En Europe, la France a activé le mécanisme de protection civile de l’UE. 

S’il faut en croire Zhong Nanshan, un des meilleurs spécialistes chinois des maladies respiratoires cité mardi par un média d’État, le pic de l’épidémie de pneumonie virale, qui sévit depuis décembre en Chine, pourrait se situer d’ici une semaine ou dix jours. Après quoi, le nombre de nouvelles contaminations devrait diminuer, alors que le bilan officiel faisait état, mardi, de 106 morts et plus de 4 500 personnes contaminées. Un chiffre largement sous-estimé, d’après des chercheurs qui, dans le South China Morning Post, un journal de qualité à Hong Kong, parlaient de 44 000 personnes potentiellement infectées. 
Pour autant, d’après le scientifique chinois Zhong Nanshan, l’épidémie ne devrait pas connaître “un développement à grande échelle” et “le taux de mortalité (de l’actuelle pneumonie) devrait continuer à baisser” grâce aux efforts du personnel médical et en dépit de l’absence pour le moment de tout vaccin. Rapatriements en Europe En Europe, la Commission va déployer deux avions pour rapatrier quelque 350 ressortissants, dont 250 Français. Mardi soir, la France avait fait appel au mécanisme de protection civile de l’UE pour organiser un rapatriement de ses citoyens.
Un premier avion devait partir ce mercredi avec des personnes ne présentant pas de symptômes et un deuxième, plus tard, avec des passagers possiblement contaminés. En Belgique, tous les médecins généralistes du pays ont reçu un courrier détaillant la procédure à suivre dans l’hypothèse où ils seraient confrontés à un patient suspecté d’être touché par le coronavirus, a indiqué mardi la ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open VLD) en commission Santé de la Chambre, rappelant que “le coronavirus était une pathologie respiratoire semblable à une grippe ordinaire”, alors que la Belgique s’attend à une prochaine épidémie de grippe.