Depuis le début de l'épidémie, nombreuses ont été les fake news en rapport avec le coronavirus. Ces derniers temps, la rumeur disant que l'alcool était un remède pour combattre le virus s'est rapidement propagée à travers le monde, avant d'être démentie par l'Organisation Mondiale de la Santé et par les scientifiques. 

Le 10 mars dernier, 44 personnes ont perdu la vie en Iran après avoir été intoxiquées via la consommation d'alcool frelaté. Ces décès faisaient suite à la rumeur, qui s'était propagée dans le pays mais aussi dans le monde, selon laquelle les boissons alcoolisées aideraient à guérir du coronavirus. En Grèce, l'évêque Ioannis de Langada avait également affirmé que le vin de messe utilisé pour célébrer les rituels religieux était bénéfique pour ses fidèles. "Il contient de l'alcool, et l'alcool tue le virus", avait-il déclaré, en réponse aux critiques des scientifiques quant à la tenue des célébrations religieuses.

Il a pourtant été prouvé que l'alcool n’empêchait pas l'apparition du virus et ne permettait pas non plus de lutter contre celui-ci. "Le seul alcool qui tue le virus c’est l’alcool utilisé pour nettoyer les surfaces dans notre environnement", confirme Jean Ruelle, virologue et chercheur à l'Université de Louvain-La-Neuve.

À l'inverse, la consommation excessive d'alcool, déjà peu recommandée en temps normal, peut s'avérer plus dangereuse encore en période de pandémie. "La consommation d’alcool n’a pas d’influence dans la lutte contre le coronavirus. Quand la consommation est excessive, elle peut même se révéler dangereuse pour les individus. En effet, elle va placer la personne dans un état particulier, durant lequel l’immunité de l'organisme sera diminuée et rendra donc l'individu plus fragile" , explique le virologue.

Cependant, "ce n’est pas un seul verre de vin qui va poser problème, c’est seulement une consommation d’alcool en grande quantité qui peut se révéler problématique", rappelle Jean Ruelle.