Le Centre national de crise a tenu ce mercredi 18 mars sa traditionnelle conférence de presse. Les experts sont longuement revenus sur les mesures de confinement annoncées ce mardi par la Première ministre, Sophie Wilmès. Entrant en vigueur à midi, ces nouvelles dispositions font suite aux projections et aux avis de spécialistes. Elles ont surtout été adoptées pour éviter la saturation du milieu hospitalier. Retour en trois points sur l'évolution de l'épidémie de coronavirus dans notre pays et l'impact à attendre de ces mesures.

Quelles sont les projections en terme d'hospitalisations après l'adoption de telles mesures ?

Les annonces de la Première ministre n'auront évidemment pas un effet immédiat. "Nous attendons à ce que le nombre d'hospitalisations commence à augmenter dans les prochains jours", a estimé Emmanuel André. "Nous espérons que ce week-end ou dès le début de la semaine prochaine, on puisse constater les premiers effets du confinement".

Comment expliquer que le taux de mortalité en Europe soit plus important qu'en Chine ?

"La population en Europe est plus âgée que dans le reste du monde, donc le groupe de personnes le plus à risque est plus important en Europe, a estimé un des experts présents. Le pourcentage de morts est également dépendant du nombre de test effectués, or tout le monde n'est pas testé. En Belgique, le pourcentage de morts reste très faible par rapport aux autres pays".

Y a-t-il déjà des hôpitaux qui sont pleins ?

"Nous suivons la situation de façon attentive, a décrété le Centre national de crise. "Le nombre de personnes hospitalisées augmente, mais nous sommes bien en dessous du chiffre total de patients que peut supporter notre milieu hospitalier. C'est pour anticiper justement et éviter que nos soins de santé se retrouvent saturés que nous avons pris ces mesures".

© AFP