L'Organisation mondiale de la santé (OMS) pense pouvoir "probablement" multiplier par cinq l'acheminement de tests de dépistage du Covid-19 en mai.

La demande en matériel médical atteint jusqu'à 200% des chiffres habituels, a affirmé mardi à Genève l'un de ses responsables. Jusqu'à présent, plus d'un million de tests ont été relayés vers 126 pays, mais "en petites quantités", a dit à la presse le chef de l'approvisionnement à l'OMS. Ceux-ci ont permis d'identifier les cas importés et les contacts autour d'eux et ce dispositif a eu "un certain succès".

Quelque 1,5 million de tests supplémentaires sont attendus prochainement. Le volume devrait être multiplié par cinq en mai par rapport aux six dernières semaines, selon le responsable de l'OMS.

Par rapport aux chiffres habituels, la demande en matériel de protection individuelle, en tests et en produits biomédicaux s'est étendue parfois de 100% et même jusqu'à 200%. L'OMS estime ne pas avoir tardé pour lancer ses efforts.

"Le marché ne pouvait répondre" aux défis, a expliqué son chef de l'approvisionnement. Surtout parce que la plupart des partenaires économiques se trouvaient en Chine et avaient dû arrêter leurs usines. Mais aussi parce que des États ont limité leurs exportations et que le trafic aérien a été réduit.

Des composantes de protection individuelle ont toutefois pu être acheminées rapidement dans environ 80 pays. L'OMS et d'autres agences onusiennes ont ensuite décidé d'une "approche différente" en lançant leur propre dispositif de transport aérien avec des appareils commerciaux.

Piloté par le Programme alimentaire mondial (PAM), celui-ci a pu notamment relayer du matériel dans plus de 50 pays en Afrique.

Le PAM a également alerté mardi sur la menace d'un doublement du nombre de personnes victimes de malnutrition grave aiguë dans les trois prochains mois dans neuf pays de l'Est de l'Afrique si aucune assistance ne leur est apportée.