Le pays, de loin le plus endeuillé au monde, avait annoncé fin février son premier décès lié au nouveau coronavirus. Il a enregistré depuis le début de la pandémie plus de 4,38 millions de cas d'infection, d'après les bilans en temps réel de l'université basée à Baltimore.

Avec 150.034 morts à 15h55 locales (19h55 GMT), soit l'équivalent de la ville de Savannah, en Géorgie, les Etats-Unis devancent largement le Brésil (88.539), le Royaume-Uni (45.878), le Mexique (44.876) et l'Italie (35.123).

La pandémie a fait au moins 660.787 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mercredi à 11h00 GMT.

Les Etats-Unis ont déploré mardi 1.592 décès supplémentaires liés au Covid-19 en 24 heures, un lourd bilan quotidien qui n'avait pas été atteint depuis deux mois et demi.

Après avoir connu une amélioration vers la fin du printemps, la première puissance mondiale voit depuis fin juin l'épidémie repartir à la hausse, notamment dans le sud et l'ouest du pays.

La Floride inquiète particulièrement. Elle a enregistré mercredi 216 nouveaux décès dus au nouveau coronavirus, un record dans cet Etat touristique confronté à la lenteur des tests de dépistage et à des insuffisances dans le suivi des contacts des personnes contaminées.

Au total, 451.423 personnes ont été officiellement infectées en Floride, sur une population de 21 millions.

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Au Japon, le nombre de nouvelles infections quotidiennes au nouveau coronavirus a dépassé la barre des 1.000 pour la première fois mercredi, avec 1.002 cas, alors que le pays fait face une nouvelle vague de l'épidémie, ont rapporté des médias locaux. Malgré la résurgence du virus, le gouvernement du Premier ministre Shinzo Abe poursuit sa campagne controversée de promotion des voyages, lancée la semaine dernière, afin de relancer le tourisme et les économies locales durement touchées par la pandémie.


Tourisme en berne

Globalement dans le monde, l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) a estimé mardi que la pandémie avait déjà coûté, de janvier à mai, 320 milliards de dollars au secteur du tourisme. Sur cette période, le nombre des touristes internationaux a fondu de 56% par rapport à 2019, soit 300 millions de visiteurs en moins. L'OMT table sur une chute de 60 à 80% du nombre de touristes internationaux pour 2020, avec des pertes de 910 à 1.200 milliards de dollars.

La Grèce comme l'Espagne, ou encore l'île portugaise de Madère où le masque est obligatoire dans la rue et les visiteurs dépistés, font partie des pays très touchés par l'effondrement du tourisme. L'Espagne a vu le nombre de nouveaux cas quotidiens plus que tripler depuis deux semaines, pour dépasser les 1.800. Après la France et le Royaume-Uni, l'Allemagne a déconseillé à ses ressortissants d'y voyager. Et la Grèce a annoncé de son côté qu'elle rendait à nouveau le masque obligatoire dans la quasi-totalité des lieux clos.

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Bidonvilles infectés

A Bombay, une étude commandée par la ville et publiée mardi, montre que plus de la moitié des habitants des bidonvilles de la ville de l'ouest de l'Inde, semblaient avoir eu le coronavirus et présentent des anticorps. L'Inde est déjà le troisième pays le plus touché au monde après les Etats-Unis et le Brésil, avec près de 1,5 million de cas. Les experts ont prévenu qu'à cause de la pénurie de tests, le chiffre réel pourrait être bien plus élevé. Bombay, dont quelque 40% de la population vit dans des bidonvilles, a recensé un peu plus de 110.000 contaminations et plus de 6.000 morts pour le moment.


Dans le monde, la maladie a déjà fait 654.477 morts, selon le dernier bilan établi par l'AFP mardi. Les Etats-Unis restent le pays le plus endeuillé avec plus de 149.000 décès, devant le Brésil (88.539). La Colombie a franchi la barre des 9.000 décès.

Vaccins: résultats prometteurs

Sur le front des essais pour la découverte d'un vaccin, la biotech américaine Moderna en partenariat avec les Instituts nationaux de santé (NIH) a annoncé des résultats prometteurs chez les singes.

Le sérum, l'un des deux vaccins occidentaux avec celui de l'université d'Oxford/AstraZeneca à avoir commencé des essais à grande échelle, a déclenché une réponse immunitaire "robuste" et empêché la réplication du virus dans les poumons et les nez des singes, selon des résultats publiés mardi. "C'est la première fois qu'un vaccin expérimental contre le Covid-19 testé sur des primates démontre sa capacité à produire un contrôle viral rapide dans les voies respiratoires supérieures", se sont félicités les NIH.