Cette accusation surgit alors que les laboratoires du monde entier se sont engagés dans une course effrénée pour développer un vaccin contre le virus qui a déjà tué plus de 940.000 personnes et en a contaminé plus de 30 millions à travers le monde.

La numéro un des renseignements espagnols (CNI) Paz Esteban, citée par El Pais, a affirmé que les hackers ont élaboré "une campagne particulièrement virulente, pas seulement en Espagne, contre des laboratoires qui travaillent à la recherche d'un vaccin", sans plus de précisions sur la cyber-attaque ayant visé l'Espagne.

La cheffe des services secrets a par ailleurs mis en garde devant la presse jeudi contre une augmentation "qualitative et quantitative" des attaques informatiques durant le confinement, avec des pirates visant "des secteurs sensibles comme la santé et le secteur pharmaceutique".

La multiplication de ces attaques dans les pays cherchant un vaccin ont poussé ces derniers à augmenter les échanges entre leurs services de renseignement respectifs, a-t-elle ajouté.

Selon des sources proches du dossier citées par El Pais, la majorité de ces cyber-attaques a été menée depuis la Chine ou la Russie, souvent par des organisations étatiques mais aussi criminelles et universitaires qui commercialisent ensuite ces précieuses données. L'attaque visant l'Espagne a elle été menée depuis la Chine, toujours d'après ces sources.

Contacté par l'AFP, le CNI n'a pas répondu dans l'immédiat.

En juillet, un tribunal de l'Etat américain de Washington a poursuivi deux citoyens chinois pour le vol de grandes quantités de données de centaines d'ordinateurs à travers le monde, parfois pour le compte d'agences gouvernementales chinoises.

Cette vague de cyber-attaques étalée sur plusieurs années a récemment visé les failles informatiques de sociétés développant un vaccin contre le Covid-19, dont certaines en Espagne, l'un des pays les plus frappés par la pandémie en Europe.