AUX PAYS-BAS

Les voyageurs qui souhaitent se rendre aux Pays-Bas depuis une zone à risque pour le Covid-19 devront à partir de mardi présenter un test négatif au virus réalisé au plus tard lors des 72 dernières heures. L'obligation était déjà en place pour les voyageurs en provenance du Royaume-Uni et d'Afrique du Sud, en raison de la nouvelle variante du virus qui y avait été détectée, mais elle va désormais être étendue au reste du monde.

Les compagnies aériennes et les autres sociétés de transport devront contrôler la déclaration relative au test négatif avant d'autoriser l'embarquement.

Les Pays-Bas ont constaté une baisse des cas d'infections au coronavirus la semaine passée en comparaison avec la semaine précédente, ce qui est un premier recul depuis longtemps.

Plus de 770.000 personnes ont été infectées dans le pays et 11.000 malades ont perdu la vie en raison du Covid-19.

EN ESPAGNE

L'Espagne a reçu mardi plus de 350.000 doses du vaccin Pfizer/BioNTech contre le Covid-19, au lendemain d'un incident logistique en Belgique qui avait empêché cette livraison lundi à la première heure, a annoncé le gouvernement espagnol.

Les vaccins sont arrivés à bord de cinq avions dans cinq villes du pays, les vaccins étant ensuite acheminés vers les différentes régions "afin que la campagne de vaccination massive commence en Espagne", selon un communiqué du gouvernement.

L'armée a assuré le transport des doses vers les deux archipels des Canaries et des Baléares, et vers les deux enclaves de Ceuta et Melilla, situées sur la côte marocaine.

L'Espagne, qui a recensé plus de 50.000 morts depuis le début de la pandémie, selon le dernier bilan officiel publié lundi soir, a reçu les premières doses de ce vaccin samedi et a démarré la campagne de vaccination le lendemain, à l'instar de la majorité des pays de l'Union européenne.

Elle devait recevoir lundi matin une première grosse cargaison de vaccins, mais la livraison avait dû être retardée de 24 heures -- comme pour sept autres pays européens non précisés -- à cause d'un "problème logistique mineur". Pfizer distribue le vaccin dans toute l'Europe depuis son usine de Puurs, en Belgique.

Le calendrier pour ces trois prochains mois prévoit une livraison hebdomadaire à l'Espagne de 350.000 doses de ce vaccin Pfizer/BioNTech, le premier approuvé par l'Union européenne, auquel s'ajouteront six autres vaccins lorsqu'ils auront reçu le feu vert de l'Agence européenne des médicaments.

Le ministre espagnol de la Santé, Salvador Illa, a indiqué mardi lors d'une interview à la télévision espagnole que si tout se déroulait comme prévu, "autour de 70%" de la population pourraient avoir été vaccinés à l'été prochain.

Cette estimation est nettement supérieure aux prévisions officielles du gouvernement, dont l'objectif est que 15 à 20 millions des 47 millions d'Espagnols soient vaccinés d'ici à mai ou juin.

EN ALLEMAGNE

La nouvelle souche du coronavirus détectée au Royaume-Uni était déjà présente dans le nord de l'Allemagne dès le mois de novembre où elle a été identifiée chez un patient, ont indiqué les autorités sanitaires allemandes mardi. Des scientifiques ont "pu séquencer la variante du virus B1.1.7, chez une personne infectée en novembre cette année", a affirmé le ministère de la Santé de Basse-Saxe (nord), dans un communiqué, transmis à l'AFP.

Cette variante est "responsable d'une grande partie des infections détectées dans le sud de l'Angleterre", a-t-il précisé. Le patient contaminé fin novembre, "très âgé" et souffrant de pathologies antérieures, est "entretemps décédé", ajoute le communiqué sans spécifier la cause du décès. L'épouse de cet homme, qui a contracté la même souche du coronavirus, est guérie.

Leur fille avait séjourné au Royaume-Uni "mi-novembre", et se serait "selon toute vraisemblance" infectée sur place, affirment les autorités.

Les équipes de la Haute école de médecine de Hannovre (nord) ont pu identifier la souche après un "séquençage" de génome. Ces résultats ont été confirmés par l'équipe berlinoise du virologue Christian Drosten, de l'hôpital de la Charité, référence sur le Covid-19 en Allemagne.

Jusqu'ici, l'Allemagne n'avait fait état que d'un cas avéré de la nouvelle mutation du coronavirus, chez une femme arrivée par avion de Londres jeudi dernier.

Cette mutation est considérée comme plus contagieuse par les autorités britanniques, qui ont tiré la sonnette d'alarme la semaine dernière.

L'apparition de la nouvelle souche en Angleterre a conduit la plupart des États européens à fermer leurs frontières avec le pays la semaine dernière.

La mutation a depuis été retrouvée dans plusieurs pays, comme le Portugal, la France, ou encore la Jordanie et la Corée du Sud, et, plus récemment, l'Inde et le Pakistan. L'Allemagne a prolongé jusqu'au 6 janvier la suspension des liaisons terrestres, maritimes et aériennes avec la Grande-Bretagne.

EN ANGLETERRE

Le nombre de malades du nouveau coronavirus hospitalisés en Angleterre a dépassé le pic de la première vague et le nombre de contaminations a atteint un nouveau record, plongeant les soignants "au cœur de la tempête", selon un responsable des services de santé. Lundi matin, 20.426 personnes étaient hospitalisées en Angleterre, touchées par cette maladie,contre 18.974 lors du pic de la première vague, le 12 avril.

Le nombre de personnes contaminées comptabilisées en une seule journée au Royaume-Uni a lui atteint 41.385, dépassant le seuil des 40.000 pour la première fois, selon les chiffres officiels. Au total, plus de 2,3 millions de personnes ont été testées positives au Royaume-Uni, dont plus de 71.000 sont mortes.


"Beaucoup d'entre nous ont perdu des membres de leur famille, des amis, des collègues et - à un moment de l'année où nous serions normalement en train de faire la fête - beaucoup de gens se sentent naturellement angoissés, frustrés et fatigués", a déclaré le directeur général du NHS England, Simon Stevens, dans une vidéo postée sur Twitter.

"Et nous revoici au cœur de la tempête avec une deuxième vague de coronavirus balayant l'Europe et ce pays", a-t-il ajouté.

Les services hospitaliers sont "très très chargés", a témoigné mardi Matthew Kershaw, responsable d'un hôpital à Croydon, au sud de Londres, évoquant sur la BBC un "moment difficile".

Le gouvernement britannique compte sur les vaccins pour se sortir de la crise.

L'Autorité de réglementation sanitaire des médicaments (MHRA) doit donner dans les jours qui viennent son avis sur le vaccin mis au point par le laboratoire britannique AstraZeneca et l'université d'Oxford, après avoir autorisé celui de Pfizer/BioNTech qui a été inoculé à plus de 600.000 personnes depuis le 8 décembre.

Simon Stevens a estimé "qu'à la fin du printemps", toutes les personnes vulnérables du pays auront été vaccinées. "Cela constitue peut-être la plus grande lueur d'espoir pour l'année à venir", a-t-il souligné.

AU BELARUS

Le Bélarus a annoncé mardi le lancement de sa campagne de vaccination contre le nouveau coronavirus avec l'arrivée dans le pays du premier lot de vaccins russes Spoutnik V.

"Le premier lot de vaccin est arrivé aujourd'hui au Bélarus", a indiqué dans un communiqué le ministère de la Santé de cette ex-république soviétique, annonçant "le début de la vaccination de la population bélarusse".

"Les premiers à être vaccinés seront les travailleurs médicaux, les enseignants et les spécialistes qui, en raison des particularités de leur profession, doivent souvent être en contact avec des gens", a précisé le ministre de la Santé Dmitri Pinevitch, ajoutant que la vaccination "se fera sur la base du volontariat".

Les autorités russes et bélarusses n'ont pas précisé combien de doses avaient été envoyées.

Le Bélarus a été le premier pays étranger à homologuer la vaccin russe Spoutnik V sur son territoire, en décembre. Des essais cliniques y ont été menés à partir du 1er octobre.

"Aujourd'hui, le Bélarus est également devenu le premier pays après la Russie à commencer la vaccination de sa population avec le Spoutnik V", a indiqué dans un communiqué Kirill Dmitriev, le directeur du Fonds russe d'investissements directs (RDIF), impliqué dans le financement du vaccin.

Baptisé "Spoutnik V" en hommage au premier satellite lancé par l'URSS en 1957, le vaccin russe avait été accueilli avec scepticisme à l'international face à une annonce jugée prématurée, dès août, avant même le début des essais cliniques de masse (phase 3) et la publication de résultats scientifiques.

Des lots de Spoutnik V ont néanmoins été envoyés ces derniers jours en Argentine et en Hongrie et Moscou espère disposer d'ici l'année prochaine de "millions de doses".

La Russie a commencé début décembre la vaccination de sa population avec les travailleurs à risques et les professions jugées "prioritaires". La vaccination des plus de 60 ans commence mardi.

EN CHINE

La Chine a enregistré 27 nouveaux cas de coronavirus mardi dont 12 considérés comme importés et 15 transmis localement, selon les autorités sanitaires de la République populaire. Huit des nouveaux cas domestiques ont été recensés dans le nord est du pays, dans la province de Liaoning, et sept à Pékin. La capitale est passée en mode "urgence" pour répondre aux nouvelles contaminations, avec certaines municipalités de la ville confinées.

La semaine passée, la ville de 21 millions d'habitants n'avait pas enregistré de nouveau cas de coronavirus en 152 jours.

Bien que les chiffres restent faibles, ils représentent une menace significative pour la stratégie d'endiguement du virus, en particulier à l'approche du Nouvel An lunaire en février. La période donne lieu à des déplacements conséquents au sein du pays lorsque les employés de villes rendent visite à leur famille ailleurs dans le pays.

EN INDE

Des premiers cas de la nouvelle variante du coronavirus apparue en Grande-Bretagne sont recensés en Inde, a indiqué mardi le ministère indien de la Santé.

Selon le ministère, les six patients concernés reviennent tous récemment de Grande-Bretagne. Trois cas ont été détectés à Bangalore (sud), deux à Hyderabad (centre) et un à Pune (ouest). Tous les patients ont été isolés par les autorités locales.


Cette nouvelle variante pourrait être beaucoup plus contagieuse que la précédente forme de coronavirus. Elle survient en Inde alors que le pays observait une baisse du nombre d'infections après un pic atteint en septembre.

L'Inde a enregistré ces 24 dernières heures 16.432 nouveaux cas, le plus faible total depuis le 25 juin. Selon les données de l'université américaine Johns Hopkins, le pays est le deuxième au monde derrière les Etats-Unis en nombre de cas avec 10.224.303 patients.

EN IRAN

L'Iran a testé pour la première fois mardi son vaccin contre le coronavirus, développé sur ses terres, le Coviran Barekat. Selon la télévision publique, trois personnes ont reçu le vaccin en présence du ministre de la Santé. Cinquante-six personnes supplémentaires devraient le recevoir dans cette première phase test dont les résultats sont attendus dans moins d'un mois.

Le président Hassan Rohani a indiqué que l'Iran importerait des vaccins et en produirait également sur son territoire. En raison des sanctions américaines, l'Iran n'a pas accès au système bancaire mondial, ce qui entraîne des difficultés de paiement et par conséquent de commandes de vaccins. La banque centrale iranienne a cependant déjà débloqué 245 millions de dollars pour faire venir des vaccins de l'étranger.

Le nombre de cas confirmés de Covid-19 a diminué en Iran ces dernières semaines en raison d'un confinement strict. Le nombre d'infections quotidiennes stagne à 6.000, pour 120 décès chaque jour.

Depuis le début de la pandémie, l'Iran a recensé plus de 54.000 décès liés au coronavirus et 1,2 million d'infections. Une campagne massive de vaccination des 83 millions d'habitants doit débuter en mars.

A ISRAËL

Le nombre d'infections au coronavirus était à son plus haut depuis trois mois en Israël avec 5.449 nouveaux cas ces 24 dernières heures. La campagne de vaccination suit son cours dans le pays qui a entamé il y a deux jours un troisième confinement partiel.

Le confinement a été décrété dimanche pour une période de deux semaines, mais il pourrait être prolongé de quelques semaines supplémentaires.

Une campagne massive de vaccination a également débuté. Selon le ministère de la Santé, un demi-million d'Israéliens ont déjà reçu le vaccin ces 10 derniers jours, dont 115.000 pour la seule journée de lundi. Les autorités espèrent vacciner les groupes à risque le plus rapidement possible dans l'optique de rouvrir l'économie.

Selon le site internet de l'université d'Oxford, Our World, Israël, qui compte neuf millions d'habitants, est le leader mondial du nombre de personnes vaccinées par 100 habitants, devant le Bahrein et la Grande-Bretagne.

A partir de mi-janvier, les citoyens qui auront reçu deux doses du vaccin obtiendront un passeport vert qui leur octroiera certaines libertés, comme une exemption de l'obligation de quarantaine quand ils reviennent de l'étranger.

AUX PHILIPPINES

Les Philippines ont imposé une interdiction d'entrée temporaire sur son territoire à l'égard de 20 pays où une nouvelle souche de coronavirus a été observée, a indiqué le gouvernement mardi.

L'interdiction valait dans un premier temps uniquement pour la Grande-Bretagne mais a été élargie à 19 autres pays et sera effective jusqu'au 15 janvier, a précisé un porte-parole du gouvernement.

Les autres pays concernés par cette mesure sont l'Afrique du Sud, la Suisse, l'Italie, le Danemark, Israël, Hong Kong, l'Espagne, l'Irlande, les Pays-Bas, Singapour, le Liban, le Japon, le Canada, l'Allemagne, la Suède, l'Australie, la France, l'Islande et la Corée du Sud. Le gouvernement pourrait imposer une interdiction similaire aux voyageurs provenant d'autres pays signalant la présence de la nouvelle souche de coronavirus.

Les Philippins revenant de l'un de ces pays seront autorisés à revenir chez eux mais devront respecter une quarantaine de deux semaines.

Le président Rodrigo Duterte a décrété un confinement allégé jusqu'au 31 janvier à Manille, la capitale, et dans huit autres régions du pays.

Les centres commerciaux, les restaurants, et d'autres commerces sont autorisés à ouvrir mais ne peuvent fonctionner à pleine capacité, tout comme les transports publics.

Le ministère de la Santé a rapporté mardi 886 nouvelles infections portant le total à 471.526 depuis le début de l'épidémie, le nombre de morts s'établissant à 9.162.

EN ARGENTINE

L'Argentine a commencé mardi sa campagne de vaccination contre le nouveau coronavirus avec le vaccin russe Spoutnik V, devenant le premier pays d'Amérique latine à l'utiliser.

La campagne se déroule de façon simultanée dans tout le pays, avec pour coeur de cible la vaccination volontaire du personnel de santé, dans un premier temps.

EN AMERIQUE LATINE

L'Amérique latine et les Caraïbes est la deuxième région dans le monde à déplorer un demi-million de morts du Covid-19, une dizaine de jours après l'Europe, selon un comptage réalisé par l'AFP à partir de bilans fournis par les autorités de santé mardi à 21H00 GMT.

Les 29 pays de la région totalisent au moins 500.818 décès (pour 15.320.568 cas déclarés), derrière l'Europe (559.334) et devant les Etats-Unis/Canada (352.478) et l'Asie (217.224). Le Brésil et le Mexique concentrent plus de la moitié des décès de la région, avec respectivement 192.681 et 122.855 morts.