Quand pourrons-nous retrouver une "vie normale" ? C'est la question que tout le monde se pose actuellement, alors que la Belgique comme plusieurs autres pays européens sont plongés dans un second confinement. Restaurants, bars, coiffeurs... ont dû fermer leurs portes, fin octobre, pour une durée indéterminée. Et si certains voyaient dans l'arrivée du vaccin une porte de sortie de cette crise qui se prolonge, le président du Conseil scientifique français, Jean-François Delfraissy, a quelque peu douché leurs espoirs. " L'arrivée du vaccin n'aura pas d'impact sur le premier trimestre 2021 et très peu sur le deuxième", a-t-il estimé dans une interview au Parisien. Ce début d'année ne sera pas différent de 2020."

Appelant les Français à faire un "dernier effort", l'immunologue a jugé qu'il ne sera pas possible avant un certain temps de retrouver une série de comportements, considérés autrefois comme normaux. "Il faut rester extrêmement prudents encore 3 à 6 mois", a-t-il ajouté, insistant sur le risque "non-négligeable" de troisième vague en janvier. 

Fêter Noël, mais pas Nouvel an

Malgré tout, Jean-François Delfraissy voit de la lumière au bout du tunnel, espérant que les premiers effets de la vaccination puissent être observés dès l'été 2021. Mais, en attendant, il a mis en garde contre des fêtes de fin d'année qui pourraient être dévastatrices. C'est pourquoi il a recommandé aux Français de fêter Noël avec parcimonie, suggérant de couper la famille en deux et de dresser un buffet apéritif. Il a également jugé qu'il était plus raisonnable de ne pas célébrer la Nouvelle année, pour minimiser les risques de propagation du virus dans différentes bulles.

Enfin, il est revenu sur la note controversée émise par le Conseil scientifique à l'égard des précautions à prendre avant Noël. Comme l'a expliqué le Premier ministre Jean Castex, il a été suggéré par les experts que les enfants n'aillent pas à l'école jeudi et vendredi, pour limiter les risques de contamination à Noël. Un avis qui a suscité la polémique outre-Quiévrain, que ce soit dans les familles ou dans le corps enseignant. "Cette note n'est pas une consigne mais un accompagnement des Français qui n’en peuvent plus des contraintes et qui ont envie, comme vous et moi, de fêter Noël sans voir repartir l’épidémie, a conclu M. Delfraissy. Il n’y a aucun changement de doctrine, cela ne préfigure en rien une fermeture des classes à la rentrée."