Il ne faudra toutefois pas y voir un signe que la Belgique fait face à un second pic épidémique. 


La Première ministre, Sophie Wilmès, a confirmé ce mercredi 29 avril que la Belgique pourrait bel et bien entamer la première étape de son déconfinement qui doit débuter ce lundi 4 mai. Une annonce qui indique que les indicateurs semblent favorables à un allègement des restrictions. "Depuis la fin mars, le nombre de nouvelles hospitalisations n'a cessé de diminuer, a souligné l'épidémiologiste Marius Gilbert sur Twitter. C'est à ce jour notre indicateur le plus fiable de la transmission dans la communauté." Selon l'expert membre de la Task-force chargée de l'Exit Strategy, le pic de mortalité lui suivrait celui des admissions, mais "avec un délais approximatif de 15 jours".



Mais si ces deux données semblent favorables, l'épidémiologiste met en garde contre une hausse des cas détectés qui pourrait survenir sous peu. "Le nombre de tests positifs pourrait augmenter significativement dans les prochaines semaines, a-t-il détaillé. Mais attention, cela ne signifiera pas nécessairement que l'épidémie aura repris." En effet, comme l'explique le scientifique, ce possible regain de cas positifs proviendrait de l'augmentation du nombre de tests effectués. Dorénavant, toute personne présentant des symptômes liés au covid-19 sera soumise à un test, ce qui n'était pas le cas auparavant. Un système de suivi sera également mis en place dès le 4 mai, pour que soient examinés tous les contacts des patients contaminés. Des mesures supplémentaires qui permettront donc de mieux cerner l'évolution de la propagation de la maladie au sein de la population belge mais qui donneront lieu sans doute à une augmentation du nombre de cas quotidiens exposé par Sciensano. Cette donnée sera donc un indicateur auquel il faudra laisser une certaine "période de calibrage" avant de pouvoir s'y fier, selon Marius Gilbert. 



Pour l'épidémiologiste, la Belgique va entamer une nouvelle phase de l'épidémie où la prudence sera d'autant plus de mise. "Nous devrons chercher à simultanément minimiser la transmission tout en reprenant peu à peu une vie plus normale", a conclu Marius Gilbert.