Selon cette étude, le virus pourrait se transmettre par la mère. L'étude a été menée sur 31 femmes hospitalisées et seulement un nourrisson testé était positif. Cependant, dans plusieurs cas, des traces du virus ont pu être détectées sur le placenta, le cordon ombilical ou encore dans le lait maternel. "Bien que la transmission in utero semble possible, il est trop tôt pour évaluer clairement le risque et les conséquences potentielles", commente Claudio Finezia, le chercheur responsable de l'étude.

Au début de la pandémie, les experts pensaient que les fœtus ne pouvaient pas être infectés. Un nombre croissant de recherches suggèrent pourtant le contraire. "Compte tenu du nombre très élevé de personnes infectées dans le monde, le nombre de femmes susceptibles d'être touchées par ce phénomène pourrait être potentiellement très élevé", ajoute le chercheur italien.

En Belgique, le Collège de Médecins pour la Mère et le Nouveau-Né est à l'origine de l'initiative visant à créer un enregistrement des cas de COVID-19 chez les femmes enceintes. Cet enregistrement, organisé via B.OSS (Belgian Obstetric Surveillance System) et l'INOSS (International Network of Obstetric Survey Systems), a pour but de recueillir plus d'informations sur l'évolution et les conséquences de ces infections covid-19. Pour le moment, 161 femmes enceintes ont été enregistrées par B.OSS. Selon ces résultats, 68 nourrissons sont nés de mère positives au coronavirus. La majorité des bébés n'ont pas été testés. Seuls 6 bébés ont présenté un résultat positif, pour 13 résultats négatifs.

Sur son site web, le Groupement de Gynécologues Obstétriciens de Langue Française de Belgique (GGOLFB) a mis en ligne un document reprenant plusieurs recommandations à destination des femmes enceintes. Selon eux, "la majorité des femmes enceintes ne présenteront donc que des symptômes grippaux légers à modérés".