"Peut-être déjà en novembre, disons décembre, d'ici la fin de l'année, nous commencerons à avoir les premières doses", a déclaré la vice-directrice générale.

A la mi-avril, des doses seraient disponibles à grande échelle.

La Commission négocie au nom de Etats membres avec des sociétés pharmaceutiques des pré-contrats d'achat de vaccins. Une première convention a été signée pour 300 millions de doses, avec une option d'achat supplémentaire de 100 millions de doses, avec le groupe AstraZeneca. Les négociations sont également terminées avec Sanofi-GSK, Johnson & Johnson, CureVac et Moderna. Des discussions sont en cours avec BioNtech.

Les vaccins d'AstraZeneca, Moderna et BioNtech seront les premiers sur le marché, estime Mme Gallina. Ces sociétés ont entrepris de transmettre les données nécessaires à l'Agence européenne dont l'avis est attendu pour procéder à la mise sur le marché.

Les droits des patients seront respectés, a assuré la vice-directrice générale.

"Nous n'avons pas changé un mot à la loi. Les entreprises sont totalement responsables. Les citoyens pourront toujours aller devant un tribunal pour défendre leurs droits. Le système reste le même. Nous serions fous de changer cela au milieu de la pandémie", a-t-elle expliqué, en précisant que la responsabilité finale restait chez le fabricant.

Certains députés se sont plaints du manque de transparence. Il est ainsi apparu que l'un des membres de l'équipe de négociateurs européens a travaillé il y a quelques années dans le secteur pharmaceutique. Mme Gallina a reconnu que des efforts devaient être fournis sur ce point mais n'a pas voulu citer de noms.

"Ils pourront être mis sous pression et nous ne voulons pas de cela dans le cadre d'une adjudication", a-t-elle fait remarquer avant de rappeler que les négociateurs avaient dû signer une déclaration sur les conflits d'intérêts et que les Etats-membres étaient impliqués dans l'ensemble de la procédure.

En échange du droit d'achat, la Commission européenne paie des avances aux sociétés pharmaceutiques pour couvrir une partie des risques liés à l'investissement et pour augmenter la capacité de production. Mais lorsque le vaccin est disponible, ce sont les Etats membres qui devront acheter les doses et déterminer les groupes-cibles de la vaccination.