Près de 495.000 morts dans le monde

La pandémie a fait au moins 494.337 morts dans le monde, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles samedi à 11H00 GMT.

Les États-Unis sont le pays le plus touché, avec 125.039 décès. Suivent le Brésil avec 55.961 morts pour 1.274.974 cas, le Royaume-Uni avec 43.414 morts (309.360 cas), l'Italie avec 34.708 morts (239.961 cas), et la France avec 29.778 morts (199.343 cas).

L'Inde dépasse les 500.000 cas

Le deuxième pays le plus peuplé au monde (1,3 milliard d'habitants) vient de dépasser le seuil des 500.000 cas de contaminations officiellement répertoriés et 15.685 morts.

Les épidémiologistes pensent que l'épidémie n'a pas encore atteint son pic. Alors que le pays est dans une phase de sortie de confinement, le virus circule de manière inquiétante dans les villes très densément peuplées.

New Delhi prévoit d'atteindre à elle seule les 500.000 cas d'ici la fin juillet et a réquisitionné wagons, hôtels et salles de fêtes pour désengorger les hôpitaux.

Buenos Aires: à nouveau confinée

Le président argentin Alberto Fernandez va durcir les mesures de confinement à Buenos Aires et dans sa périphérie du 1er au 17 juillet, face à l'augmentation des cas. Selon lui, cette zone où vivent 14 millions de personnes "contamine le reste du pays".

Le confinement imposé dans la capitale depuis le 20 mars avait été progressivement assoupli, mais le nombre de contaminations continue d'augmenter.

Lima déconfinée

Le Pérou, deuxième pays le plus touché d'Amérique latine (272.364 malades), déconfine mardi sa capitale Lima confinée depuis mars.

Selon le gouvernement, la pandémie y est en phase "descendante", même si le pays continue de déplorer plus de 100 décès quotidiens, avec un total de 8.939 morts.

La pandémie a mis à très rude épreuve le système hospitalier, avec 10.964 personnes actuellement hospitalisées, et une pénurie d'équipements médicaux et d'oxygène.

Premiers vols en Tunisie

Après trois mois de fermeture des lignes commerciales, les premiers avions ont atterri en Tunisie (1.164 cas officiels de coronavirus dont 50 décès).

Seuls les voyageurs en provenance de pays considérés comme sûrs - Allemagne, Chine ou Italie - peuvent arriver sans aucune condition.

Ceux venant de pays comme la France, le Maroc et l'Espagne, devront présenter un test PCR négatif fait moins de 72 heures avant le départ.

Les personnes dans les hôtels devront limiter leurs sorties à des excursions en groupe encadré. Les autres doivent s'engager par écrit à un auto-isolement de 14 jours à leur lieu de résidence.

La pandémie de Covid-19 progresse dans le sud des Etats-Unis et en Amérique latine et menace de repartir en Europe, où les habitants sont appelés à rester vigilants.

"Nous avons un problème grave dans certaines zones", avait déclaré un peu plus tôt le docteur Anthony Fauci, l'expert le plus écouté du gouvernement américain sur la pandémie, faisant allusion au sud et à l'ouest du pays. Les chiffres de contamination y sont en hausse constante.

Il a appelé ses concitoyens à limiter les contacts. "Si vous êtes infectés, vous infecterez quelqu'un d'autre, qui infectera quelqu'un d'autre. Et à la fin, vous contaminerez quelqu'un de vulnérable", a-t-il souligné.

Le vice-président Mike Pence a quant à lui annoncé que le dernier bilan journalier avait atteint un niveau très élevé, dépassant les 40.000 cas.

Le Texas, un des premiers Etats américains à avoir rouvert son économie, a ainsi suspendu le processus et ordonné vendredi la fermeture des bars. Et la Floride, Etat connu pour l'intensité de sa vie nocturne, a interdit la vente d'alcool dans les bars.

La contagion progresse dans 30 des 50 Etats américains, notamment dans les plus grands et les plus peuplés du sud et de l'ouest: la Californie, le Texas et la Floride.

En Floride, les jeunes touchés

En Floride, le nombre d'infections a explosé en juin après la fin du confinement. Et la maladie touche surtout les jeunes: l'âge moyen des personnes infectées est de 33 ans, contre 65 il y a deux mois.

"J'ai 25 ans, je ne pense pas que j'ai besoin de m'inquiéter. J'ai déjà vécu des trucs plus compliqués. Je viens du Bronx, tu vois ce que je veux dire. Si j'ai survécu à ça, je peux survivre à tout", fanfaronne Mike Oliveira en buvant une vodka à minuit face à la mer.

"Les gens ne comprennent pas le sens d'exponentiel, cela signifie que si on part de 7.000 cas aujourd'hui au Texas, on pourrait en avoir 14.000 dans quatre jours. On est très en retard", observe Barry Bloom, professeur de santé publique à Harvard.

Au total, la pandémie a fait au moins 490.771 morts dans le monde, depuis que la Chine a annoncé les premiers cas en décembre 2019, selon un bilan de l'AFP vendredi soir. La barre des dix millions de cas devrait être franchie la semaine prochaine, selon l'OMS.

L'Inde a dépassé 500.000 cas, selon le dernier comptage samedi. Selon les épidémiologistes, c'est courant juillet que ce pays devrait enregistrer son millionième cas.

30 milliards pour la recherche

Pour mettre au point les tests, vaccins et traitements, l'OMS a évalué vendredi à plus de 30 milliards de dollars les fonds nécessaires, à la veille d'une conférence des donateurs. A ce jour, 3,4 milliards de dollars ont été promis.

Samedi se tiendra aussi un grand concert virtuel: des mégastars comme Shakira, Coldplay, Usher ou Justin Bieber se mobiliseront pour soutenir la collecte de dons dans la recherche médicale contre le Covid-19.

Après les Etats-Unis (124.732 décès pour plus de 2,3 millions de cas), c'est le Brésil qui a subi le plus de décès (55.961). Le président Jair Bolsonaro continue d'y alimenter la polémique, ayant fait appel d'une décision d'un juge qui le contraint à porter un masque en public.

En Argentine, le président Alberto Fernandez a annoncé vendredi un durcissement des mesures de confinement à Buenos Aires et dans sa périphérie du 1er au 17 juillet, face à l'augmentation des cas. A l'inverse, le Pérou, deuxième pays le plus touché d'Amérique latine, va déconfiner mardi sa capitale Lima, où l'épidémie ralentit.

Réouverture de l'UE

En Europe, les habitants sont tentés de tourner la page.

Les pays européens doivent se prononcer sur une proposition de liste d'une quinzaine d'Etats dont les voyageurs seront admis dans l'Union au 1er juillet, qui exclut les Etats-Unis et qui inclut la Chine sous condition. Cette liste a été élaborée lors d'une réunion des ambassadeurs des pays de l'UE et de l'espace Schengen vendredi soir.

L'OMS s'inquiète d'une accélération de la contamination dans onze pays d'Europe. L'Ukraine a notamment enregistré 1.109 cas vendredi, un record, les contagions s'accélérant depuis la levée des restrictions le 11 mai. Une "vague grave" selon les autorités qui préparent de nouveaux hôpitaux.

Au Royaume-Uni, le gouvernement a appelé les Britanniques à la prudence, menaçant de fermer les plages où des milliers de personnes se sont rassemblées ces derniers jours alors qu'une vague de chaleur traverse l'Europe.

A Rome, le gouvernement a annoncé que la rentrée scolaire aurait lieu le 14 septembre, avec "une sécurité maximale".

La pandémie étant là pour durer, la phase finale de Coupe Davis de tennis, prévue en novembre, est reportée à novembre 2021.​