Un groupe de travail mis en place le week-end dernier par le gouvernement fédéral pour remédier à la pénurie d'équipements de protection et de dispositifs médicaux sur le marché belge envisage de confisquer des stocks existants de masques buccaux dans les points de vente en gros et au détail, afin d'équiper le personnel des soins de santé.

Le groupe de travail envisage des solutions "out of the box" car les procédures normales via des marchés publics sont souvent trop longues pour le moment, selon un communiqué de la ministre de la Santé Maggie De Block.

Parmi les pistes explorées figurent des achats et confiscations immédiats et massifs des stocks existants de masques buccaux (médicaux et industriels) dans les points de vente en gros et au détail, l'interdiction immédiate de la vente de masques buccaux sans prescription médicale, l'exploration massive et étendue de l'achat de masques à l'étranger (par exemple en Chine) ainsi qu'un lobbying important au sein de l'Union européenne (UE) pour lever les restrictions à l'exportation des fabricants concernés dans les États membres.

La task force doit inventorier les problèmes et formuler des mesures de protection urgentes en priorité pour les masques buccaux, les équipements de protection individuelle (blouses et lunettes), les tests de diagnostic (non IgG/IgM) et les gels à base d'alcool pour les mains pour les prestataires de soins.

La Belgique doit recevoir au cours de la semaine un demi-million de masques de protection ainsi que 30.000 kits de tests afin de lutter contre le Covid-19, avait annoncé à la mi-journée Mme De Block. Les premiers 300.000 masques sont arrivés à Liège dans l'après-midi, tandis que la deuxième partie du don suivra dans le courant de la semaine. Le matériel est offert par la Fondation Alibaba et la Fondation Jack Ma.