Après avoir déjà déclaré forfait pour l'US Open à cause de l'épidémie, la numéro un mondiale du tennis, qui avait remporté Roland Garros l'an dernier, a renoncé à se rendre à Paris, évoquant "les risques sanitaires", alors qu'un net rebond du nombre de cas de coronavirus est constaté en France ces derniers jours.

Reporté à l'automne en raison de la pandémie, Roland-Garros doit démarrer le 27 septembre avec une voilure réduite, un public masqué, et des joueurs cantonnés dans deux hôtels des environs et soumis régulièrement à des tests.

Du côté du football, la star de l'équipe de France Kylian Mbappé, testé positif au Covid-19, a dû déclarer forfait pour le match à huis-clos contre la Croatie prévu mardi soir à Saint-Denis, près de Paris. Ses coéquipiers Paul Pogba et Houssem Aouar, qui avaient contracté le virus fin août, ont également raté leur convocation au sein de l'équipe championne du monde.

Vers un raccourcissement de la "quatorzaine"

Le Conseil scientifique mis en place par le gouvernement français a rendu un avis "favorable" pour raccourcir à sept jours la durée d'isolement des personnes testées positives au coronavirus et des cas contacts, contre quatorze actuellement, a déclaré mardi le ministre de la Santé Olivier Véran. "Le Conseil scientifique est favorable à ce qu'on puisse (...) réduire la période de mise à l'abri dans un certain nombre de situations et passer de 14 à sept jours", a-t-il déclaré sur la radio France Inter.

La décision sera prise formellement "vendredi en cours d'un conseil de défense", ce qui "va nous donner un peu de temps pour solliciter d'autres experts pour la mise en place" de cette mesure, a ajouté le ministre.

"On est davantage contagieux dans les cinq premiers jours ou qui suivent les symptômes ou qui suivent la positivité d'un test. Et ensuite cette contagiosité diminue de façon très importante, et au-delà d'une semaine, elle demeure mais elle est très faible", a-t-il argumenté.

Cette période d'isolement raccourcie favorisera "une meilleure adhésion" car aujourd'hui "on constate qu'un grand nombre de Français ne respecte pas la quatorzaine", a poursuivi Olivier Véran, assurant que cette décision n'était pas motivée par "des raisons de priorisation économique".

Le virus continue à circuler de façon active en France, où 68 départements sur 101 sont classés en situation de vulnérabilité modérée ou élevée.

Plus de 4.000 nouveaux cas de Covid-19 ont été comptabilisés les dernières 24 heures, un chiffre en retrait par rapport aux trois jours précédents, où les nouveaux cas s'étaient élevés entre 7.000 et 9.000.

L'épidémie de Covid-19 a fait plus de 30.000 morts en France.


L'Espagne, pays européen parmi les plus touchés par la pandémie de coronavirus, a dépassé la barre des 500.000 cas diagnostiqués, selon le dernier bilan publié lundi par le ministère de la Santé.

"La situation est bien plus favorable" qu'au printemps, a souligné lundi l'épidémiologiste en chef du ministère de la Santé, Fernando Simon. "Mais nous restons dans une phase ascendante", a-t-il mis en garde.


Les contaminations en hausse aux Pays-Bas, surtout chez les jeunes

Le nombre de personnes testées positives au Sars-Cov-2 aux Pays-Bas a augmenté de 50% la semaine dernière par rapport à la semaine précédente, constate l'institut national de la Santé publique et de l'Environnement (RIVM). Celui-ci a reçu 5.427 signalements de nouvelles infections, contre 3.597 la semaine précédente. Dix-sept personnes sont mortes des suites du Covid-19 la semaine dernière, contre 24 décès recensés la semaine précédente.

L'Institut national a par ailleurs enregistré 89 nouvelles admissions à l'hôpital et 19 aux soins intensifs.

Les nouvelles contaminations touchent majoritairement les personnes de 20 à 24 ans. Une personne sur cinq ainsi testée positive au nouveau coronavirus appartient en effet à cette catégorie d'âge. Suit ensuite la tranche des 25 à 29 ans.

Le Sars-Cov-2 a également été constaté chez 551 adolescents néerlandais âgés de 15 à 19 ans. Ceux-ci représentent 10,5% du nombre total de tests positifs.

Hausse à Bali depuis la réouverture de l'île aux touristes

Le nombre de cas de contamination au SARS-Cov-2 recensés sur l'île indonésienne populaire de Bali a doublé depuis le redémarrage du tourisme local. Au cours des cinq dernières semaines, le nombre de décès dûs au Covid-19 est ainsi passé de 48 à 128. L'île a enregistré 164 nouvelles infections au cours des dernières 24 heures, portant le nombre total de contaminations à Bali à 6.500. Au 31 juillet, lorsqu'il avait été décidé de permettre aux touristes des autres îles de l'archipel de revenir à Bali, le nombre d'infections s'élevait alors à 3.300.

Au début de la crise sanitaire, l'île paradisiaque semblait plutôt épargnée par la vague de contaminations, ce qui a incité le gouvernement régional à relancer le tourisme local à la fin du mois de juillet. Une interdiction de voyage reste toutefois d'application pour les touristes étrangers au moins jusqu'au début 2021.

Parallèlement, le nombre total d'infections officiellement enregistrées dans l'archipel indonésien, qui a été particulièrement touché par la pandémie, a dépassé les 200.000. Le nombre de décès signalés s'élève quant à lui à environ 8.200.

Le risque d'être "submergés"

Malgré le contexte préoccupant, les écoles ont rouvert dans le pays, même si de nombreux parents refusent de renvoyer leurs enfants en classe, en dépit de la menace de sanctions.

"Ils sont en train de faire une expérience pour voir ce qu'il va se passer, comme avec des cochons d'Inde", s'indigne Aroa Miranda, mère de deux garçons de 8 et 3 ans qui ne les remettra pas à l'école cette semaine à Castellon de la Plana (est).

L'épidémie gagne également du terrain en France où 4.000 nouveaux cas ont été recensés lundi, après un pic de 9.000 vendredi.

À Casablanca, au Maroc, les écoles sont restées fermées lundi à la grande déception des parents et des élèves en ce jour de rentrée.

"Nous risquons d'être submergés par le virus. Dès lors, des mesures drastiques s'imposent, sinon la situation risque d'être incontrôlable dans les jours à venir", a souligné dimanche soir le ministre de la Santé Khalid Ait Taleb dans une déclaration à la presse.

La situation épidémiologique au Maroc, pays de 35 millions d'habitants, a été marquée par une recrudescence des cas de Covid-19 depuis début août. Au total, 72.394 contaminations, dont 1.361 décès, ont été recensées depuis mars.

V de la victoire

L'Inde de son côté est devenue lundi le deuxième pays du monde après les États-Unis recensant le plus grand nombre de cas de Covid-19 et dépasse le Brésil.

Cela n'a pas empêché le pays de rouvrir, avec de strictes précautions sanitaires, le métro qui était à l'arrêt depuis presque six mois dans ses grandes villes notamment la capitale New Delhi où des passagers masqués font le V de la victoire devant des journalistes. "Il nous faut bien sortir de chez nous, pour mener nos vies", confie l'un d'eux, Deepak Kumar.

Deuxième pays le plus peuplé de la planète avec 1,3 milliard d'habitants, l'Inde est durement frappée par la pandémie qui a fait plus de 880.000 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un comptage établi par l'AFP à partir de données officielles.

Lundi, l'Inde totalise 4,2 millions d'infections depuis le début de la crise, le Brésil 4,14 millions et les Etats-Unis 6,29 millions.

Pour les décès, elle arrive avec 71.642 morts derrière les États-Unis (189.618) et le Brésil (126.960) parmi les trois pays les plus endeuillés au monde par le virus. Mais beaucoup d'experts estiment les chiffres réels plus élevés en Inde, arguant que les tests sont insuffisants et que nombre de décès ne sont pas enregistrés.

"Les Jeux qui auront vaincu le Covid"

Malgré les incertitudes, un haut responsable du Comité international olympique a affirmé lundi que les Jeux de Tokyo, reportés à 2021, se dérouleraient bien l'an prochain "avec ou sans" coronavirus.

"Ce seront les Jeux qui auront vaincu le Covid, la lumière au bout du tunnel", a affirmé à l'AFP le président du comité de coordination du CIO pour les JO-2020, John Coates.

Les frontières du Japon demeurent actuellement largement fermées aux étrangers. Beaucoup d'experts doutent que la pandémie soit sous contrôle d'ici l'été prochain. Et, selon plusieurs sondages récents, une nette majorité de Japonais souhaite un nouveau report des JO ou leur annulation.

L'Autriche compte ouvrir les stations de ski cet hiver

Malgré la crise du coronavirus, l'Autriche entend bien ouvrir les stations de ski l'hiver prochain. "Nous devons essayer de mener une vie aussi normale que possible dans tous les domaines", a déclaré mardi le chancelier Sebastian Kurz (ÖVP) lors d'une visite à Ljubljana, la capitale slovène. "Le tourisme d'hiver et le ski seront possibles." En vue de la prochaine saison de ski, M. Kurz a souligné que le tourisme est un facteur économique majeur en Autriche. Un grand nombre d'emplois sont en jeu, a-t-il dit. Un concept est actuellement en cours d'élaboration, a déclaré M. Kurz, sans mentionner de détails. Il a cependant affirmé que l'après-ski ne serait pas disponible sous la forme habituelle. Lors de fêtes d'après-ski, qui se sont tenues dans la station de ski d'Ischgl, de nombreux touristes étrangers avaient été infectés par le coronavirus.

© AFP
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