de vaccins anti-Covid aux pays étrangers et ne demanderont pas de "faveurs" en échange, a affirmé lundi le chef de la diplomatie Antony Blinken.

L'objectif du gouvernement de Joe Biden d'offrir un vaccin à 90% de la population des Etats-Unis sera bientôt atteint et Washington envisage de livrer un probable surplus de vaccins à d'autres pays plus en retard dans leur propre campagne, a-t-il assuré.

La Maison Blanche écarte l'idée d'un passeport vaccinal fédéral

La Maison Blanche a affirmé mardi qu'elle n'imposerait pas de passeport sanitaire aux Américains pour montrer qu'ils ont été vaccinés contre le Covid-19, tout en soulignant que le secteur privé était libre d'avancer vers cette idée. "Le gouvernement ne soutient pas, et ne le soutiendra pas, un système qui demanderait aux Américains d'avoir un certificat", a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki.

"Il n'y aura pas de base de données fédérale sur les vaccinations, ni d'obligation fédérale exigeant à tous d'obtenir un certificat de vaccination", a-t-elle ajouté lors de sa conférence de presse quotidienne.

Le plus fort intérêt pour cette idée vient des entreprises privées, soucieuses de rouvrir des sites où se regroupent "un grand nombre de personnes", comme les stades ou les salles de spectacles, a poursuivi la porte-parole.

L'administration Biden publiera des "conseils" avec des "réponses importantes aux questions que les Américains se posent, en particulier autour des données personnelles, de la sécurité ou des discriminations".

"Du côté du gouvernement fédéral, notre intérêt est simple, et c'est que les données personnelles et les droits des Américains doivent être protégés, et donc que ces systèmes ne soient pas utilisés contre les gens de façon injuste", a affirmé Jen Psaki.

Plusieurs pays ont mis en place ou envisagent d'instaurer un "passeport" sanitaire montrant qu'un individu a été vacciné contre le Covid-19, afin de faciliter la reprise des grands rassemblements et des voyages.

L'idée a néanmoins suscité de vives critiques et des inquiétudes concernant de possibles discriminations et la protection des données privées.

ASIE

Manifestation contre les restrictions au Bangladesh

Trois personnes ont été blessées par balle lundi soir par la policer, dans une zone rurale du Bangladesh, au cours d'une manifestation violente contre les restrictions dues au Covid-19, ont rapporté un médecin et la police.

AFRIQUE

Le petit pèlerinage à La Mecque ouvert uniquement aux gens vaccinés dès mi-avril

Seules les personnes vaccinées contre le Covid-19 seront autorisées à effectuer la omra, le petit pèlerinage à La Mecque, à partir du début du mois de jeûne musulman du ramadan qui commence mi-avril cette année, ont annoncé lundi les autorités saoudiennes.

OCEANIE

Nouvelle-Zélande et Australie espèrent en avril une "bulle" où voyager librement

La Nouvelle-Zélande a approuvé mardi le principe d'une "bulle" avec l'Australie au sein de laquelle les ressortissants des deux pays pourraient voyager sans quarantaine, en espérant que celle-ci se concrétisera à la mi-avril.

"Je peux confirmer que les voyages sans quarantaine débuteront dans moins de deux semaines, le 18 avril à 11:59", a annoncé la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern.


Cette "bulle" devrait donc ouvrir un peu plus d'un an après que l'archipel du Pacifique Sud a fermé ses frontières en raison de la pandémie.

L'Australie a de son côté en partie ouvert son territoire aux Néo-Zélandais il y a six mois, leur permettrant de se rendre dans certains Etats sans avoir de quarantaine à observer.

La Nouvelle-Zélande, qui n'a enregistré que 26 décès liés au Covid-19, est l'un des pays qui a été le plus efficace face à la pandémie, profitant à plein de son isolement géographique.

Avec moins d'un millier de décès pour une population de 25 millions d'habitants, l'Australie a également été saluée pour sa gestion de l'épidémie.

L'économie néo-zélandaise a considérablement souffert de l'absence de tourisme étranger sur son sol depuis plus d'un an. Le secteur touristique local espère que la "bulle" permettra d'injecter jusqu'à un milliard de dollars néo-zélandais (600 millions d'euros) dans l'économie nationale.

Mme Ardern a exhorté les Australiens à profiter de cette opportunité, à l'approche de la saison des sports d'hiver en Nouvelle-Zélande.

"Nous sommes un endroit sûr pour venir en famille", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse.

Plusieurs pays d'Asie-Pacifique travaillent sur des projets similaires de "bulle".

Taïwan et l'archipel des Palaos, dans le Pacifique, en ont inauguré une jeudi, avec là aussi l'espoir de soutenir leur industrie touristique durement éprouvée par la pandémie.

L'Australie toujours en attente de 3 millions de doses d'AstraZeneca

L'Australie attend encore plus de 3 millions de doses du vaccin d'AstraZeneca contre le coronavirus. La cargaison aurait déjà dû arriver, selon les termes du contrat, a indiqué mardi un responsable médical sur place. Michael Kidd a affirmé que les lenteurs de la campagne de vaccination pouvaient s'expliquer en partie par l'approvisionnement de vaccins en provenance de l'étranger.

"Nous rencontrons quelques problèmes d'approvisionnement, notamment concernant 3 millions de doses qui auraient déjà dû nous parvenir de l'étranger depuis et qui ne sont toujours pas arrivées en Australie, a indiqué M. Kidd à une télévision locale. L'Union européenne a suspendu l'exportation de 250.000 doses qui devaient rejoindre début mars l'île-continent au départ de l'Italie. L'Europe a fait jouer un mécanisme interdisant toute exportation si elle estime qu'un fabricant n'a pas répondu à tous ses engagements envers les pays de l'Union. Celle-ci a encore renforcé les contrôles depuis.