La pandémie a fait plus de 2,28 millions de morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles, vendredi en milieu de journée. Les Etats-Unis sont le pays comptant le plus de morts (459.030 décès recensés), devant le Brésil (230.034), le Mexique (162.922), l'Inde (154.823) et le Royaume-Uni (110.250).

Le nombre des victimes est globalement sous-évalué. Il se fonde sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé mais exclut les révisions réalisées a posteriori par des organismes statistiques comme cela a été le cas en Russie, en Espagne et au Royaume-Uni.

Plus de 120 millions de doses de vaccins antiCovid ont été administrées dans au moins 82 pays ou territoires, selon un comptage réalisé par l'AFP à partir de sources officielles vendredi à 16H00 GMT.

EUROPE

L'Italie veut approuver les traitements par anticorps monoclonaux en cas d'urgence

L'Italie va accélérer le processus d'approbation de traitements par anticorps "monoclonaux" pour soigner certains patients covid, a indiqué le ministre de la Santé Roberto Speranza, samedi. Il s'agit d'anticorps de synthèse du même type que ceux injectés à Donald Trump.

"Avec les vaccins, nous avons une chance supplémentaire de combattre le Covid-19", a écrit le ministre sur Facebook.

L'agence italienne des médicaments a indiqué que la situation d'urgence signifiait que ces traitements pouvaient être proposés aux patients de plus de 12 ans malgré le manque de données et "l'incertitude quant au bénéfice de ces médicaments".

Le traitement pourrait être proposé aux patients atteints d'une forme modérée du Covid-19, mais dont la condition risque d'empirer.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé début février qu'elle avait commencé à tester le médicament REGN-COV2 (Regeneron) pour son utilisation contre le Covid-19, bien que certains spécialistes aient atténué les espoirs d'un traitement miracle.

L'Italie a été très durement touchée par la pandémie de coronavirus, déplorant plus de 90.000 décès jusqu'à présent.

Le Danemark et la Suède réclament un test négatif à l'arrivée des voyageurs

Les voyageurs arrivant au Danemark ou en Suède devront se soumettre à un test avant d'être autorisés à entrer dans le pays, ont annoncé samedi les gouvernements danois et suédois, qui espèrent ainsi lutter contre la propagation de nouveaux variants du coronavirus.

Au Danemark, ce test doit être effectué 24 heures après l'arrivée. Les voyageurs étrangers ne vivant pas dans le pays peuvent être invités à présenter un test négatif à la frontière.

Les voyageurs entrants, qu'ils soient étrangers ou danois, devront se mettre en quarantaine pendant 10 jours. Ce délai pourra néanmoins être réduit en cas de résultat de test négatif, effectué au plus tôt le quatrième jour suivant l'arrivée.

Les voyageurs qui ne se conforment pas aux règles risquent une amende de 3.500 couronnes danoises (470 euros). Il existe cependant des exceptions pour certains citoyens et travailleurs.

Près de 200.000 personnes ont été infectées par le coronavirus au Danemark et 2.200 personnes y ont perdu la vie des suites de leur infection.

Les voyageurs arrivant en Suède devront, jusqu'au 31 mars au moins, présenter un test négatif effectué moins de 48 heures auparavant. Si un test hebdomadaire leur est recommandé, la mesure ne s'applique toutefois pas aux employés du secteur des transports ni aux personnes travaillant de l'autre côté de la frontière.

Les citoyens suédois sont invités à se faire tester un jour avant leur arrivée ou le jour même. Ils devront ensuite se mettre en quarantaine pendant sept jours, période durant laquelle ils se soumettront à un deuxième test.

La Suède a enregistré un total de 588.000 cas d'infection et 12.115 décès liés au coronavirus depuis le début de la pandémie.

La Roumanie prévoit de produire des vaccins anti-Covid

La Roumanie souhaite produire au moins un des vaccins anti-Covid approuvés par l'Union européenne, a annoncé samedi le Premier ministre roumain Florin Citu, cité par l'agence de presse Mediafax.

M. Citu a indiqué samedi que le gouvernement roumain avait répondu favorablement à la demande de la Commission européenne et que les formalités étaient en cours d'accomplissement.

Il est possible que la production des vaccins ait lieu à l'institut de recherche Catacuzino, dans la capitale Bucarest, qui relève de la Défense. Le calendrier de production ou le type de vaccin n'ont pas encore été annoncés.

AstraZeneca aux moins de 55 ans dans plusieurs pays européens

Le ministère espagnol de la Santé a annoncé vendredi qu'il limiterait l'usage du vaccin AstraZeneca/Oxford aux moins de 55 ans.

La Grèce, la France, l'Allemagne, la Belgique, le Danemark, la Suède et d'autres pays ont fixé des limites d'âge pour ce vaccin, en raison du manque d'évaluation des risques chez les populations les plus âgées.

Le vaccin développé par l'université d'Oxford et le groupe AstraZeneca conserve une "efficacité similaire" contre le variant très contagieux apparu dans le sud de l'Angleterre et retrouvé depuis dans plusieurs dizaines de pays, ont indiqué les chercheurs chargés du projet.

Soutien à la stratégie européenne

Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel ont exprimé vendredi leur soutien à la stratégie d'approvisionnement en vaccins menée par la Commission européenne, malgré les critiques et retards.

L'OMS appelle à accélérer en Europe

L'Europe doit "s'unir" pour accélérer sa campagne de vaccination avec l'appui de tous les laboratoires, a déclaré le directeur de l'OMS en Europe. Il s'est par ailleurs dit "inquiet" du risque posé par les variants pour l'efficacité des vaccins.

Spoutnik V, "une bonne nouvelle"

Le vaccin russe est "une bonne nouvelle pour l'humanité", a déclaré le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell, qui a dit "espérer que l'Agence européenne des médicaments pourra (le) certifier". Son homologue russe Sergueï Lavrov a souligné vouloir coopérer dans ce domaine avec ses rivaux occidentaux.

AMERIQUE

Biden: agir "vite"

Le président américain Joe Biden a promis d'agir "vite" face aux difficultés économiques des Américains liées à la pandémie, martelant sa volonté de faire passer son plan de sauvetage même sans l'appui des républicains.

Le Canada justifie son recours au Covax

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a défendu vendredi le recours du Canada à au dispositif onusien Covax visant à aider les pays pauvres à vacciner leurs populations contre le Covid, alors qu'il est le seul membre du G7 à le faire.

Le Chili vaccine plus de 550.000 personnes contre le Covid en trois jours

Le Chili avait vacciné samedi 556.000 personnes au total, trois jours après le lancement de sa campagne de vaccination de masse à destination des personnes âgées, a annoncé le ministère de la Santé.

Le gouvernement et les municipalités avaient mis à disposition dès mercredi des stades, des places, des centres sportifs ainsi que leurs propres centres de soins dans tout le pays pour atteindre l'objectif de vacciner 5 millions de personnes d'ici fin mars et 15 millions en juillet, sur les 18 millions d'habitants du pays.

Le Chili avait commencé à vacciner le personnel soignant en décembre après avoir reçu un premier arrivage de 154.000 doses du vaccin de Pfizer/BioNTech.

La campagne de vaccination, gratuite, a rencontré dès mercredi une adhésion massive des personnes âgées de plus de 80 ans, premières à avoir été convoquées pour cette première semaine.

La seule journée de vendredi a vu 112.619 personnes de plus de 85 ans recevoir une injection, a indiqué le ministre de la Santé, Enrique Paris. "Ils ont fait l'effort de sortir de chez eux, avec joie et une énorme conviction que (le vaccin) ouvre une lueur d'espoir pour leur avenir."

Le Chili a commencé à injecter cette semaine les premières doses du vaccin CoronaVac, du laboratoire chinois Sinovac, dont il doit recevoir 10 millions de doses.

ASIE

Pékin approuve un deuxième vaccin anti-Covid fabriqué en Chine

L'autorité chinoise de régulation des médicaments a donné son accord "conditionnel" pour un deuxième vaccin contre le Covid-19, le CoronaVac de Sinovac, a annoncé samedi le laboratoire pharmaceutique chinois.

Le vaccin a déjà été utilisé pour vacciner certaines populations "à risque", mais cette autorisation permet de l'utiliser pour le grand public.

Une autorisation conditionnelle permet de déployer des traitements d'urgence sur le marché, dans les cas où les essais cliniques doivent encore être poursuivis mais indiquent déjà que ces traitements fonctionneront.

Cette autorisation intervient après plusieurs essais du vaccin, en Chine et dans des pays comme le Brésil et la Turquie, même si "les résultats en termes d'efficacité et de sécurité doivent être encore confirmés", a indiqué Sinovac dans un communiqué.

La Chine n'avait jusque là formellement approuvé qu'un seul de ses vaccins fin décembre, mis au point par le laboratoire Sinopharm.

Selon Sinovac, les tests à grande échelle au Brésil ont montré un taux d'efficacité globale du vaccin d'environ 50% pour empêcher l'infection, et de 80% pour éviter les cas nécessitant une intervention médicale.

MOYEN-ORIENT

Déconfinement progressif en Israël

Le confinement en vigueur depuis plus d'un mois en Israël sera progressivement levé à partir de dimanche, mais les vols internationaux restent suspendus jusqu'au 20 février, a indiqué le gouvernement.