La pandémie de coronavirus a fait plus de 1,081 million de morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP mardi. Quelque 37,9 millions de cas ont été officiellement comptabilisés, dont plus de 26,1 millions ont été guéris.

Les Etats-Unis comptent le plus de morts (215.089), devant le Brésil (150.998), l'Inde (109.856), le Mexique (83.945) et le Royaume-Uni (42.875).

Plus de 5000 cas d'infections par jour en Allemagne

Angela Merkel veut imposer de nouvelles restrictions en Allemagne, dont une obligation élargie du port du masque, face à la hausse des infections au Covid-19.

Des horaires de fermeture des bars et restaurants devraient également être imposés lorsque le taux d'incidence atteindra 35 nouvelles infections quotidiennes pour 100.000 personnes durant sept jours consécutifs, selon un projet d'accord négocié mercredi par la chancelière et les dirigeants des 16 régions allemandes et dont l'AFP s'est procuré une copie.

Ces restrictions concernaient jusqu'à présent les zones dont le taux d'infection atteignait 50 pour 100.000. Ces nouvelles mesures sont censées entraver la hausse continue des nouveaux cas recensés depuis plusieurs jours.

Dans les zones où le taux d'infection sera supérieur pendant au moins une semaine à 50 pour 100.000, de nouvelles mesures restrictives, dont la limitation des rassemblements privés, seront "systématiquement" imposées, selon ce projet d'accord. La jauge limite de personnes pouvant se réunir ensemble n'est pas à ce stade précisé.

Gouvernement et régions promettent en retour de nouvelles aides aux entreprises qui pâtiraient de ce tour de vis.

Le document négocié par le gouvernement fédéral et les 16 Länder conseille en outre vivement aux Allemands, actuellement en vacances d'automne, à limiter les déplacements en Allemagne.

La plupart des régions imposent à ce stade un test négatif aux voyageurs qui souhaitent y séjourner. Certains, comme le Mecklembourg-Poméranie occidentale, dans le nord-est du pays, exigent en plus une période de quarantaine.

Ce projet de résolution décrit la lutte contre la pandémie comme une tâche de "dimension historique".

"Nous avons à présent la possibilité d'influer positivement sur le taux d'infection en Allemagne. Mais cela exige une grande détermination et la volonté de la société dans son ensemble", résume le document.

L'institut Robert Koch, chargé de la veille épidémiologique, conseille de son côté aux populations vulnérables, en particulier les personnes âgées, à se faire vacciner contre la grippe saisonnière.

L'Allemagne a recensé plus de 5.000 cas de coronavirus lors des 24 dernières heures pour la première fois depuis le mois d'avril, selon l'Institut Robert Koch, qui y fait foi en la matière, étant l'équivalent de Sciensano en Belgique. En Allemagne, 5.132 nouvelles infections ont été détectées mercredi, soit une augmentation de 1.000 cas en plus par rapport aux 4.122 recensés mardi.

Samedi, 4.721 nouvelles infections avaient été relevées, le précédent record depuis le mois d'avril en Allemagne.

A titre de comparaison, entre le 4 et le 10 octobre, il y a eu en moyenne 5.057 nouvelles infections au coronavirus par jour en Belgique.

En tout, l'Allemagne dénombre 334.585 personnes qui ont été infectées depuis le début de la pandémie, dont 9.677 qui n'y ont pas survécu, soit 43 décès de plus par rapport à la veille.

Les chiffres de l'épidémie y sont au même niveau que lors de la première vague mi-avril mais restent encore sous le pic atteint fin mars et début avril, quand le pays dénombrait 6.000 nouveaux cas quotidiens.

De nouvelles mesures restrictives en Europe

Les Pays-Bas, jusque-là moins stricts que leurs voisins européens, vont être soumis à un "confinement partiel" à partir de mercredi, comprenant notamment la fermeture des bars et des restaurants pour tenter de freiner la poussée de la pandémie, a annoncé mardi le Premier ministre Mark Rutte.

Après des mois de refus du port du masque, il a décidé de le rendre obligatoire dans les espaces clos pour les plus de 13 ans. La vente d'alcool sera interdite à partir de 20H00.

L'Italie, où la pandémie à fait 36.000 morts, a aussi annoncé mardi de nouvelles mesures de restrictions. Interdiction aux bars et restaurants de servir des clients non assis après 21H00, interdiction des fêtes et célébrations, interdiction des sports de contact entre amis et des voyages scolaires, invités à domicile limités à six, mariages et baptêmes limités à 30 personnes.

En France, "l'heure est grave", déclarera mercredi, selon son entourage, le président Emmanuel Macron lors d'une prise de parole à la télévision, avant d'annoncer un nouveau tour de vis, voire des couvre-feux qui devraient surtout toucher les grandes villes. Le nombre de personnes en réanimation dans le pays a encore augmenté (1.633 pour une capacité actuelle nationale d'environ 5.000 lits), avec un bilan global de près de 33.000 morts en sept mois, selon les autorités sanitaires.


Au Royaume-Uni, où le virus est reparti en flèche, le Premier ministre Boris Johnson a annoncé lundi fermer les pubs à Liverpool et réactiver trois hôpitaux de campagne mis en place au printemps.

Mais le gouvernement britannique est critiqué pour avoir ignoré la recommandation de ses experts scientifiques d'imposer immédiatement un court confinement dès septembre pour stopper la propagation du nouveau coronavirus, qui a fait près de 42.900 morts au Royaume-Uni.


Dépistage massif en Chine

Selon les autorités chinoises quatre millions d'échantillons ont été prélevés en près de deux jours à Qingdao (est), qui organise un dépistage express en cinq jours de ses 9 millions d'habitants après la découverte d'un mini foyer de coronavirus.

Mardi, trois millions d'échantillons avaient été prélevés par le personnel soignant, dans des tentes médicalisées installées un peu partout dans la ville.

Record de morts en 24h en Russie

La Russie a annoncé mardi avoir enregistré 244 décès dus au Covid-19 en 24 heures, un record depuis le début de l'épidémie, ajoutant que 90% des lits d'hôpitaux réservés aux malades du coronavirus étaient désormais occupés.

La lutte contre le virus a également connu un contretemps avec la suspension de deux essais cliniques en 24 heures.

Traitement contre le Covid-19: deux essais cliniques suspendus

Mardi, le laboratoire américain Eli Lilly a annoncé l'interruption d'un essai clinique de son traitement expérimental aux anticorps contre le Covid-19, au lendemain de la suspension des essais cliniques du vaccin de la société pharmaceutique américaine Johnson & Johnson.

On ignore la nature exacte des alertes sanitaires qui ont déclenché ces pauses et le temps nécessaire aux sociétés pour enquêter et décider, ou non, de reprendre les essais, parmi les plus attendus et surveillés au monde.

La Banque mondiale a de son côté approuvé mardi une aide de 12 milliards de dollars pour garantir aux pays en développement l'accès rapide aux vaccins quand ils seront disponibles.