Une certaine dose de flexibilité est recommandée dans l'approche de cette hiérarchie, insiste le CSS dans un communiqué diffusé vendredi. "Les niveaux de priorités et les exemples de pathologies ne doivent pas être considérés comme des recommandations strictes et figées dans le temps. Ces dernières évolueront en fonction des données disponibles et des différents types de vaccins que la Belgique possède ou va recevoir."

La phase 1A a démarré fin décembre en Belgique et est toujours en cours. Elle concerne les résidents et le personnel des maisons de repos, les résidents et le personnel des institutions collectives de soin (handicap, santé mentale...), incluant les volontaires, le personnel hospitalier, et le personnel d'aide et de soins de santé de 1ère ligne (médecins généralistes, infirmiers, pharmaciens, aides-soignants, kinés, dentistes...).

La phase 1B doit débuter en mars et concernera environ 1 million de personnes en Wallonie. Elle regroupe les personnes de plus de 65 ans, celles souffrant de maladies chroniques ou à risque élevé au niveau santé, et les personnes exerçant une fonction sociale et/ou économique essentielle.

Au sein de cette phase, les patients âgés de 45 à 64 ans, atteints de maladies chroniques (pulmonaires, cardiovasculaires, neurologiques), les diabétiques de type 1 et 2, et les personnes atteintes d'un cancer, bénéficient d'un "niveau de priorité très élevé", selon le CSS. Même niveau de priorité pour les personnes souffrant d'obésité (45 à 64 ans), les patients immunodéprimés (18-64 ans), les patients sur liste d'attente et receveurs de transplantation ou atteints du syndrome de Down.

Viennent ensuite les personnes souffrant d'hypertension et tous les patients entre 18 et 64 ans atteints du sida, ou avec une maladie rare.

Seront appelées par après les personnes âgées de 44 à 65 ans sans comorbidité, avant celles souffrant des affections citées plus haut, mais plus jeunes (18-44 ans).

Entreront également en ligne de compte dans cette phase 1B, avec une "priorité éthique", les personnes atteintes de troubles mentaux sévères, de déficience intellectuelle grave et les populations vulnérables avec un accès limité aux soins de santé. Le Conseil reste d'avis que les priorités de type éthique devraient commencer avant la vaccination des fonctions dites essentielles.

Dans cette campagne de vaccination, le CSS rappelle qu'il "vaut mieux vacciner en priorité un patient qui ne correspond pas aux critères de priorité proposés plutôt que d'omettre un patient prioritaire".